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 Et à l'horizon, le ciel noir...

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Elshalan
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MessageSujet: Et à l'horizon, le ciel noir...   Dim 12 Fév - 14:27

Bonjour à tous.

Bien que j'ai lu les indications avant de poster, je ne suis pas sûr d'être au bon endroit ( si ce n'est pas le cas, pardonnez-moi ).

Ceci est une petite histoire, un peu plus longue qu'une simple nouvelle. Elle sera plutôt tournée fantastique ( malgré un début très SF ), mais j'ai pas vraiment calculé où elle pouvait aller.
Bien sûr, j'invite tout ceux qui le souhaitent à participer ( c'est toujours beaucoup plus intéressant ^^ ).
Et n'hésitez pas à me dire si des choses ne conviennent pas ( je suis là pour apprendre )




Prologue


Le général Starker entra au pas de course dans la salle des opérations. L'intégralité des systèmes de contrôle avaient été activés, et il venait de passer près de deux heures dans les couloirs, à s'arrêter à chaque poste de sécurité. Et il était plus qu'en retard, désormais.
Heureusement, il remarqua que la plupart des homme politiques étaient essoufflés. Eux aussi avaient dû courir. Et les militaires semblaient agacés. Le général se rassura : il n'était pas le seul à avoir été ralenti par toute cette sécurité. Mais il n'en était que plus inquiet, car les sujets aptes à déclencher chez les hautes autorités militaires une telle crise de paranoïa se comptaient sur les doigts d'une main, et aucun n'était réjouissant. Il s'installa sur un siège de la grande table en bois installée à la hâte.

Un détail frappa l'officier : sur les murs, les écrans étaient parcourus de lignes de symboles rouges et verts, qui défilaient dans un ordre totalement aléatoire. Du cryptage. Et du cryptage d'un niveau de sécurité colossale. Il n'avait jamais vu ça.



Un petit homme, en costume sombre, cravate pourpre et lunettes en cul de bouteilles se leva pour prendre la parole.
-- Bonjour à tous. Je suis heureux que vous ayez tous pu vous libérer pour assister à cette réunion.
Quelques grognements lui répondirent. Ce genre de réunion prévalait sur n'importe quel autre rendez-vous, fut-ce avec le président lui-même. D'ailleurs, celui-ci apparut soudainement sur un écran. Lui aussi était convié.
Le petit homme reprit :
-- Comme vous l'avez sans doute remarqué, les mesures de sécurité ont été particulièrement renforcées. C'est pour une bonne raison : nous ne voulons pas que l'information que nous allons vous dévoiler soit révélée à qui que ce soit d'extérieur à cette réunion.


" Il y a quatre heures, un corps céleste inconnu d'une taille approximative de 4 kilomètres de long s'est écrasé dans le désert australien "
Il attrapa une tablette tactile posée sur la table, et fit apparaître un objet en forme de pomme de terre, photographié sur fond spatial. Un simple astéroïde, pensa Starker. Mais l'homme ne semblait pas de cet avis. Après avoir pris une grande inspiration, il lanca :
" Nous pensons que cet impact est la première preuve irréfutable de vie extra-terrestre dans l'univers".


Les murmures apparurent autour de la table comme une pluie d'été. Un instant silencieuse, l'assemblée se répandit en une véritable marée de chuchotements. Mais l'orateur ramena le calme en tapant discrètement sur la table.

-- Avez-vous une preuve quelconque que ce que vous nous montrez est autre chose qu'un gros caillou ? demanda un amiral de la Navy.
-- Evidemment, répondit l'autre. En fait, nous appareils ont mesuré que lorsque l'objet à franchi l'orbite de la lune, en dépit de toutes les lois de physique existantes, il a commencé à ... ralentir "

Cette fois-ci, ce ne furent plus de s murmures mais de véritables paroles à voix hautes qui fusèrent. Starker, lui, réfléchissait. Un objet de cette taille se crashant sur Terre sans provoquer un cataclysme majeur ne pouvait être naturel. Mais le fait qu'il soit sur Terre était autrement plus inquiétant.
Il sortit de sa médiation quand le petit homme tapa à nouveau sur la table. Derrière lui, le Président restait calme. Il était surement déjà au courant.

-- Le problème qui se pose à nous actuellement, bien plus grave que de simples questions métaphysiques, c'est que cet élément. Il est actuellement en train d'interagir avec son environnement
Une carte s'afficha : sur le désert de l'Australie, une tâche noire se discernait. Elle était déjà d'une taille respectable
-- Ceci est ce que l'on pourrait appeler une zone d'exclusion de vie. C'est une couverture nuageuse entièrement opaque, impénétrable par nos satellites. Les Australiens ont envoyé deux F-16, mais aucun d'eux n'est rentré. Des policiers au sol rapportent une brume sombre qui s’écoule des nuages noirs environ 4 kilomètres derrière le front marqué par nos satellites, qui semble assimiler tout ce qu'elle touche. Ils ont été incapables de passer à travers.
Messieurs, cette tache fait actuellement 120 000 km² et a débuté son expansion il y a 4heures. A ce rythme, et si rien ne se produit pour la retarder, elle aura recouvert la surface de notre planète dans environ 2 ans.

Starker avait des sueurs froides. Il avait compris ce que le petit homme à lunettes sous-entendait. Il comprenait tous ces dispositifs de sécurité.
Ils étaient désormais en guerre, face à un ennemi totalement inconnu. Ce que décrivait l'individu à la cravate pourpre était totalement inhumain, différent de tout ce qu'ils avaient pu connaitre. C'était étranger, au sens le plus extrême du terme.
Ils subissaient un processus d'invasion

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Ewok
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Dim 12 Fév - 15:43

[À supprimer] (Koulous) Oui tu peux, tu dois dire je crois que tu continues, pour que les autres ne postent pas et si tu dis rien je crois qu'on peut. Dites-moi si je me trompe !
Et j'aimerais vraiment écrire avec toi, mais je ne sais pas dans quel sens tu veux l'orienter.
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Elshalan
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Dim 12 Fév - 15:56

Je ne veux en aucun cas l’exclusivité ^^' je préfère largement la continuer avec d'autres personnes (:

Pour l'histoire, je pensais orienter ça vers une lutte entre ceux qui ont peut du ciel et le fuient, et ceux qui y voient le meilleur choix à faire ( c'est vraiment vague, hein, j'y ai absolument pas réfléchi ). Why not quelqu'un qui recherche un proche à travers l'exode ? ( j’émets des suppositions, si t'en as d'autres, je les attends avec plaisir (: ).

Le truc qui peut vraiment faire la différence, c'est l'idée de compte à rebours, et de région qui disparaissent ( fuites continuelles, zones menacées, etc )

Et ce serait un plaisir d'écrire avec toi (:




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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Dim 12 Fév - 19:10

Pendant ce temps là dans le desert australien.


En ce moment dans l’outback australien il fait chaud, très chaud. Même pour Pemulwuy qui en a pourtant l’habitude. Les rayons du soleil tapent sur la terre rouge et la terre rouge chauffe. Les pieds nus de Pemulwuy brulent et l’aborigène doit enfiler des chaussures troués et pleines de poussière. Les aboiements qui l’ont tirés de son sommeil continuent et en tendant l’oreille, Pemulwuy se rend compte qu’il n’y a pas que des aboiements. Il s’éloigne du seuil de sa petite maison en bois et s’avance dans l’air surchauffé. On est en été, en plein milieu de l’après-midi, et Pemulwuy peine à avancer. Il supporte de moins en moins la chaleur. Il se fait vieux. Ses chaussures laissent leurs empreintes dans le sable fumant et l’aborigène lève la tête et met ses mains en visière au dessus de ses yeux. Une dizaine de lapins courent sur le sable et arrivent vers lui. Ils passent autour de lui et un lapin passe entre ses jambes. Deux chats sauvages et un renard suivent. Ils avancent vite pour ne pas se bruler les pattes et disparaissent rapidement derrière sa maison. Pemulwuy est très étonné et son étonnement grandis lorsqu’un couple de kangourous passe à dix centimètre de lui en bondissant nerveusement. Il songe à prendre sa carabine qui est dans la cabane mais ne peut quitter des yeux la scène qui se déroule devant lui. Des dromadaires sortent du désert en blatérant. Partout des cochons, des dingos, des wombats qui semblent fuir quelque chose. Pemulwuy sait reconnaître les signes que donnent la nature et tous ces animaux au comportement étrange ne lui disent rien de bon.

Il s’éloigne de sa maison et marche parmi les plantes rachitiques, habituées à survivre dans un milieu si aride. Il va en direction d’un gros rocher ocre non loin. De la haut il y a une bonne vue des alentours. Il pourra peut être comprendre ce que les animaux fuient.

Après avoir failli se faire piétiner par une horde de kangourou, le voilà au pied du gros rocher rouge. Il l’escalade prudemment. La sueur coule sur la peau noire de son front, de sa nuque et de son dos. Arrivé en haut il se redresse lentement en faisant craquer ses vertèbres. Il regarde l’horizon et ouvre grand les yeux de stupeur. Le ciel est bleu au sud. Mais au nord, sur toute la ligne d’horizon il y a un gigantesque nuage noir. Noir comme il n’en avait jamais vu. Plus noir que sa peau. Un nuage terrifiant. Il part du sol et semble monter très haut dans le ciel. On dirait un champignon. Et le nuage semble bouger, s’avancer. Pemulwuy sent qu’il y a de l’électricité dans l’air, comme avant un orage. Et Pemulwuy a peur. Il redoute plus que tout les forces destructrices que peut libérer la nature. Mais ce nuage est t’il naturel ? Ce ne peut pas être une tempête de sable. C’est énorme. C’est surnaturel.

Les animaux continuent d’arriver et de s’en aller. Dans le ciel les oiseaux fuient eux aussi. Et l’horizon de brume opaque s’approche. Alors Pemulwuy descend de son rocher en tremblant. La terreur le submerge à présent et il court avec les animaux, dans les traces des animaux. Il faut fuir. Vite. Il faut fuir.


Bon c'est écrit en vitesse et y a surement plein de faute. Mais je tenais absolument à donner ce point de vue. On n'est pas obliger de reprendre ce personnage plus tard. j'espère que ça vous plait.
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Anaël
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Dim 12 Fév - 21:21

Yeah, ça me rappelle un peu le point de vue que je voulait me faire de l'histoire, pourquoi ne pas multiplier les points de vue pour cette nouvelle qui pourrait faire intervenir toutes les nations du monde ?

Concrètement, je propose une "action" qui se déroulera autours d'acteurs (:nooon ?:) comme le général et autres qui pourront lutter contre cette invasion, ou alors au contraire, comme l'a suggéré Elshalan, essayer de voir ce qu'il y a à l'intérieur ^^' (enfin, si c'est bien ce que tu voulais dire, hien ;-)
En parallèle, on pourra, à l'image de ce qu'à fait Pohore, développer des "victimes" et des témoins qui enrichissent l'histoire et permettent de poser l'action (mine de rien, ça sert).
-> hérétique, ce n'est pas est t'il mais EST-IL !!!!

Par poser j'entends faire une coupure, hein ^^

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Ewok
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Lun 13 Fév - 9:48

Je voulais faire l'intérieur de l'astéroïde Anaël^^, donc je m'y mets tout de suite ! (Koulous à l'écriture)

L'humanoïde entra dans la salle de commandement. Il était énervé aujourd'hui, plus que d'habitude. Mauvaise communication avec la base, ça le rendait nerveux. Après avoir traversé cette foutue barrière d'astéroïdes entre la géante gazeuse du système solaire et une planète rouge, sans vie, le module de com' avait brusquement cédé, laissant les passagers du Champex seuls dans ce coin de la galaxie. Puis il y avait cette planète, composée à 71% d'eau, et détenant une atmosphère. Le Champex, un vaisseau d'exploration de classe B avait tant bien que mal crevé cette atmosphère, qui ne semblait pas vouloir de lui. Lors de la percée, des secousses aussi puissantes que des séismes avaient ébranlé la carlingue, faisant deux blessés. Et voilà que les moteurs recrachaient le carburant...

"Pour un mauvais contact c'est un mauvais contact, Capitaine.lança le second à son supérieur dans sa langue natale, sifflante.
-La ferme ! Je veux un rapport des avaries tout de suite !"aboya-t-il à son second, un certain Janthrax.

L'individu en question s'avança vers une sorte de clavier tactile, brancha une tablette et lista les dégâts. Moteurs endommagés à 45%, coque endommagée à 10%, module de communication endommagé à 100% ainsi que deux blessés. Le Capitaine du Champex, lâcha un juron. Les moteurs étaient trop endommagés pour pouvoir se retirer de l'attraction terrestre.
Lorsque les relevés avaient été rapportés, la Terre, comme l'appelaient ses habitants, était apparue comme une planète grouillante de vie. Plus que sur Friot. L'espèce dominante ici était l'Homme. Celui-ci avait d'ailleurs envoyé deux aéronefs biplaces lors de leur atterrissage mouvementé. Le carburant du vaisseau, une matière extrêmement instable, avait bien vite fait de dérégler leurs composants électroniques pour les faire s'écraser quelque part. Puis l'action du gaz avait dissout les deux avions. Les occupants n'avaient pas souffert.
Guyr, le Capitaine, regarda les panneaux lumineux du poste de commandement, qui lui faisait voir les différents endroits de la planète, principalement le lieu où ils avaient atterri. L'impact avait tué sur la coup 98% des espèces présentes, et le reste était mort de par le gaz.
Il serra sa large mâchoire. Son espère était humanoïde, faisant en moyenne un mètre quatre-vingt quinze, et ressemblant en quelques points aux humains, si ce n'est la large mâchoire proéminente, finie par un petite corne empoisonnée rétractable qui les discernaient. Plus la corne était grande, plus l'individu était âgé et fort. Celle de Guyr faisait vingt cinq bons centimètres. Les individus avaient un sens aigüe de la loyauté, et n'était pas spécialement agressifs, comme le laissaient penser les différents films des humains sur une possible vie extra-terrestre. Cela avait fait sourire une demi-seconde Guyr, puis il s'était renfermé sur lui-même, laissant un visage de glace pour ses congénères.

Après études plus en profondeur de la situation, il soupira, et appela son second.

"Bon, finalement on ne s'en sort pas trop mal, mais il va falloir communiquer avec les humains pour trouver une solution, car nos ressources sont limitées à bord.
-J'envoie nos trois pilotes à leur rencontre ?
-Oui, qu'ils aillent porter notre message, faites en sorte qu'il soit dramatique, car les humains marchent aux émotions semble-t-il. Un appel à l'aide en quelque sorte."

Janthrax acquiesça, salua son supérieur et sortit du poste de commandant, en direction du hangar. Il traversa un dédale de couloir, avant, passa devant le dortoir des trois pilotes et les dépêcha des ordres du Capitaine. Celui qui semblait être le plus âgé laissa ses deux pilotes se préparer et Janthrax le prit à part.

"Je sais que ce n'est pas le moment, mais fais en sorte de déclencher les hostilités."

Le pilote sembla étonné, puis se rappelant soudainement d'un accord passé entre lui et le second, hocha gravement la tête et rejoignit ses hommes.
Les trois prirent place chacun dans un aéronef monoplace très rapide mais peu équipé en armement. Ils décollèrent, une large trouée dans le vaisseau apparut et les pilotes appuyèrent sur l'accélérateur. Ils activèrent leur bouclier pour contrer les effets du carburant présent dans l'air et émergèrent enfin. Le soleil explosa dans leur cockpit.
Ils se dirigeaient sans le savoir vers Adélaïde...
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Anaël
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Lun 13 Fév - 13:42

Ah bon, déjà ? Oh, c'est domage, un peu trop rapide, peut-être ! ... Je n'ai pas très bien compris la fin avec le déclenchement des hostilités et Adélaïde mais bon, ce n'est pas grave >_<" Aller, je prends le relai !

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Elshalan
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Lun 13 Fév - 14:58

Oui, c'est vachement rapide ^^' m'enfin, c'est pas grave.

Je vais partir en vacances, donc je pourrai pas poster pendant une semaine ou deux, mais je vous rejoins dès mon retour (:

@ Anaël : les aborigènes australiens ont la peau rouge (:

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Ewok
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Lun 13 Fév - 15:06

Ben, si tu lis bien le premier post, vers la fin, il parle de processus d'invasion, donc j'ai essayé de faire un lien entre les deux. Après c'est sûr que si vous voulez lire un gros pavé, je vous en sors un après toi Anaël. Et pour Adelaïde (oui j'aime me renseigner sur l'endroit où une probable action peut se faire) c'est une ville dans le sud du pays, et je voulais tout simplement pas faire à l'américaine, genre les "envahisseurs" qui vont dans une ville perdue sans histoire, comme par hasard (en parlant de hasard c'en est un d'avoir pris cette ville ^^).
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Elshalan
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Lun 13 Fév - 15:23

Perso je pensais plus rapide dans le sens où on sait rapidement ce que le nuage cache (:

Pour Adélaïde, je connaissais pas, je m'endormirais moins bête ce soir ^^

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Anaël
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Lun 13 Fév - 16:41

Euh, 0-k, les australiens ont peut-être la peau rouge, et donc ?
Non, ne t'inquiète pas, on ne veut pas un gros pavé, c'est juste qu'il fallait ménager un peu le suspens ^^' Enfin, c'est pas grave, on peut toujours faire quelque chose =D


Le général Starker sortit de la salle des opérations. Pensif, il réfléchit à ce qu’il avait entendu : ça parlait d’interférences électromagnétiques, de zone d’exclusion de vie et de chose qui s’étendait à la surface du désert australien… Cette chose n’était pas nette, et pour plusieurs raisons : premièrement, il s’agissait d’un gigantesque nuage noir de nature inconnu qui semblait impénétrable pour l’homme, pas cool. Mais le truc pas net, c’était que ce nuage ne provenait pas de n’importe où, mais justement d’une sorte de corps céleste qui s’était écrasé dans le désert australien, faisant au passage des dégâts considérables. Bon, en gros ils étaient en train de se faire envahir par des extraterrestres… dur.

Pire, le général allait devoir trouver un moyen de contrer cette invasion, car plus que de savoir la véritable nature de ce mystérieux nuage noir, il allait devoir trouver un moyen de l’empêcher de s’étendre. C’était ce qui avait été dit.

C’était assez rare, mais le général pouvait aussi recevoir des ordres. Et la priorité était de neutraliser toute menace extérieure. Et pour cela il n'avait pas trente-six solutions : pas le temps de se poser de questions et d'attendre sagement de se faire coloniser, pas le temps de savoir si les extra-terrestres étaient hostiles où s’ils voulaient communiquer, pas le temps de laisser les scientifiques analyser ce maudit nuage, ils allaient répliquer. Tout de suite. Ils connaissaient le lieu où l'astéroïde était tombé, et c'était de là que venait toute cette fumée noire.

Le général sourit : ils allaient dégommer cet astéroïde.

Et une partie du désert avec.

« - Préparez-moi les pièces d’artillerie, » décida-t-il, « on va dégommer ce truc vite fait bien fait. » Il sourit. « Au canon électrique. »

Judicieux. Certes ça évitait de faire malencontreusement "exploser" quelque chose, mais le général ne se doutait pas qu’en détruisant ce vaisseau il libérerait tout le gaz dans un nuage apocalyptique.

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Elshalan
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Lun 13 Fév - 16:54

Et rien, je me suis trompé de destinataire ( c'était pour Pohore, en fait ^^' ).
Jolie reprise du militaire ( et réaction réaliste, même si certains auraient crié au cliché ), j'aime beaucoup (:


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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Lun 13 Fév - 18:54

@Elshalan : Je n'ai pas réussi à envoyer d'image, mais il suffit de taper aborigène sur google et tu verras qu'il n'ont absolument pas la peau rouge Tu doit confondre avec les indiens >_<
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Tildu
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Lun 13 Fév - 19:17

Petite remarque de modo chiante : pour la suite, vous pourriez, quand vous écrivez des messages qui ne sont pas l'histoire, les mettre en gras, ça facilite la lecture ! Merci !!

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Elshalan
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Mar 14 Fév - 14:44

Mea culpa, j'en étais pourtant sûr ^^'

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Mar 14 Fév - 18:58

J'approuve totalement l'idée d'Anaël qui est de donner le point de vue de ceux qui agissent et en parallèle celui de ceux qui subissent. Ça me parait pas mal. Quand à dévoiler maintenant ce qui se cache sous le nuage c'est celon moi de très très mauvais goût. Ça gâche le suspens et le nuage n'a plus rien d'effrayant à présent : (

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Anaël
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Mar 14 Fév - 19:35

C'est vrai que c'est assez domage de déjà faire tomber le suspens, mais on peut dès lors le faire basculer sur un autre plan =D

Avec Elshalan on y a réfléchi et ça a débouché sur quelques idées, à savoir créer une éventuelle opposition entre ceux qui sont totalement hostiles au contact avec les ET et ceux qui sont plus curieux et veulent établir le contact.

Concrètement on pensait mettre en jeu des militaires qui veulent les éliminer, des politiques xénophobes, des scientifiques curieux qui mettent des bâtons dans les roues de tout ce beau monde et Elshalan a eu l'idée de faire intervenir des sectes, ce que je pense être pertinant =D

Aussi, on a pensé à une sorte d'entité parasite, un organisme vivant optimisé pour le carburant mais capable de proliférer au contact de l'atmosphère terrestre, et qui aurait des effets dangereux à développer =D

L'histoire reposera sur l'angoisse des personnages qui ne sauront pas ce qui les menace, la fuite, l'inconnu, elle pourra aussi prendre appui sur le manque de dialogue entre les ET et les hommes, par exemple avec la réaction du général ou encore sur une division des parties (:Elshalan a proposé qu'il pourrait y avoir des divergence aussi bien du côté E.T. que pour les humains:)

Ne pas oublier la surprise, le suspens et les rebondissements !!

En ce qui concerne l'entité parasite, je m'explique : Elshalan a proposé l'existence d'une entité parasite qui utiliserait le gaz pour se répandre, mais se pose alors la question de sa provenance ! J'ai court-circuité le problème en proposant que le gaz soit en fait fabriqué à partir d'un organisme vivant qui prolifèrerait au contact de l'atmosphère : il devra, du fait de ce qui a été dit, provoquer l'arrêt total de tout appareil électrique et être très aggressif envers son environnement, peut-être sera-t-il un peu acide ?
Toujours est-il qu'il serait intéressant de développer cette idée dans l'optique où cette organisme continuerait de s'étendre et de proliférer (:ben oui, il est vivant en vue de recouvrir toute la Terre. Ce truc contre lequel on ne peut à priori rien faire pourra de surcroît avoir des effets indésirables sur le cerveau, par exemple rendre complètement fou, tuer ou alors carrément prendre le contrôle de la personne qui le respire.

On peut toujours faire quelque chose.

Elshalan dis-le moi si j'ai oublié quelque chose ;-)

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Ewok
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Mer 15 Fév - 11:50

Ah ben désolé si j'ai gâché votre envie du suspense, est-ce que j'ai le droit de me rattraper ou d'abord on me dilapide ?
Non parce que étant donné que je suis un être pensant et me considérant comme assez complexe (en gros j'ai l'habitude de faire croire quelque chose quand ce quelque chose n'est pas ce qu'il prétend être, compris ?)

Et il y a de bonnes idées, mais c'est bien beau de parler (en écrivant certes), mais faudrait penser à les mettre en place ces idées.


PS: Désolé d'écrire uniquement pour les humains, ce que j'entends par là c'est que les hommes ne savent ABSOLUMENT pas, pour l'instant, donc pas de faux-raccords en disant "oh des aliens !", puisque qu'ils ne le savent pas, pour eux il y a juste un nuage noir non identifié.
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Anaël
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Mer 15 Fév - 20:27

Yeah ^^' Mais je pense que tu as déjà pas mal encaissé les commentaires donc tu peux reprendre, pas de problème =D
Au contraire, j'espère que quelqu'un prendra rapidement le relai, alors tu peux y aller : ) (:au pire on te lapidera après;-) Pour ce qui est de mettre les idées en place, je n'attends plus que ça mais on ne peut pas poster deux fois à la suite, si ? <-si oui alors je vais y réfléchir sérieusement =D

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Jeu 16 Fév - 11:12

Oui tu as le droit de répondre deux fois d'affilées, tant que tu réserves^^. Et si vous avez trouvé mon post agressif (c'est ce que je me suis dit après relecture), et bien n'y voyez aucun mal, je m'exprime assez vivement lorsque je me défends^^, mais c'est en aucun cas contre vous. A l'avenir je vous enverrais des textes avec plus de... suspense !

Sinon je reposte avec mes E.T, j'espère que vous apprécierez


Les pilotes survolaient la ville d'Adélaïde, depuis dix minutes environ, lorsque les scanners rendirent enfin les relevés. Dans chaque cockpit, une voix de synthèse débita les informations. Adélaïde, ville côtière d'environ un million cent mille habitants, d'une superficie de 182 690 ha, était la cinquième ville du pays appelé Australie, ce même pays sur lequel le Champex et son équipage avaient atterri. Le pilote vétéran ordonna à la voix de rapporter le nombre d'humains présents. Elle en dénombra vingt mille.
Le chef de l'escouade fronça les sourcils. Soit il y avait eu une grande épidémie, auquel cas la presque totalité de la population était morte, soit le scanner avait une défaillance.
Soudain, alors que le groupe volait en position V, les deux jeunes pilotes à droite et à gauche derrière le vétéran, celui de gauche explosa dans une boule de feu impressionnante, qui fit vibrer la carlingue des deux autres véhicules volants.

"C'était quoi ça ? hurla le pilote de droite, que sa langue natale faisait partir dans les aigües.
-On nous attaque, manœuvre d'évitement immédiate." répondit le vétéran sans perdre son sang-froid.

Il n'avait même pas eu besoin de déclencher les hostilités. Les humains avaient trop peur. Il esquissa un sourire et bougea juste à temps pour esquiver un nouvel obus. L'autre pilote évita de peu un, deux... il explosa au troisième tir dans une seconde boule de feu. Le pilote survivant jura, il ne pouvait pas faire demi-tour. Il essaya alors de repérer un immeuble, le plus grand immeuble sur lequel il pourrait essayer d'atterrir et s'expliquer. Mais c'était un militaire, et tout son être lui criait de venger ses hommes, morts au combat. Ils auraient du être vigilants... Il hésita une fraction de seconde sur le comportement à avoir.
L'astronef piqua du nez violemment, le vieux pilote appuya sur un bouton, et un réticule de visée apparut sur la fenêtre de son cockpit. Les humains voulaient la guerre, ils allaient l'avoir ! Il redressa juste avant de s'écraser et le réticule se divisa brusquement en de centaines d'autres petits réticules. La voix de synthèse parla:

"Cibles trop nombreuses
-Essaye d'en scanner un maximum, et envoie le tout au vaisseau !" lui ordonna-t-il.

Le vétéran repartit dans les airs lorsqu'un voyant rouge s'alluma, lui signalant que son astronef avait été ciblé. Cinq secondes avant l'impact, tout se passa au ralenti. Une voix s'insinua doucement en lui. Elle était chaude, sensuelle. Elle lui susurrait des mots doux, relaxant le pilote d'un coup. Si c'était cela la mort, pourquoi de pas l'avoir été plus tôt, mort. Et soudainement, cette voix s'amplifia dans sa tête, résonnant de toute part dans son cockpit. Elle semblait rire, pleurer, hurler, chuchoter en même temps. Le pilote gémit de douleur, ses yeux étaient devenus rouges. Il pleurait, ses veines étaient devenus visibles sur tout son corps. Le pilote était mort d'âme, pas de corps. Le nouveau pilote sourit, et le temps reprit son cours normal. L'astronef explosa en une pluie de petits débris, sur les hommes en-dessous qui filèrent se mettre à l'abri.

À bord du Champex, un individu nommé Janthrax venait de céder sa place.
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Anaël
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Jeu 16 Fév - 18:17

_____Houlà, houlà, tu vas un peu trop vite, je trouve : la réunion vient juste de se terminer et les pilotes se font déjà dégommer ? Par quelqu'un sur place, dans ce cas, donc ça ne me paraît pas réaliste, tout ça ^^' Franchement je pense que ça serait plus pertinant de leur faire faire leur délire sur Adélaïde ;-)

_____De plus j'aurais préféré voir la nature de cet astéroïde inconnu le plus longtemps possible de la part des humains afin de cultiver le doute et tout ça, ce qui pose problème s'ils viennent de dégommer trois OVNI...

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Ven 17 Fév - 10:01

Hum... tu es quand même assez bizarre, ou alors tu ne prends même pas compte de ce que tu dis ?

Anaël a écrit:
Bon, en gros ils étaient en train de se faire envahir par des extraterrestres… dur.

Pour moi cela veut dire (c'est toi qui l'a écrit^^) que les humains se doutent de quelque chose. Donc maintenant pour eux il n'est pas incroyable de voir sortir trois vaisseaux. Étant donné qu'on est pas dans un film d'Hollywood, que fait l'armée face à une situation inconnue ?

Anaël a écrit:
Le général sourit : ils allaient dégommer cet astéroïde. Et une partie du désert avec.

Donc ils sont au courant et veulent tout casser, typique.

Anaël a écrit:
De plus j'aurais préféré voir la nature de cet astéroïde inconnu le plus longtemps possible de la part des humains afin de cultiver le doute et tout ça...

Impossible puisqu'ils savent qu'ils se font envahir, c'est toi qui le dis. Après libre à toi de faire comme si seule l'Australie le sait, et que seuls les fuyards qui partent du pays font du bouche à oreille, et la grosse rumeur traîne...

Finalement, pour moi bien sûr (après j'autorise aux autres de s'exprimer, enfin tant que ça me discrédite pas^^) je ne suis pas allé si vite. Et puis je l'ai pas dit, mais je pratique le flashback, ou plus littéraire un analepse (peut-être n'êtes-vous pas fan mais j'aime bien).

Et nous sommes dans l'écrit, pas dans le film, donc faire comme si il ne s'était rien passé est facilement envisageable (plus de contacts avec l'Australie, grosses interférences, satellites déréglés et j'en passe des meilleurs).

Anaël a écrit:
Houlà, houlà, tu vas un peu trop vite, je trouve : la réunion vient juste de se terminer et les pilotes se font déjà dégommer ? Par quelqu'un sur place, dans ce cas, donc ça ne me paraît pas réaliste, tout ça ^^' Franchement je pense que ça serait plus pertinant de leur faire faire leur délire sur Adélaïde ;-)


Ce ne sont pas des humains, ils ont une technologie performante et n'ont pas cassé leur concorde. Ce que je veux dire c'est que je sais pas faire traîner en longueur les actions.

Je pensais que l'Australie possédait elle aussi sa propre armée... Et quand il y a quelque chose de bizarre dans le désert d'à côté, on reste pas sagement chez soi à attendre que ça passe... ou ça casse.

Il n'y a pas de délire ;p

Voilà, après si vous n'aimez pas tant pis, pour ma part c'est comme ça que je verrais les choses en cas d'invasion, le premier contact serait forcément militaire, et après on discute. Je vous laisse la partie discussion car comme je l'ai dis, je n'aime pas faire trainer en longueur les actions.
J'attends vos claques et vos baffes !! (J'aime les huées aussi^^)
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Anaël
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Sam 18 Fév - 22:02

Re-up : ) Voilà, voilà, si vous pensez que la vile choisie au pif est mal choisie, c'est normal puisque le hazard fait bien les choses (toujours) = ) En ce qui me concerne, j'attends vos critiques avec impatience ;-) (:par contre je n'aime pas les huées >_<:)
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Up ! Bon, on ne va pas rester sur ça non plus, perso je ne m'attends pas à ce que tu changes ton poste donc on va faire avec =D Je respecte tes choix mais je tennais tout de même à donner mon opinion qui, je l'espère, sera contructif ;-) Bref, je prends la suite
_______________________________

Ah, ça mord =D cool ;-)

Eh bien, dans un premier temps, s'il est vrai que l'armée a fait une réaction assez typique, cette même réunion ne s'est pas forcément passée en Australie, plus à l'OTAN, tu vois ^^'

En d'autre terme, même si l'Australie a sûrement réagi, le pays ne peut s'être préparé militairement (:rapellons que dans la chronologie, il ne s'est passé que quelques heures après l'impact:) à une attaque extraterrestre : certes le nuage noir est très suspect et tout le monde est sur les dents, mais la vie civile n'est pas encore impliquée. Une ville quelconque ne peut donc pas avoir des militaires sur place capables de dégomer des OVNI sans somation !! (:encore ç'aurait été un centre militaire ou une zone interdite de survol, ça pourrait être compréhensible, mais là c'est un peu gros tout de même:)

Quoi que tu puisses en dire, le fait est que malgré l'astéroïde, le nuage noir et la forte médiatisation, il est impossible que la vie civile soit déjà capable de dégommer ces OVNIs, surtout qu'à fortiori il s'agit d'une ville choisie au hazard, sûrement que ce n'est pas la priorité à défendre (:peut-être que le président ou je-ne-sais-qui pourrait bénéficier d'un tel dispositif, mais ce genre de personne est déjà enfermé dans un bunker )

De plus personne n'est au courant, on n'en est encore qu'au stade des hypothèses. Ils ne savent donc pas qu'ils se font envahir, ce ne sont que de pures suppositions et des doutes, mais l'inconnu règne encore ! S'ils veulent tout casser, c'est pour se prévenir d'une éventuelle invasion, mais d'ailleurs c'est la décision du général, elle ne sera pas tout de suite applicable : ça peut devenir rapidement compliqué ==". Bref, mon poste ne concerne absolument pas l'Australie.

Pour ce qui est de faire comme s'il ne s'était rien passé, je ne suis pas pour, je préfère le procédé inverse ;-)

Et puis s'il n'y a pas de délire pourquoi donc sont-ils partis vers Adélaïde ?

Ah... en ce qui concerne le général, je n'ai pas dit qu'ils savaient qu'ils se faisaient envahir, j'ai parlé du point de vue du général et non pas d'un point de vue général. En d'autres termes, je parlais de la pire situation avec un procédé d'aggravation visible, ce qui montre que ce n'est pas nécessairement le cas de tout le monde. Les humains se doutent bien de quelque chose, ils ont peur mais doivent régner l'angoisse et l'inconnu, que ça n'explose pas directement o_o !

OK, il se passe des choses dans le désert, mais le pays va sûrement envoyer des équipes sur place, des scientifiques et des militaires, pas mobiliser comme si on lui déclarait la guerre... Et quand bien même ! On en a vu plus d'un, des avions qui arrivent à bombarder une ville et à revenir en période de guerre ! Et puis, si l'on considère que tes vaisseaux sont sortis en passant inaperçus, je pense qu'ils devraient arriver à bon port sans problème : le pays n'a pas pu installer des système anti-aérien dans ses plus grandes villes ! Bon, il y a le radar, tout ça, mais on peut imaginer que leurs engins sont furtifs =D (:sinon ils ne sortent pas du nuage qui doit certainement monopoliser l'attention des satellites, radars, caméras etc.:)

Ce que je veux dire par là c'est que, les vaisseaux survolant la ville depuis dix minutes, on peut imaginer qu'ils aient été remarqué par les civiles, mais il est plus dur de penser que ces derniers puissent les abattre ! Si un avion survole Lyon, il ne sera pas abattu comme ça, même s'il traîne une banderole marqué "Je vais bombarder la ville !" Je suppose que c'est pareil pour la cinquième villle d'Australie =D En effet, il n'y a pas nécessairement des militaires présents dans chaque ville, et de surcroît capables de réagir aussi vite : dix minutes, c'est finalement assez court ;-)

Bon, outre le problème du réalisme dont on se moque puisque finalement on est dans la science-fiction (:on peut toujours imaginer un concour de circonstances qui fait que...:), ce qui me dérange vraiment est que je trouve ta suite maladroite dans le sens où l'histoire perd un peu de son intérêt : on pouvait se demander ce que ces pilotes allaient faire sur Adélaïde, ben non, ils se font tuer >_< On pouvait toujours jouer sur le doute du côté des humains : s'agit-il vraiment d'une attaque des ET, est-ce un simple météore, que ce passe-t-il ? Ben non, trois OVNI en vue O_o (:ce qui est tout à fait rattrapable, pas de problème, on en a vu, des OVNI ;-) Je trouve l'approche assez maladroite, ça explose trop vite >_< ! Après, je ne fais que donner mon avis, on peut très bien repartir sur ça, ce ne sera pas dérangeant, hein ;-) Bon, s'il est vrai que le premier contact avec les ET ne sera pas nécessairement devant une tasse de thé (:faut pas déconner, je te l'accorde:), je pensais faire intervenir les conflits plus tard, dans la confusion. Là on risque de s'orienter vers une guerre où les ET vont se faire pouiller, et la confusion est plutôt absente, c'est très net !

________________________________


_______New York, relai télévisé :

« - Nous interrompons notre programme pour un flash spécial d’information concernant l’Australie : comme vous le savez certainement, un astéroïde s’y est écrasé il y a quelques heures, provoquant des dommages considérables ! Pire encore, un nuage noir s’y dégage et s’étend désormais sur une superficie de près de 100 000 km ; signe d’une quelconque manifestation extraterrestre, phénomène météorologique ou accident géologique ? Les experts sont dubitatifs quant à la nature de cette fumée : incroyable mais vrai, elle serait le théâtre de grandes interférences électromagnétiques et serait d’une nature jusque-là jamais observée !… Quelle est donc cette étrange fumée noire ; il semblerait qu’elle ne soit pas liée à une quelconque éruption ou à un nuage soulevé par l’impact : manifestation extraterrestre ou phénomène géologique, la tension est à son comble et au sein des plus grandes institutions se pose la question d’une invasion extraterrestre. Restez avec nous sur CNN et nous vous présenterons l’avis de plusieurs experts… »


_______Shanghai, article de journal :

‘‘
Un météore s’écrase en Australie !

_____Il y a quelques heures à peine, un météore s’est écrasé dans le désert australien, soulevant un incroyable nuage de poussière qui semble devoir recouvrir tout le pays. Sommes-nous à l’aube d’un nouveau cataclysme majeur, est-ce la fin pour l’humanité ; nous traiterons ce scénario apocalyptique en cette année 2012 qui pourrait bien être la dernière…
’’

_______Mumbaï, conférence de presse :

« -Je vous dis que nous ne savons encore rien pour le moment ! L’astéroïde s’est écrasé il y a quelques heures à peine et nous n’avons pas pu identifier cette fumée noire qui…
-Mais qu’en est-il de ces interférences électromagnétiques ? J’ai entendu dire que des avions avaient été envoyés dans cette zone mais n’en était pas encore revenus…
-Ce ne sont peut-être que des rumeurs, mais il est vrai que de nombreux médias parlent d’interférences et de phénomènes étranges, mais il suffit que l’un d’eux en parlent pour que tous les autres suivent : ils ne veulent pas rater le scoop ! Ne nous affolons pas, nous ne savons rien encore pour le moment et…
-Pensez-vous qu’il y ait possibilité d’une attaque extraterrestre ? »

Silence. La salle se tend et le scientifique se dandine, ce que tout le monde craignait semblait devoir se manifester.

« -Cette possibilité n’est pas à exclure, » finit-il par concéder, « mais nous ne pouvons rien dire pour le moment. »


_______Tokyo, dépêche informatique :

‘‘
Une attaque extraterrestre en Australie !!

_____Selon des sources sûres, l’astéroïde qui s’est écrasé en Australie a eu une trajectoire tout à fait imprévisible malgré toutes les lois de la dynamique, et son impact aurait du faire beaucoup plus de dégâts. De plus, un inquiétant nuage noir s’en dégage, et il semblerait qu’il soit destiné à absorber toute trace de vie : deux avions, des F-16 australiens, ont été envoyés dans ce périmètre mais semblent avoir disparus ! Ont-ils été victimes d’une anomalie moteur ou se sont-ils fait enlever par les extraterrestres ? Pourquoi n’ont-ils pas contacté leurs supérieurs, que leur est-il arrivé ? Quoi qu’il en soit, le comportement des champs électromagnétiques au sein de ce nuage est trop suspect pour que se soit naturel ; sommes-nous victimes d’une attaque extraterrestre ou est-ce une énorme blague de la part d’une organisation ; il semblerait que la première option soit à envisager…
’’
_______Londres, diffusion radiotélévisée :

« -Et en effet, les deux F-16 envoyés sur place ne sont pas revenus, ce nuage est donc décidément très suspect !
-Je ne te le fais pas dire, non seulement il s’étend dangereusement mais en plus il survient juste après l’arrivée d’un astéroïde à la trajectoire douteuse, qu’en est-il donc de la possibilité d’une attaque extraterrestre ?
-Et bien, chers concitoyens, je vous invite à garder votre calme, mais il est vrai que ces évènements sont particulièrement inquiétants !
-Et comment ! D’après nos contacts aux Etats-Unis, les images satellites de ce nuage sont particulièrement étranges et rien n’indique qu’il soit d’une origine naturelle, alors, subissons-nous un processus d’invasion ? … Pardon ? »

Le journaliste venait d’obtenir une information dans son oreillette, il ne put garder son calme :

« -Sensationnel !! » Il se reprit, professionnel, et annonça d’un ton théâtral et presque triomphant l’information qui allait faire le tour du monde : « Nous venons de recevoir une information de dernière minute : c’est tout bonnement incroyable, mais nous savons de source sûre, oui, sans erreur possible, que trois OVNIs ont été observés survolant la ville d’Adélaïde, il y a même une vidéo de quelque minutes qui nous est proposée, regardez ! … Waouh, incroyable, l’image n’est pas très nette mais regardez ! Oui, il y en a trois, et celui de gauche vient juste d’exploser !! »


_______Paris, quelque part dans la périphérie :

« -Les dieux ont parlé, une nouvelle ère va commencer.
-Nous jurons de respecter les dieux !
-Le monde va basculer, et enfin nous serons exaucés !
-Amen !
-Nous, les témoins de Muzár, avons été entendus des dieux !
-Grâce !
-Que maintenant commence notre voyage, vers l’Australie !
-Vers l’Australie !
-Qui viendra m’accompagner dans mon pèlerinage ?
-Nous viendrons, ô père spirituel ! »


_______Berlin, vidéoconférence :

« -Il n’est pas question de laisser ces… extraterrestres, ou je ne sais quoi nous envahir, dîtes aux américains que nous les soutenons dans leur entreprise !
-Mais, madame, nous ne savons pas encore si ce sont des extraterrestres !
-Il semblerait, en effet.
-Je propose qu’on réfléchisse un peu plus avant de réagir bêtement : Si ce sont bel et bien des extraterrestres, qu’adviendrait-il si nous détruisons leur réservoir de fumée, si agression il y a, et que cette fumée se répand dans notre atmosphère ?
-Vous, les écolos… ! Et qu’adviendra-t-il si nous ne le détruisons pas ?!
-Il faudrait auparavant s’assurer de la nature et de l’existence de ce que nous craignons avant de…
-S’assurer de la nature !? Leur nature n’est-elle pas évidente ?
-Ce que je veux dire, madame, c’est que nous pourrions aggraver la situation en agissant de manière irréfléchie…
-Il est vrai, mais c’est toujours mieux que de ne pas agir, non ?
-La Russie a posé son véto, que pouvons-nous faire ?
-A partir du moment où le territoire américain est menacé, et puisque cet astéroïde constitue une menace pour l’ANZUS, nous, les Etats-Unis d’Amérique, nous apprêtons à nous imposer dans la légitimité du droit international.
-Ne devrions-nous pas engager les conversations plutôt que de se faire la guerre ? Et qu’adviendra-t-il si nous perdons ?
-Les Etats-Unis d’Amérique n’ont jamais essuyé une seule défaite !
-Sauf votre respect, je me rappelle d’un certain traité signé à Paris en 1975…
-Qu’insinuez-vous ?!
-Rien, général, je ne faisais que rappeler un évènement historique…
-Si les extraterrestres sont bel et bien capables de nous vaincre, alors il ne faut pas attendre qu’ils le fassent !
-Mais s’ils n’ont pas de prétentions militaires ?
-Alors pourquoi ce nuage noir qui s’étend sur notre territoire ?
-Eh bien, peut-être n’a-t-il rien à voir avec de quelconque extraterrestres, peut-être n’est-il pas de leur fait, peut-être n’y a-t-il pas d’extraterrestres ?
-Je ne pense pas qu’il y ait d’autres explications : ou bien la théorie de la relativité et les lois de Newton sont complètement fausses, ou bien quelque chose a influencé la trajectoire de cet astéroïde !
-Ou bien vos satellites se sont plantés.
-Ce ne sont pas mes satellites et ils ne se sont pas plantés.
-Tiens, ça me rappelle une certaine réplique lancée après qu’un neutrino ait dépassé la vitesse de la lumière…
-Ce ne sont pas…
-Du calme, nous ne savons certes pas si oui ou non il y a des extraterrestres ou si oui ou non ils veulent nous envahir, mais le fait est que ce nuage est là, que rien ne semble pouvoir lui survivre et qu’il s’étend ! Alors maintenant il nous faut trouver une solution, et plus vite que ça !
-Pourquoi refuser la solution du canon électrique ? Ca n’explose pas, c’est propre, ça
-Mais qu’est-ce qui nous prouve que ça marchera ? Je ne vois pas en quoi dégommer le désert au canon électrique va empêcher un nuage de s’étendre ! »


_______Oodnadatta, désert australien :

_______Sarah regarda vers le Soleil couchant, regrettant que son amie ait du partir si tôt… causes familiales, hein ? Ils étaient venus en Australie pour quatre semaines et il fallait que son père lui dise de rentrer au bout de trois, mais pourquoi donc ?! Elle aurait voulu profiter pleinement de ce séjour dans ce désert, loin du monde, loin de tout… Elle avait toujours rêvé d’y aller ! Pourquoi retourner sous la pluie londonienne ? Elle soupira, frustrée. Voilà près d’une heure qu’elle était partie, partie sans vraiment lui dire pourquoi, dans la hâte et la précipitation… elle avait même oublié son téléphone ! Elle le regarda, songeuse et passablement déprimée… va-t-elle un jour la rappeler ? Elle se souvint dans un sourire ironique de la manière dont elle avait oublié son téléphone : elle courait dans tous les sens, rassemblant rapidement ses affaires pour avoir l’avion que son père avait réservé, mais avait laissé son téléphone dans sa chambre, pas malin… Il y restait d’ailleurs pas mal de vêtement, serait-ce à elle de les ramasser ? Et puis quoi encore ! Sarah était énervée, c’était certain, mais elle ne pouvait pas vraiment en vouloir à son amie : son père ne lui avait pas vraiment donné le choix. Il avait juste téléphoné quelques dizaines de minutes avant le départ de l’avion ; enfin, plutôt avant que l’avion ne soit hermétiquement clos puisqu’il reste toujours une heure sur place pour on ne sait quelle raison. Peut-être qu’Anna n’était pas encore partie, finalement.

_______La vue était magnifique, le climat idéal et les rares nuages se pavanaient en des formes poétiques, mais Sarah ne les voyait pas. Elle se demandait ce qu’on avait bien pu dire à Anna pour qu’elle parte aussi précipitamment : connaissant son amie, elle aurait plutôt désobéi ou « malencontreusement raté l’avion » plutôt que d’écourter d’une semaine les vacances de ses rêves, alors que s’était-il passé ? Elle en était là de ses méditations quand elle décida d’allumer la télévision pour éviter de se torturer l’esprit : un bon programme débile pour faire passer le temps, quoi de mieux lorsqu’on est déprimée ?

_______Les infos : le désert australien, la NASA, une conférence de presse sur la possibilité de la vie extraterrestre, une autre de ces séries où la terre est envahie par les aliens, le désert australien, la météo, des nuages, un nuage noir…

_______Sarah, qui s’apprêtait à éteindre la télévision pour sortir son téléphone portable, eut un éclair de lucidité : « Attends, se dit-elle, ce n’était pas une série ? Et la météo… et pourquoi tout le monde parle du désert australien ? » Elle regarda son téléviseur avec attention : ça parlait d’un astéroïde écrasé dans le désert australien, n’importe quoi ! Ces médias…

_______Elle éteignit son poste en soupirant et composa un numéro sur son portable. En attendant de trouver un réseau, ce qui n’était pas certain d’arriver, elle sortit et profita d’un coin d’ombre pour admirer la beauté du désert. Cet endroit était décidément magnifique… cette étendue déserte à perte de vue, du relief que l’on devinait à peine (ou était-ce un effet de son imagination ?), comme une ombre qui s’étendait au loin…

_______Bien que cette ombre n’aurait jamais du se trouver là, elle sourit. Peut-être était-ce un mirage, ou bien une montagne, mais en tout cas c’était beau, grand, et terriblement près ; mais ça, elle ne le savait pas encore.

_______En y réfléchissant bien, il était vrai que cette ombre était assez particulière, elle s’étalait sur la longueur telle un losange auquel on aurait sectionné le haut, remplacé par un ciel bleu. Sarah plissa ses yeux. Le ciel bleu ondulait. Elle cligna des yeux. Comment avait-elle pu confondre ça avec des montagnes ?

« - Allô ? »

_______Sarah resta quelques secondes sans voix : non seulement ce n’était pas des montagnes mais en plus c’était un million de fois plus proche qu’elle ne le pensait, à peine à quelque kilomètres. Et ça avançait, très vite.

« - Sarah ? »

La voix masculine semblait inquiète, et Sarah ne la rassura pas :

« - Allô.. » dit-elle d’un ton hésitant, « William ? »
« - Ouais… ça ne va pas ? » Cette fois il était vraiment inquiet, mais pas plus que Sarah qui restait subjuguée par cette masse noire qui avançait. « Sarah ? » Pas de réponse. « Sarah ? »
« - Non… enfin, si, enfin… Anna est partie.
- Que… comment ça ? » Il resta silencieux un moment, il ne s’attendait pas à ça. « Mais pourquoi ?
-J’en sais rien ! » lâcha-t-elle, mais elle tenta tout de même de le lui expliquer.
« -Waouh, mais c’est quoi son problème ?
-Je crois que c’est surtout son père qui a un problème.
-Mais elle aurait pu t’expliquer, au moins ! »

_______En regardant sa masse noire à l’horizon, Sarah se souvint d’une histoire de nuage noire, aux infos. Et ça parlait aussi d’invasion extraterrestre.

« - Ecoute, » dit-elle en se précipitant vers son salon, « as-tu regardé les infos dernièrement ?
-Euh, non, pourquoi ?
-Ecoute ça ! » dit-elle en allumant son poste.
« -Oui, il s’agit d’une immense zone sombre que l’on peut apercevoir dans les images satellites, et elle semble s’étendre assez rapidement.
-Qu’est-ce que… ?
-Chut ! Il se passe quelque chose de bizarre dans le désert…
-…d’un astéroïde qui s’y est écrasé il y a maintenant plus de six heures. Il semblerait que cet astéroïde soit la preuve irréfutable de l’existence d’une vie extraterrestre : en effet, non seulement elle a ralenti avant de s’écraser de façon très souple pour sa masse, mais en plus les très fortes interférences électromagnétiques, ce nuage noir qui semble en provenir et les trois OVNIs observés plus tôt au-dessus d’Adélaïde semblent être autant de preuves en la faveur d’une invasion extraterrestre ! Pire encore, il semblerait que ce nuage soit définitivement dangereux : deux F-16, envoyés par l’état australien, n’en sont jamais revenus. »

_______Sarah éteignit le poste. Des extraterrestres ? Un astéroïde et ce nuage noir ? Mais c’était délirant, elle devait être en train de rêver ! Mais son ami la rappela à la réalité :

« -Sarah, ce nuage noir, est-ce que tu peux le voir ? »
Elle hésita :
« -Oui.
-Tu crois que c’est pour ça qu’Anna est partie ?
-Possible… »

_______Long silence. Anna le lui aurait dit, elle était sûre qu’Anna l’aurait prévenue, quoi que lui ait dit son père pour l’en empêcher ! Peut-être que son père était au courant mais qu’il ne lui avait rien dit parce qu’il n’y avait plus assez de place dans l’avion ? Peut-être qu’il n’avait pas les moyens de réserver trois places et qu’il voulait absolument mettre sa fille en sécurité avant de les prévenir ? Mais pourquoi ne les avait-il pas prévenus maintenant que sa fille était partie ? William hésita lui aussi : d’un côté il voulait lui dire de ne pas bouger pour la rejoindre mais il ne voulait pas non plus qu’elle se retrouve dans ce nuage…

« -Ecoute, » trancha-t-il, « Je te rejoins à l’hôtel, prépare tes affaires, il ne faut pas qu’on reste là.
-Mais…
-Il n’y a pas de mais, je ne veux pas te savoir proche de ce truc, est-ce que tu comprends ça ?! »

_______On sentait la peur dans sa voix, sa détermination. Son ton était grave, à l’image de la situation. Elle baissa les yeux, déçue de ses vacances qui ne se terminaient décidément pas comme prévu. Il fallait partir. Et vite.

_______Elle rassembla rapidement quelques affaires, prit le portable d’Anna, récupéra tout son argent et prit la clef de sa voiture. Une bouteille d’eau, un thermos et un peu de nourriture, puis parti précipitamment de sa chambre de rêve dans ce qui ressemblait de plus en plus à un cauchemar. Terrifiée et stressée, elle regarda une dernière fois vers ce balcon où elle avait aperçu cette masse noire et sursauta. Le ciel s’assombrit : le nuage s’était terriblement rapproché ! Il fallait faire vite.

_______Quelques minutes plus tard, dans la chambre d’à côté, un touriste regardait lui aussi son balcon, étonné de la chute de la luminosité. Il crut d’abord halluciner et sortit pour vérifier, mais il ne se trompait pas : un immense nuage noir se profilait à l’horizon, il recouvrait tout, tel un mur avançant irrévocablement. Masquant même le Soleil et monopolisant le ciel, il avançait. L’homme en fut stupéfait, d’abord d’incompréhension puis de peur et enfin vint la panique : il se mit à courir en criant :

« - Ah, la fin du monde, c’est la fin du monde !!!!! »

Et il fut recouvert par ces ténèbres oppressantes.

_______Quelques mètres plus loin, William roulait à trois fois la vitesse autorisée, et la voiture s’éloignait tranquillement de cet hôtel qu’ils avaient longtemps rêvé. Une voiture blanche fuyant la nuit dévorante, roulant tel un dément poursuivi par l’enfer. Tandis que son ami se concentrait sur le volant, Sarah regarda derrière avec dépit : les bâtiments, l’hôtel, la rue, tout ce qu’ils devaient fuir. Et à l’horizon, le ciel noir.

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Elshalan
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Sam 25 Fév - 19:41

William Creek. 600 km du point d'impact. Australie. 14h35



Le major Green tira. En l'air, certes, mais le coup de feu claqua tout de même comme un coup de tonnerre. Le silence se fit, et perdura pendant quelques secondes. Puis la foule se remit à hurler.


Les médias, en diffusant sur les réseaux planétaires l'annonce d'une possible invasion extra-terrestre, avaient totalement ignorés les effets de leur annonce. La population paniquée de la petite ville avait rapidement convergé vers l'aérodrome, afin de fuir au plus vite le nuage alien.


Mais les rares avions présents sur les pistes avaient été rapidement bondés, et une foule immense était restée devant les portes, pour l'instant incapable de partir. La panique avait gagné en importance, à telle point que deux personnes étaient mortes, étouffées contre les murs de béton par les masses effrayées.
Le maire, totalement débordé, avait demandé que les militaires de la garnison soient déployés, après que les policiers ayant essayé de calmer l'émeute aient reçu des cocktails Molotov et autres jets de pierre. Et c'était à l'escouade de Green qu'avait été échu la protection de l'entrée principale de l'aérodrome.


La foule était maintenant contenue derrière des barrières antiémeutes, à 10 mètres des portes, et vociférait, gesticulait et militait pour partir le plus vite possible. Au milieu des manifestants/fuyards circulaient deux ou trois hommes, en costards noirs. Comme toujours en temps de grands malheurs, certains hommes s'enrichissaient au dépens d'autres hommes. Et cette fois-ci c'était les compagnies aériennes, qui avaient investi les pistes de William Creek et dont les représentants vendaient à prix d'or des billets d'évasion. Si cela n'avait tenu qu'à lui, Green aurait offert chaque place disponible. Mais d'autres en avaient décidé autrement.


Il regarda rapidement son escouade. A deux mètres à sa gauche, l'adjudant Ramirez le regarda également, inquiété comme lui par la tournure que prenait les événements. Devant lui, tout contre les barrières, l'adjudant-chef Costel tentait vainement de calmer la foule, de lui expliquer la situation. A sa droite, le caporal Minas chargeait et déchargeait successivement son fusil en un geste nerveux.
D'un signe de tête, Green lui fit signe d'arrêter, avant de se tourner vers le soldat Jordan, la dernière recrue. Un jeune homme d'à peine 22 ans, qui...
Il regarda mieux. Jordan, pâle comme la mort, fixait l'horizon avec des yeux exhorbités.
Green se tourna, et vit à son tour. Il vit la ville, baignée de la chaleur de ce milieu d'après-midi. Derrière, le désert australien, rouge et orangé. Et à l'horizon, le ciel noir.



En un instant, le major comprit la situation. Il attrapa sa radio.
-Colonel ! Le nuage vient d'apparaitre ! Dès qu'il vont le voir, les civils vont paniquer ! Ils vont nous balayer ! Quels sont les ordres ?
Rien. Aucune réponse ne semblait vouloir venir du bout de plastique que Green tenait dans la main.
- Colonel ! Vous m'avez entendu ?
Alors, en un murmure, le colonel répondit
- Ordre de tirer sur la foule.


Green n'en croyait pas ses oreilles. Il brancha sa radio sur le canal de son escouade, et demanda :
- Vous pouvez répéter, colonel ?
- Vous m'avez très bien compris, major ! Vous avez ordre de tirer sur la foule ! Ils sont en plein état de panique, vous êtes menacés ! Confirmez l'ordre !



Green ne répondit pas. Dans la foule, quelqu'un venait de crier, et tout le monde s'était retourné. Et voyait le nuage.

Pendant un instant, le calme régna. Puis tout dégénéra.
- Reculez, Costel ! Ordonna Green.
Mais il était trop tard. Costel fut balayé par la foule, dont la panique s'était muée en terreur. En une seconde, il disparut au sol. Le colonel avait raison, ils étaient en danger.
Green épaula son fusil.




William Creek. 600 km du point d'impact. Australie. 14H40


William avait un peu ralenti, maintenant que le nuage se trouvait loin derrière eux. Il avait dit à Sarah qu'il cherchait l'aéroport de la petite ville dans laquelle ils venaient de pénétrer. Un panneau leur avait indiqué qu'ils étaient tout proches.

Ce fut Sarah qui le repéra la première, en suivant des yeux un gros porteur qui décollait.
- William, c'est là. Arrête-toi, lui dit-elle en désignant le bâtiment.
Mais il y avait quelque chose de bizarre. Une foule se pressait devant les portes, retenue par quelques militaires en treillis couleur sable.
- Qu'est-ce qui se passe, à ton avis ? Demanda-t-elle.
- Je sais pas trop. Je crois qu'ils gardent l'entrée...


Soudain, quelqu'un cria. Et la foule commença à s'agiter, d'une manière particulièrement inquiétante. Les militaires devant la porte épaulèrent leurs fusils.
- William, je ...
Mais William, qui avait parfaitement compris ce qui allait se passer, lui baissa la tête d'une brusque pression sur la nuque.
Le visage entre les genoux, Sarah ne voyait plus ce qui se passait à l'extérieur. Mais elle entendit parfaitement les rafales de fusil d'assaut, et les hurlements. Ainsi que les corps, qui s'effondraient à terre dans un bruit répugnant. Dehors, les militaires avaient tiré sur les manifestants. Inconsciemment, elle se mit à sangloter
Sans un mot, William redémarra la voiture. Ils devraient aller ailleurs.



Jakarta, Indonésie.23H37



Il s'approcha doucement. La nuit était totale, et sa victime n'avait aucune possibilité de savoir qu'il se trouvait deux mètres derrière elle. Elle se retourna cependant, aussi vive qu'un chat, et tenta de lui assener un coup de pied circulaire dévastateur. Mais malgré l'obscurité, il la voyait très bien, et put se baisser facilement. Sa victime était désormais de face, et il pouvait à présent voir son visage. C'était une jeune fille magnifique. Cheveux noirs, yeux bridés, peau légèrement halée, avec un corps de rêve. Mais elle était également aussi dangereuse qu'un scorpion, comme elle lui le rappela en lui brisant le menton, dans un lancer de pied gauche parfait, qu'elle conclut en un saut périlleux arrière parfaitement exécuté, qui l'amena un mètre plus loin.

Il se redressa. Il n'avait pas prévu qu'elle soit aussi résistante.

Il s'élança dans un sprint en sa direction, avant d'effectuer un saut d'un demi-mètre de hauteur. Ces deux éléments lui permirent de lui assener en pleine poitrine un coup de poing d'une force phénoménale. Il sentit les côtes se briser sous ses phalanges. Le coup était mortel.

La jeune fille s'effondra par terre, au milieu des ordures de la petite rue. Lui se réceptionna dans un silence parfait, et s'approcha doucement d'elle.

- Jamais tu ne nous aura tous, dit la belle asiatique à l'homme, qui se tenait maintenant accroupi au-dessus d'elle
Son soufflé était court, sa douleur parfaitement perceptible, mais elle bataillait pour dire ses dernières pensées. Je sais qui tu es, je sais d'où tu viens. Tes chaussures sont encore pleines du sable du désert australien que tu as quitté. Tu es Silas. Mais ta quête est vouée à l'échec.
- Tu en sais des choses, jeune demoiselle, répondit l'autre dans un murmure langoureux. Quel beauté tu fais. Dommage que je n'ai pas plus de temps devant moi... et que je ne sois pas nécrophile, ajouta-t-il dans un sourire pervers.
- Tu n'auras pas ce que tu veux. Jamais je ne te dirais où je l'ai caché.
- Oh mais je n'ai pas besoin de tes aveux. Vois-tu, mes informateurs m'ont dit que tu étais récemment entré à l'hôpital... Pour une opération de l'appendicite. Mais vois-tu, je sais que cette opération, tu l'as déjà eu il y a plusieurs années. Alors, qu'est-ce qui justifiait ce subterfuge ?

D'un geste, l'homme arracha le chemisier de la jeune fille. Après un regard pervers, il posa ses mains sur son flanc, là où se dessinait une minuscule cicatrice.
Il redressa la tête, surpris du silence soudain qui venait de se manifester. Mais la jeune fille était morte.

Il sortit de son sac un scalpel, et ouvrit une plaie, sur le trait exact de la cicatrice, avant d'y introduire deux doigts. Il les ressortit une seconde plus tard. Entre son index et son majeur, il tenait une minuscule pochette plastique, d'à peine 10 millimètres sur 5.
Fébrile, il défit le plastique, pour dévoiler une minuscule carte mémoire.
Voyons si la peine que tu m'as donnée était nécessaire.



Il était désormais dans un immeuble du centre-ville. Très chic, très cher. Mais ce n'était pas lui qui l'avait payé. Une de ses nombreuses victimes de la soirée. Il était devenu très difficile pour lui d'œuvrer sans se faire remarquer. Les morts qu'il laissait sur son passage finiraient par attirer l'attention. Mais si ses calculs étaient corrects, il pouvait partir dès le lendemain, et la jeune fille morte de ce soir serait la dernière. Du moins ici...

Il attrapa une tablette. Fournie par l'établissement, la qualité laissait à désirer. Mais elle suffirait pour ce qu'il souhaitait faire.
Il inséra la micropuce dans le port de la tablette. Su l'écran s'afficha une fenêtre, qui listait les documents présents sur la carte mémoire.
Un sourire se dessina rapidement sur son visage. Un unique document texte, validé et daté par des mesures électroniques d'huissiers.
Pas besoin de l'ouvrir, il savait ce qu'il contenait. Sa quête à Jakarta était finie.



Berlin, Allemagne. 00H27



Le général Starker reposa la note de service. Les experts de l'OTAN estimaient qu'une frappe au canon électrique, outre révéler l'existence d'un arsenal posté sur les satellites, n'aboutirait pas à l'effet recherché. Ils préconisaient ici – fait rarissime au possible - une frappe nucléaire qui, selon eux, aurait pour effet de dissiper le nuage par le souffle de l'explosion

Starker se frotta les yeux. Jamais le gouvernement australien n'autoriserait une frappe nucléaire sur son sol. Surtout une frappe nucléaire dans le cadre d'une opération militaire, et non d'un simple essai. Mais il était urgent d'opérer vite.

La télé de sa chambre d'hôtel diffusait les images du journal du soir. On y voyait en boucle les émeutes en Australie.
Le général rouvrit les yeux. Des noms, différents de ceux qui avaient tournés en boucle comme fond sonore toute la soirée, venaient d'attirer son attention.

«  … et la secte Manéus à déjà revendiqué cet attentat contre le siège de l'ONU, à New York. Selon le communiqué paru sur Internet, ils souhaiteraient, je cite «  faire chuter les régimes gouvernementaux en place afin que le Dieu Nébuleux qui habite dans le nuage puisse dominer sans opposition. Je vous rappelle que … »

C'était la quatrième secte à se révéler ainsi au grand jour. Mais Starker, qui avait commandé une mission humanitaire dans les favelas d'Argentine, ne les craignait pas trop. Il avait plus peur des réseaux sectaires plus puissants, car ceux-là restaient dans l'ombre.

Mais quelque chose d'autre avait retenu son attention. Il se leva, et regarda autour de lui. Sur la seconde télé, il pouvait voir un incendie.
Il se rapprocha pour lire les sous-titres :

« Jakarta brûle »




j'ai essayé quelque chose que je n'avais jamais fait, c'est-à-dire décrire un combat. A voir l'effet que ça donne (:

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Sam 25 Fév - 21:54

Oh, Elshalan, tu es de retour =D Tu as passé de bonnes vacances : ) ça me fait plaisir que tu reviennes puisque, comme tu as pu le constater, le sujet a perdu un peu de sa vivacité

J'ai bien aimé ton approche, ça m'a rappelé Gentric =D Par contre fais gaffe au décalage horraire parce que ça m'a l'air louche ton histoire de Indonésie 23h et Berlin 24h ;-)

Si tu mets de la couleur pour les dialogues, mets deux couleurs différentes s'il te plaiiiit =D

Elshalan a écrit:
Les experts de l'OTAN estimaient qu'une frappe au canon électrique, outre révéler l'existence d'un arsenal posté sur les satellites, n'aboutirait pas à l'effet recherché. Ils préconisaient ici – fait rarissime au possible - une frappe nucléaire qui, selon eux, aurait pour effet de dissiper le nuage par le souffle de l'explosion.

Euh... ah bon ? Mais le canon électrique a été écarté lors de la vidéoconférence de l'ONU o_o (:ici, je faisais plutôt référence à une arme au sol, car le projectile capable de supporter la chutte depuis un satellite n'existe pas encore, mais pourquoi pas ^^":) Là on a l'impression qu'après que l'ONU ait refusé le coup de canon électrique, les EU réunissent leur NATO pour faire leur délire dans leur coin, mais je pense que ça reste à préciser =D

J'ai adoré ta scène à Jakarta, mais un peu moins après la mort de la fille :s

Elshalan a écrit:
D'un signe de tête, Green lui fit signe d'arrêter, avant de se tourner vers le soldat Jordan, la dernière recrue. Un jeune homme d'à peine 22 ans, qui...
Il regarda mieux. Jordan, pâle comme la mort, fixait l'horizon avec des yeux exhorbités.
Green se tourna, et vit à son tour. Il vit la ville, baignée de la chaleur de ce milieu d'après-midi. Derrière, le désert australien, rouge et orangé. Et à l'horizon, le ciel noir.

Yeah <3 <3 J'adore l'accélération du rythme, ça casse tout et ça précipire la suite, bien trouvé =D Par contre je n'aime pas trop l'utilisation des points qui sont des coupures trop marquées, j'aurais préféré utiliser des coupures légères pour marquer encore plus l'accélération !!


Pour ce qui est de la suite, doit-on continuer à enchaîner les scènes comme on l'a fait durant les deux derniers postes ou peut-on reprendre comme avant, c'est-à dire d'alterner un peu moins vite. Personnellement je trouve que plus on alterne, plus ça accélère le rythme et provoque les effets voulus tels que l'angoisse, la confusion etc. De plus ça nous permet de multiplier les points de vue =D Cependant ça devient de plus en plus délicat à gérer dans le sens où tout doit rester homogène et maîtriser toutes les informations données... et puis il faut être très efficace dans la description de l'action si on veut alterner plus rapidement ! Finalement, des petites parties de la taille des deux premières (Australie et Jakarta) devraient convenir =D Je suis pour l'alternance

Cependant peut-être est-il préférable de poster chacun une petite partie, ainsi la rupture entre les différents scénariots n'en sera que plus marquée ! Alors que faire ?

En tous cas je veux bien prendre la suite, alors si personne ne s'y oppose, je m'y mettrai dès qu'on aura mis au clair ce qui doit l'être =D

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Dim 26 Fév - 16:13

Et oui, de retour ! ^^ bah mes vacances, au vu du marathon que j'ai du faire pour visiter mes futures écoles ^^ et toi, tes vacances commencent quand ? (:

Je connais pas du tout Gendric, mais je vais m'empresser de changer ça !

Pour le décalage horaire, en effet, c'est une énorme bévue de ma part ( que je veillerai à ne plus refaire. Mais c'est assez complexe de faire correspondre deux évènements avec les décalages horaires, et faire comprendre qu'ils sont très peu espacés ).


Pour le canon électrique, j'avais pas totalement compris, mais ça reste crédible ( les experts de l'ONU et de l'OTAN qui jouent chacun dans leur coin sans se consulter, on est pas loin de la réalité :s ). Mais si tu le souhaites, on peut unifier les deux acteurs ( ONU et OTAN ). C'est pas bien compliqué ( et ce sera mieux, en effet ) (:

La scène à Jakarta était assez complexe, parce que je la voyais comme une scène de film, et ça a été difficile de la transcrire. Ravi que ça t'ai plu (:
Pour la mort de la fille, c'était nécessaire. Au vu du personnage que j'ai essayé de décrire, si elle était resté en vie, il aurait du se passer des choses assez trash que je n'avais pas spécialement envie de décrire ^^" le fait qu'elle soit morte permet de sugérer l'action sans qu'elle soit explicitée.


Pour les points, c'est vrai que j'en use et abuse. J'y ferai attention, promis (;

Enfin, je suis également pour l'alternance, même si ça demande plus d'attention, car je pense également que ça rajoute à l'effet de confusion et d'inconnu. Mais tu ( et tout ceux qui écrivent ensuite ) fais comme tu le sens !

Voili voilou (: j'attends la suite avec impatience maintenant (:

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Lun 27 Fév - 11:36

Up !!
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Yeah, ça y est, je suis en vacance =D =D =D

Elshalan a écrit:
les experts de l'ONU et de l'OTAN qui jouent chacun dans leur coin sans se consulter, on est pas loin de la réalité :s

Oui, pas faux ^^" Mais par contre je pense unifier les deux acteurs "officiellement", c'est-à-dire que l'ONU va être mise au courant des actions de l'OTAN et que ça va faire un joyeux bazard =D

Sinon je vais essayer de faire la suite =D


Euh, par contre il y a pas mal de trucs que je ne comprends pas dans ton poste : Que fait Starker en Australie ? et Pourquoi il est 14h ??

Pohore a écrit:
En ce moment dans l’outback australien il fait chaud, très chaud.

Certes mais ça c'est peu après la chute de l'astéroïde : il s'est passé plusieures heures entre deux !

Anaël a écrit:
Sarah regarda vers le Soleil couchant

Du coup on est plutôt en fin de journée pour la scène à William Creek !!


___________________________

Le général éteignit le vidéoprojecteur, mécontent, puis s’adressa à un interlocuteur invisible :

« -Vous avez sûrement entendu, monsieur…
-Bien sûr. Abandonnez l’idée du canon électrique. Mais si l’ONU ne nous donne pas son aval, nous agirons à travers l’OTAN. »

Le son grésillait dans son oreillette, mais il pouvait déjà sentir la détermination de son président.

« -Monsieur, que propose l’OTAN ?
-Nous allons dissiper ce nuage, nous ne visons plus l’astéroïde.
-Mais, monsieur, de telles mesures requerraient…
-Je sais, général. C’est ce que l’OTAN préconise.
-Qu’ont dit mes généraux ?
-Rien pour l’instant, ils viennent juste d’être mis au courant. Prenez les dispositions nécessaires.
-Bien monsieur. »

_____Le général des armées soupira… Une frappe atomique. Le président perdait la tête… mais d’un autre côté, il n’y avait peut-être pas d’autre solution : il fallait pulvériser ce nuage tant qu’il était encore temps. Et si l’on pouvait le recouvrir de sable au passage c’était encore mieux. Il décrocha son téléphone et dit d’un ton déterminé :

« -Réunion générale, tout de suite. »

_____Il fallait gérer la logistique et les calculs de trajectoires. Il n’avait pas le droit à l’erreur : si l’explosion ne se déroulait pas correctement, ils pourraient avoir besoin d’en faire une autre… le général sourit : ils prendraient toutes les dispositions nécessaires.

Et si possible sans que l’ONU ne s’en aperçoive.





Sarah regarda le compteur d’un air triste.

« -T’inquiète pas, on va s’en sortir ! », lui avait dit William…

Mais malgré cette voix rassurante, ils étaient au beau milieu du désert, sans essence… Et le nuage se rapprochait au loin…

« -Oh, William, si seulement tout ça n’était pas réel ! », s’écria-t-elle
« -Chut, calme-toi, il nous reste 20 km d’autonomie, regarde ! » Même lui n’était pas convaincu.

Elle tressaillit et se blottit contre lui alors qu’il éteignait le moteur.

« -Le pire, c’est qu’on n’a même plus d’eau, heureusement que le Soleil se couche ! », lâcha-t-il, « Et puis, dis-toi que ça ne pourrait pas être pire ! … » Il la regarda d’un air complice mais lut sa détresse : « Sarah… Tu sais, on ne peut pas toujours tout contrôler dans la vie, parfois le destin ne nous sourit pas… Mais regarde ! La vue est magnifique… »

_____L’air suffocant du désert soufflait paisiblement sur la carrosserie brûlante alors que le Soleil agonisait à l’horizon ; le paysage irréel qui se ponctuait d’ombres et de reflets évoquait un décor oppressant de science-fiction alors que le sang qui maculait désormais le ciel ponctuait ses paroles d’ironie. Il ouvrit la fenêtre et laissa l’air saturée être remplacée par un souffle irrespirable empli de grains de sables… Sarah sourit :

« -Si, ça pourrait être pire… Au moins je suis avec toi.
-Au moins Anna est à l’abri… et puis, on n’aura pas le temps de mourir de soif, regarde ! »

_____Sarah ne dit rien, mais son regard parlait pour elle… le souvenir déchirant d’Anna lui rappelait ces trois merveilleuses et paradisiaques semaines ; mais ça n’en faisait que ressortir l’horreur de la situation… Et puis, elle ne savait pas vraiment si elle aurait préféré qu’Anna soit avec eux, même si ça la réconfortait de la savoir en sécurité. Enfin, même si William avait présenté ça comme une bonne nouvelle, le nuage qui s’approchait inévitablement ne faisait qu’aggraver la situation : ils n’avaient aucun espoir, personne ne viendra les sauver, il n’y avait rien… rien que le sable. Et il ne pouvait même pas espérer de l’aide avant d’être rattrapés par ce foutu nuage ; et de toute façon il n’y avait pas de réseau : ça faisait un bout de temps qu’ils avaient dépassé la dernière ville, alors…

Alors que Sarah grimaçait au souvenir de William Creek, William continuait d’observer l’horizon… Soudain, il redémarra le moteur :

« -Oh, merde, regarde !! »

Sarah fut interpellée par ce mélange de peur et de surprise : le nuage les avait-il rattrapés ?

« -Putain attache ta ceinture, dépêche !!! »

Elle le regarda en s’attachant machinalement : c’était la première fois qu’elle l’entendait dire ce juron. Avant qu’elle n’ait finit de s’attacher, William avait déjà démarré :

« -20 kilomètres, merde, 20 kilomètres… », répétait-il alors qu’elle scrutait l’horizon :
« -Qu’est-ce que tu as vu ? »

_____Le bruit non rassurant du moteur assourdissait les paroles confuses de son compagnon mais, alors que le compteur affichait une vitesse à trois chiffres et que William s’acharnait sur le klaxon, elle comprit et s’affola à son tour :

« -Merde, accélère !!
-J’fais qu’ça d’accélérer, j’suis à fond ! »

_____Quelques kilomètres plus loin, alors que dans de derniers sursauts le moteur de William annonçait son dernier souffle, Pemulwuy regarda dans les rétroviseurs du tout-terrain qu’il avait miraculeusement trouvé :

« -Qu’est-ce qu’ils me veulent ceux-là, à klaxonner comme des malades ? »

_____Il faut dire qu’à trouver il fallait aussi rajouter « emprunté », car Pemulwuy pensa d’abord à accélérer… mais il était peu probable qu’on l’eut poursuivi depuis l’office de tourisme pour récupérer ce véhicule, surtout que le lieu où il l’avait trouvé était déjà assez écarté ; alors le temps que le conducteur, qui lui avait gentiment « prêté » les clefs devant des arguments convaincants, prévienne son agence et que celle-ci prévienne la police… qui généralement utilisait des gyrophares et ne pouvait de toute façon pas réagir avant un certain temps… non, ce n’était pas pour ça. Il s’arrêta donc au grand soulagement de William qui ralentit, épargnant ainsi le dernier souffle de son moteur. Dans le pire des cas, le nuage était déjà loin et il avait toujours sa carabine en guise d’argument convaincant… et puis il s’en voulait d’avoir volé ce véhicule : il avait agit sous l’emprise de la panique et de la précipitation ; alors s’il pouvait se rattraper en rendant un petit service, peut-être qu’il aura la conscience tranquille.

Parcourant tranquillement les derniers kilomètres de sa carrière, la belle voiture de William se rapprochait alors que l’espoir pointait pour ses passagers.

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Mar 28 Fév - 17:36

Anaël a écrit:

Euh, par contre il y a pas mal de trucs que je ne comprends pas dans ton poste : Que fait Starker en Australie ? et Pourquoi il est 14h ??

Anaël a écrit:
Sarah regarda vers le Soleil couchant

Du coup on est plutôt en fin de journée pour la scène à William Creek !!

C'est le lendemain de l'impact
Anaël a écrit:


Pohore a écrit:
En ce moment dans l’outback australien il fait chaud, très chaud.

Certes mais ça c'est peu après la chute de l'astéroïde : il s'est passé plusieures heures entre deux !


Euh... c'est peut-être mon Internet qui bugue, mais quel post cites-tu ? Parce que moi après mon post de dimanche, je n'ai rien d'autre que ton post à toi 0o'

Sinon la réunification de l'ONU et de l'OTAN est très bien faite

Et le coup de la panne aussi
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Mar 28 Fév - 21:06


Je citais la première réponse que tu as eue =D
Par contre je ne comprends toujours pas ce que Starker fait en Australie Allemagne ^^' <-Pourquoi j'avais mis Australie =="

Et puis d'après mon poste la scène à William Creek peut difficilement se passer le lendemain de l'impact puisqu'ils fuient Oodnadatta dans la soirée donc ils sont à William Creek au bout de deux-trois heures non ?

Elshalan a écrit:
la réunification de l'ONU et de l'OTAN

WHAT ?? Mais mais mais... il n'y a pas eu réunification, ce sont les EU qui font leur truc dans leur coin comme d'hab' ;-)

En tous cas c'est cool que ça t'ait plu =D Je me suis fait plaisir avec le coup de la panne =)

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Mer 29 Fév - 16:55

Je sais pas trop, c'est vaste l'Australie ! Je visualise pas trop les distances...

En Allemagne... je sais pas, sur le coup ça m'avait paru logique ><' ya pas un QG de l'OTAN à Berlin, ou quelque chose comme ça ? ( si non, je sais pas trop pourquoi j'ai mis ça ).

Et pour le coup des EU, en effet, c'est ce que tu as marqué ^^ *** va s'acheter des lunettes ***

Si personne a répondu avant ce week-end, je te répondrai.

Si certains veulent répondre avant moi, allez-y

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Sam 3 Mar - 16:40

Désert Australien. 700 kilomètres du point d'impact. 22H54

A l'arrière du 4x4, Sarah somnolait. Toutes les émotions de ces deux derniers jours, la peur presque animale du nuage, la fuite effrénée à travers le désert, la violence qu'elle avait, sinon vu, au moins devinée à William Creek, la terreur d'être en panne sèche et condamnée, leur sauvetage providentiel par Pemulwuy, tout ça avait créé une sorte de surcharge, qui l'avait mise dans un état proche de celui d'une serpillère.

A travers les brumes de son demi-sommeil, elle repensa à Pemulwuy ( qui se faisait appeler Pem ). Le jeune homme, un métis non dénué de charme, avait accepté de les prendre quand il avait su qu'ils n'étaient ni des policiers, ni des militaires. Sarah doutait que la voiture appartienne vraiment au jeune Australien mais elle n'avait rien dit. A cheval donné, on ne regarde pas les dents.

William était sur le siège avant, une carte étalée sur les genoux. Elle l'entendait murmurer avec Pem de leur destination. Ce dernier préférait remonter au nord, vers Alice Spring. Il disait que sa connaissance de cette région leur serait utile. William préférait aller vers le sud et l'océan., vers Port Augusta West, afin de trouver un avion, où au moins un bateau.
Bercée par leurs chuchotements, dont elle discernait de moins en moins les paroles, elle sombra dans un sommeil profond.




Elle fut réveillée quelques heures après par William qui l'appelait. Elle se redressa un peu. Dans son sommeil, elle s'était affalée contre la vitre froide, et sa position inconfortable lui valait maintenant des courbatures. Elle regarda devant elle. La nuit était d'un noir d'encre au-delà des phares de la voiture. Pem conduisait toujours, mais semblait avoir mis la clim, car il ne faisait pas très chaud dans l'habitacle. Il avait mis son baladeur pour ne pas risquer de s'endormir, surtout que la route totalement rectiligne ne laissait pas beaucoup d'utilité à l'attention.
- Sarah...
Elle passa sa tête entre les sièges avant, pour voir ce que lui voulait William. Mais celui-ci ne l'avait pas appelé. Il dormait à poings fermés, la tête posée sur la poitrine.
- Sarah...
A nouveau, on l'appelait. Il lui semblait pourtant avoir reconnu la voix de William.
Intriguée, et un peu inquiétée aussi, elle tapota l'épaule de Pem, pour savoir si c'était lui qui s'amusait à murmurer son nom.

Un frisson la parcourut. L'épaule du jeune homme était complètement glacée. À la lueur des phares, elle pouvait même apercevoir de minuscules cristaux de givre, qui recouvraient son T-shirt.
A présent franchement effrayée, elle retira l'un des écouteurs de l'oreille du conducteur. Mais aucune musique ne sortait du petit bout de plastique. La voiture était d'un silence de mort.
Elle se tourna à nouveau, pour réveiller William. Mais elle eut beau le secouer, celui-ci ne se réveillait pas. Paniquée, elle finit par lui prendre le pouls. Rien. Pas même l'ombre d'une pulsation.

Elle devait rêver, c'était impossible. C'était un horrible cauchemar.
- Sarah...
La voix provenait de derrière elle. Elle regarda dans son dos, pour voir Pemulwuy tourner lentement la tête vers elle.
Elle hurla, et se projeta dans le fond du siège arrière, le plus loin de l'immondité qu'elle voyait. Car Pemulwuy était horrible. Du sang noir et poisseux s'écoulait en cascade de son nez, de ses oreilles et de sa bouche. Son teint était d'une pâleur cadavérique, et ses yeux n'étaient plus que deux flaques noires et luisantes.
- Sarah... murmura-t-il.
Elle hurla à nouveau, terrifiée par ce qui lui arrivait. Et son regard accrocha un détail, le plus terrible de tous :
En face d'elle, la destination de la voiture avait changée. Elle se dirigeait désormais droit vers l'horizon noir, visible même dans la nuit profonde à cause des éclairs verts et rouges qui éclataient à l'intérieur, et qui étaient – sans qu'elle sache pourquoi – immensément plus terrifiants que tout ce qu'elle vivait depuis plusieurs minutes.
Dans la voiture, Pem tendit un bras couvert de mouches vers Sarah, qui hurla à nouveau. Il était à quelques millimètres de sa tête ! Et, au moment où il allait la toucher...

Elle se réveilla. Son esprit refusait d'accepter ce qu'elle venait de vivre. Mais elle sut que son réveil était le bon. William, sur le siège avant, lisait tranquillement à la lumière d'une petite lampe, l'un des prospectus trouvés dans la boîte à gants. Pem conduisait en balançant violemment la tête, au rythme d'une musique qu'il écoutait tellement fort qu'elle emplissait l'habitacle. Et, à l'horizon, nul nuage noir.
Son cœur descellerait peu à peu. Ce n'était rien qu'un cauchemar, malgré l'impression de réalité qu'elle avait eu. Elle avait vraiment ressenti le froid, vraiment vu ce sang couler... Et ces éclairs...

Elle se retourna, et regarda par la vitre arrière. Derrière la voiture, le désert australien se distinguait dans la clarté des étoiles. Elle pouvait discerner la route sur plusieurs kilomètres. Et à l'horizon, le ciel noir, qui tranchait sur le ciel nocturne par son noir plus profond.
Elle se rassit dans son siège, alors que son cœur remontait instantanément à des vitesses folles. Le nuage noir était agité de colossaux éclairs verts et rouges.



Appartement 3602. Sidney, 00H04



Linda de réveilla en sursaut. Mais déjà les bribes de son cauchemar s'estompait.
Elle alluma sa lampe de chevet. La lumière chaude dissipa ses dernières frayeurs, et sa respiration reprit un rythme normal.

Elle attrapa le petit carnet où elle notait ses rêves. Son psy était formel, il fallait tout consigner. Elle perdit quelques secondes à penser à son actuel fantasme masculin, avant de commencer à écrire. Mais elle se rendit compte qu'elle ne savait pas quoi dire. Elle ne se rappelait plus son rêve. A part une image, où des éclairs colorés éclataient dans un orage nocturne. Des éclairs verts et rouges...




Mairie de St-Jean en Vercors, France. 15H04



Martin tomba de sa chaise. Il s'était encore endormi. Pour sa décharge, on peut quand même signaler que comptabiliser le nombre d'infractions de la commune pour une enquête inutile était pour le moins abrutissant. Il n'empêchait que si le maire passait par là, son augmentation lui passerait sous le nez.
Il se redressa. Ses rêveries s'étaient transformés en sommeil profond depuis au moins une heure, vu la marque de stylo qui s'était imprimée dans sa joue. Toujours dormir sur un oreiller, se morigéna-t-il. Il reprit ledit stylo et se remit à ses listes.
Mais son esprit ne cessait de fuir cette tâche. Des bribes de son rêve tournaient autour de sa tête. Il revoyait encore cet orage, immense. Les nuages étaient noirs, bien plus noirs que tout nuage existant. Et il y crépitait d'immenses éclairs verts et rouges.
Martin sourit une seconde en imaginant qu'il avait rêvé de feux de signalisation divins. Mais son sourire s'effaça. C'était beaucoup plus inquiétant que ça.
D'ailleurs, quand un orage éclata au-dessus du petit village, quelques dizaines de minutes après, il ne put s'empêcher de frissonner.
C'était un simple orage d'été, comme il s'en était fait des milliers, et comme il s'en ferait encore des milliers.
Mais, jusqu'à ce que le tonnerre se taise, et que les éclairs s'éteignent, il garda les yeux fixés sur le ciel, inquiété sans le savoir par un autre orage, de l'autre coté de la planète, bien plus dangereux, celui-là.




Crèche « Los Santos De La Piedad », Rio de Janeiro. 11H03


Carmen s'affala sur la chaise de la cuisine avec un soupir de soulagement. Juan avait été particulièrement dur à coucher, aujourd'hui, encore plus que d'habitude. D'ailleurs, ile ne dormait pas. Carmen avait du marchander – marchander avec un bambino de deux ans ! Mais Juan était plus intelligent que la moyenne - et lui avait promis deux parts de gouter s'il cessait de pleurer. Un challenge, encore une fois.

Carmen regarda le petit réveil numérique posé sur le bord de la table, songeant que la journée était loin d'être terminée alors que le 3 rouge se changeait en un 4 tout aussi rouge.
Soudain, au moment même où l'heure passait à 11H04, un concert de hurlements s'éleva du dortoir. Au vu de la puissance des cris, touts les enfants – environ 70 – étaient réveillés.
Elle se précipita dans la chambre. Ses estimations étaient correctes : tous les enfants étaient assis dans leur lits, et hurlaient à s'en ouvrir la gorge, le visage mouillé de larmes. Typique des cauchemars.
Elle adressa un regard rapide à Juan, puis se figea. L'enfant, assis sur son lit, ne s'était visiblement pas endormi : ses draps n'étaient même pas défaits. Pourtant, il pleurait lui aussi, dans un silence parfait.



Vaisseau extra-terrestre « Champax ». Point d'impact. 00H04



Le Capitaine du vaisseau dormait profondément. Sa couchette anti-G lui garantissait un repos de tout les muscles, ce qui était excellent après la dure journée que tout l'équipage du vaisseau avait eu. Les réparations ne s'annonçaient pas bien. Toutes les pièces de rechange du vaisseau ne suffisaient pas à réparer les énormes dégâts. Et le carburant libéré par l'impact réagissait étrangement avec l'air extérieur. Ils devaient maintenant porter de lourdes combinaisons de protections, ce qui les fatiguaient encore plus.

Guyr se retourna dans son sommeil. Si sa fatigue avait été moins intense, il aurait entendu les voix, qui murmuraient doucement son nom au-delà de la coque.

Il n'était pas le seul. Les officiers de quart sur le pont dormaient également du sommeil du jsute, comme toutes les personnes du vaisseau.

A l'extérieur, délivré de la surveillance qu'exerçait sur lui le vaisseau extra-terrestre, le nuage crépitait d'un orage silencieux, balafré d'éclairs verts et rouges.


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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Sam 3 Mar - 18:21

_____[color=blue]Yeah, j'adore ton poste =D !! Des cauchemards en série, on dirait que le "parasite" ne se limite pas au nuage : ) C'est bien géré en tous cas J'adore cette histoire de cauchemars, ça rend vraiment compte de l'angoisse !! Bien joué, bien joué : )

MDR la comparaison avec la serpillère !

Elshalan a écrit:
Sarah doutait que la voiture appartienne vraiment au jeune Australien mais elle n'avait rien dit

Euh.... J'émets un doute sur la conjugaison et l'usage de l'affirmatif !

Elshalan a écrit:
La voix provenait de derrière elle.

Yeah, mais vu sa position la voix vient plutôt de la droite !!! (même si la droite est alors derrière sa tête : la notion de "derrière elle" renvoit au dos ^^")

Sinon il y a des fois où j'aurais utilisé le passé simple et où tu ne le fais pas :s !!

Bref, je réserve même si je ne sais pas trop comment continuer ^^'
Même chose, je posterai samedi si personne ne s'est manifesté =D (:ou peut-être avant, qui sait ?:)

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Sam 3 Mar - 18:30

Non, ma conjugaison est correcte, pourtant... Enfin je crois ( j'admets que la phrase est complexe ).


Le coup de derrière elle, c'était difficile... Parce que, en fonction des gens, ils prennent la tête où le corps comme référentiel... Parce que là, elle est tournée vers William, donc sa tête est tournée, mais également une partie de son torse... j'imagine...

Le passé simple ? Où ?

Pour la suite... j'ai quelques idée si tu veux on se fait un brainstorm sur la CB

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Jeu 8 Mar - 19:36

EN FAIT PEMULWUY EST UN VETERANT ET NON PAS UN JEUNE HOMME !!!!!!

Il sauta. Autour de lui les étoiles filaient à une allure redoutable, les nuages se déformaient et l’air s’épaississait tandis que le sol se rapprochait à une vitesse incroyable. Le paysage était magnifique, baigné de la pâle lueur lunaire qui s’ajoutait à celle des astres scintillants : la beauté du désert s’offrait à lui.

Une timide ombre noire se dessinait au sol juste en-dessous de lui, une ombre qui s’épaississait, une tâche sombre qui s’élargissait : elle s’approchait. Le reste du paysage s’effaçait peu à peu pour laisser place à cette immense tâche noire ; même les étoiles disparaissaient tandis que la lune s’éclipsait derrière ce nuage : tout devint noir.

Le sol ne se distinguait plus, le ciel n’existait plus, il ne restait plus rien, juste le néant et le vide, juste cette obscurité grandissante. Le vent cessa de siffler à ses oreilles alors que sa chute semblait ralentir ; le haut se confondit avec le bas ; le silence se fit, oppressant.

Il se retourna.

Le malaise grandit avec la tension quand il put deviner des éclairs, des flashs de lumière aveuglants venant apporter la terreur ; des lueurs inquiétantes aux couleurs glauques ; vertes et rouges. Il se prit la tête et ferma les yeux avec insistance ; mais ces images restaient imprimées, silencieuses et récurrentes.

Il se recroquevilla.

Soudain le tonnerre se fit ; d’abord lointain puis de plus en plus proche, à tel point que ce bruit lui envahit la tête et la moindre parcelle de son corps : tout résonnait. Il secoua la tête avec acharnement pour faire sortir ces images et ces sons, mais déjà ils s’étaient répandus à l’intérieur de son corps ; ils l’emplissaient, le possédaient et s’imposaient irrévocablement.
Il voulut crier : un râle résonna dans sa tête, éphémère, remplaçant pour un temps le bruit sourd du tonnerre.

L’atmosphère devint dense et irrespirable, comme si un esprit malsain y résidait ; des yeux jaunes et menaçants s’ouvraient ça et là pour l’épier, une voix suave murmurait dans les ténèbres et son cœur et sa respiration s’accélérèrent ; des gouttes de sueurs perlèrent et un long frisson parcourut son corps ; il tressaillit.

Il se contorsionna.

Maintenant les yeux grands ouverts, il vit ces millions de lueurs jaunes qui dansaient, ces innombrables éclairs aux reflets irréels se dessiner puis disparaître, et enfin il entendit cette voix qui résonnait dans sa tête, pareille à un ricanement qui s’apparentait au tonnerre. Il s’affolait, se retournant dans tous les sens et agitant vainement ses membres pour frapper les ténèbres ; mais son invisible ennemi semblait devoir triompher de lui… Soudain ses yeux s’écarquillèrent : une masse s’approchait, immense, incommensurablement immense ; elle s’approchait à toute vitesse, elle … le sol !

William se réveilla en sursaut. Sur le siège de gauche, Pem dormait paisiblement tandis que Sarah conduisait d’un air méticuleux :

« -Tout va bien ? », demanda-t-elle.

William répondit dans l’affirmatif, peu convaincu, l’esprit encore embrumé d’un cauchemar où le nuage était parsemé d’éclairs rouges et verts.

Non loin de là, un autre homme se réveillait. Il était tombé aussi bien dans son rêve que de son lit ; mais la chute de son rêve avait été la plus terrifiante… Autour de lui se trouvait l’objet de ses pires cauchemars : un nuage. Et ce nuage lui sourit.

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Dim 11 Mar - 19:04

Désert australien. 950 kilomètres du point d'impact. 6H34 ( 36H après impact ).
Sarah émergea du sommeil alors que le soleil brillait à peine au-dessus de l'horizon. Elle aurait bien aimé pouvoir voir un lever de soleil. Mais tant pis. Elle en avait observé et photographié plusieurs, pendant son séjour. Mais elle se rappela que son appareil était resté à l'hôtel, là-bas, à Oodnadatta. Une étrange tristesse s'empara d'elle, comme si cet appareil représentait l'esprit de ces semaines de rêves, perdu à jamais. Mais Anna avait pris les siennes, avant de partir. Elle lui les prendrait, si ils réussissaient à quitter l'Australie.

Ce rappel de leur situation la fit se redresser. William conduisait d'un air détendu, et Pem roupillait tranquillement sur le siège passager.

- Ou vas-t-on, au final ? Demanda-t-elle à William
- J'ai réussi à convaincre Pemulwuy d'aller vers le Sud, répondit celui-ci. On est à une heure de Port Augusta.

De fait, Sarah pouvait voir des changements dans le paysage. Le principal était que la route de campagne, au béton usé, qu'ils empruntaient depuis William Creek s'était transformée en une belle autoroute à 4 voies dans leur sens de circulation, et ils n'étaient plus seuls sur la route. Elle s'étonna encore de la taille des infrastructures australiennes. En Grande-Bretagne, une fois sorti des grands axes, il fallait se contenter de routes de mauvaise qualité.

- Et que fera-t-on, une fois là-bas ? Demanda-t-elle.
- On va essayer de trouver un avion en priorité. Sinon, un bateau en partance qui quitte l'île.
- Tu penses qu'on aura assez d'argent ?

Elle y avait pensé dans la nuit, pendant qu'elle conduisait. Au vu de la demande, les prix avaient dû être multipliés par 10, par 20. Peut-être plus
- Ne t'inquiètes pas. Mes parents m'ont...
Il s'interrompit. Devant eux, à la lueur du soleil de l'aube, la route scintillait.


Au bout de quelques kilomètres, il apparut que le scintillement était dû à des milliers de voitures, qui avançaient au ralenti, voire étaient carrément stoppées. Un embouteillage monstrueux bloquait les 4 voies de l'autoroute. Sarah réveilla Pem.

Celui-ci saisit la situation dès que ses yeux se posèrent sur les voitures entassées sur la chaussée.
- Arrête-toi, ordonna-t-il à William.
Celui-ci s'exécuta, et se gara sur la bande d'arrêt d'urgence.
- Laisse-moi le volant, dit-il une fois que le moteur fut éteint.

- William, dit Sarah quand il eut laissé le volant à l'Australien, il faut pas qu'on s'arrête. J'ai un très mauvais pressentiment.
Elle ne se résolut pas à lui parler de son rêve de la nuit, mais il semblait comprendre de quoi elle parlait.
- Pem, il faut pas qu'on s'arrête.
- Je sais bien,
répliqua l'autre, les dents serrées en accrochant sa ceinture. Mais il va falloir vous accrocher, ça risque de déménager.
Il démarra sur les chapeaux de roues, et accéléra dans un mépris total des règles de sécurité classiques. Les voitures devant se rapprochaient dangereusement
- Pem, fais gaffe, conseilla William
Mais l'Australien n'en avait cure. Il accéléra encore.
- Accrochez-vous ! hurla-t-il
Et il donna un brusque et colossal coup de volant à gauche.

Dans hurlement de métal, le robuste 4x4 arracha la glissière de sécurité, et se retrouva sur l'autre voie dans un tête à queue d'une rare intensité. La violence du choc précipita Sarah contre la vitre, qu'elle fêla. William, lui, s'était accroché, mais la ceinture lui déchira l'épaule, faisant couler le sang.
La voiture ballotée finit par s'immobiliser.

Pemulwuy releva la tête. Il avait heurté le volant, et son arcade sourcilière avait éclatée, mais il souriait de toutes ses dents.
- Et voilà, une route dégagée !
Et il avait raison. Cette voie était vide. Personne n'allait vers le nuage. Dans un rire jouissif, il redémarra la voiture, et ils se remirent en route vers Port Augusta



Bangkok. Thaïlande. 7H12 ( 39H après impact )
Saigu releva la tête .Quelqu'un avait toqué à la porte. La vieille femme n'avait pas l'habitude d'être dérangée, et ce la l'énervait particulièrement.
Elle fit un signe de tête à Tonok, l'un de ses trois gardes du corps, pour qu'il aille voir. Ce dernier sortit de l'angle où il se tenait et alla ouvrir.
Bario rentra précipitamment dans le petit appartement. C'était le chef des dealers qui travaillaient à Bangkok, et il venait ici assez souvent. Il ne fit donc pas attention à la décoration très sombres de la pièce, à l'étrange assemblage de bambous et de bibelots qui donnaient l'impression de se trouver dans une des cabanes en pilotis des bas quartiers.

- Madame, j'ai une mauvaise nouvelle.
Saigu n'était pas réputée pour être une femme tolérante, et ce genre d'annonce rendait précaire la survie à long terme de celui qui s'y risquait. Mais Bario était un habitué des milieux criminels, et il n'aurait pas pris ce risque sans une très mauvaise nouvelle, justement.
- Je t'écoute
- Les hommes que vous avez envoyés pour vous débarrasser du chef des Red Scorpions ne sont pas rentrés.
- En quoi ça m'importe ? Demanda-t-elle d'un ton glacial, synonyme d'ennuis rapides.
- Un des dealers du quartier de Toshu Gan a trouvé ça, répondit-il en lui passant une photo.

Saigu siffla. Sur la photo, le leader des Red Scorpions était pendu à un réverbère, horriblement mutilé, même selon ses critères. Derrière lui, deux des hommes qu'elle avait envoyé étaient suspendus par les pieds. Elle ne les reconnut que par leurs tatouages : ils étaient tout deux décapités.
- Ou est le troisième de mes hommes ?
- Je ne sais pas. Mais vous savez ce que ça signifie, n'est-ce pas ?
- Oui. Un autre leader est en ville, et il va faire parler des siennes.


On sonna. Saigu releva la tête de la photo. C'était la journée, aujourd'hui. Tonok, qui était toujours devant la porte, ouvrit à nouveau.
- Qui êtes-vous ? L'entendit-elle demander.
Pas de réponse. Elle pensa que c'était une simple erreur, mais la porte ne se refermait pas. Quelques secondes plus tard, Tonok s'effaça devant l'inconnu. Je vais le faire exécuter, de me mettre ainsi en danger, songea la vieille dame. Puis son regard se reporta sur l'inconnu. Et elle se figea.

C'était un jeune homme tout à fait banal. Environ 25 ans, cheveux noirs coupés très courts, yeux bleus sombres. Il portait un jean sombre, et des baskets, pleines d'une poussière orange. Sa veste à capuche était d'un rouge sombre, tout à fait banale. Aucune marque distinctive. Et pourtant. Jamais elle n'avait vu un être humain dégager une telle aura de malfaisance.
Saigu avait passé beaucoup de temps dans la mafia. De longues années, durant lesquelles elle avait lentement franchi les échelons, pour être à la tête du serpent aujourd'hui. Durant cette période, elle avait vu beaucoup d'atrocités. Mais cet homme... ses crimes semblaient irradier de lui, se répandre dans la pièce, corrompre tout ce qu'ils touchaient. Elle avait déjà du tuer, mais lui... lui avait fait pire. Bien pire. Et il en était fier.

Il s'empara d'une chaise qui trainait dans un coin, et s'installa devant elle, sur le bureau. Il se tenait là comme s'il y avait passé sa vie. Autour de lui, les hommes de Saigu s'étaient reculé contre le mur. Aucun ne bougeait. Ils avaient trouvé leur seigneur.


- Bonjour, Saigu, commença-t-il en allumant une cigarette.
- Comment vous connaissez mon nom, murmura-t-elle. Elle était assaillie par les perceptions de cette aura toxique, devant elle. Aucun humain ne pouvait dégager autant de noirceur.
- J'ai mes sources. D'ailleurs, je vous l'ai amenée.
Il siffla. Et quelqu'un d'autre entra dans l'appartement.

Saigu le reconnut tout de suite. C'était le troisième homme qui était sensé liquider le chef des Red Scorpions. Sur lui, aucune trace de maltraitance. Pourtant, son regard exprimait une douleur et une folie inimaginable. Il portait un sac. Saigu n'avait pas qu'il l'ouvre. Elle discernait les formes. Les têtes de ses hommes.

- Voici ma source. Il a été particulièrement coopératif, voyez-vous. C'est grâce à lui si je vous connais, bien que l'inverse ne soit pas vrai.
Mais je suis quelqu'un de galant. Mon nom est Silas.

Peu importait à Saigu le nom de cet inconnu. C'était un être différent. Sans le compter, ils étaient 5 hommes dans la pièce. Tous les cinq habitués aux violences du sous-monde. Et aucun d'eux ne bougeait. Ils transpiraient de peur.
- Vous êtes une femme bien informée, reprit-il en se penchant sur le bureau. Et c'est justement ces informations que je cherche. J'ai besoin de savoir où se trouvent les laboratoires de Aenorth Inc.


Mais elle n'en avait aucune idée Elle ne connaissait même pas ce nom. Elle aurait bien essayé de mentir, pour sauver sa peau, mais elle était certaine qu'il l'aurait senti. Alors elle resta immobile, droite comme un i sur sa chaise en bambou.
- C'est fort dommage pour vous, soupira Silas en se relevant.



Bangkok. Thaïlande. 7H27 ( 39H après impact )

Silas ressortit du petit appartement. Derrière lui, 6 morts. Les policiers qui viendraient un jour où l'autre penseraient n'en voir que trois. Beaucoup trop de morceaux manquaient pour que cles bouts restants forment réellement six corps.

Il les passerait tous. Et il trouverait ce pourquoi on l'avait envoyé.

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Ven 16 Mar - 23:01

_____Yeah, je te réponds vite fait pour ne pas trop te laisser en plan mais je ne sais pas si je vais pouvoir continuer tout de suite ^^" :s Bref...

_____Mais je vais interdire les points, ma parole O_o !!! Enfin bon, je n'ai pas très bien aimé la dernière scène où notre ami le fou furieux massacre 6 personnes vraissemblablement armées O_o ... l'idée de l'aura qu'il dégage me paraît intéressante, à exploiter ;-) Je pense que ça pourrait être mieux décrit =)

Trop la classe le coup du bouchon dans l'autoroute =D ! ceci dit, j'émets des réserves sur le
Elshalan a écrit:
La violence du choc précipita Sarah contre la vitre, qu'elle fêla.

Bon, sinon, je pense reprendre le personnage que j'ai introduit et j'imagine que je vais devoir m'occuper de Starker ^^" Aussi, qu'est-ce que tu penses du fait d'introduire un dernier protagoniste important ? Je pensais à un civil qui serait pour la communication avec les extraterestres =D

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Dernière édition par Anaël le Jeu 21 Juin - 16:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Ven 16 Mar - 23:52

S'il les tue, c'est qu'il a un avantage ( que je ne dévoilerai pas ici (; ) qui lui permet de les vaincre. C'est aussi la cause de son aura (; bref, j'ai pas fait ça pour rien, j'ai une bonne idée d'où amener ce perso, et il va être crucial ( je t'en parle sur la CB si tu veux ).


Pour Starker, je crois en effet qu'il va falloir que tu t'en occupes ^^' mais je ferai plus d'efforts la prochaine fois, je ferai un point de vue de plus (:

Pour le civil, si tu penses qu'on peux s'en sortir avec 6 points de vue ( l'alien, le général, Sarah et william, le fou, Silas et ce civil ) alors OK (:

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Sam 17 Mar - 21:03

Cool =D Par contre je suis vraiment dans la message censuré car il contenait trop de fois le mot "cachalot" dedans jusqu'au cou en ce moment donc je ne vais pas te répondre tout de suite ^^" (:en fait j'enchaîne les exams depuis la rentrée 2012, ce n'est pas cool :s)

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Dim 18 Mar - 17:16

Ah merde :S

Bah tant que tu réponds dans pas trop longtemps (;

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Mar 20 Mar - 21:51

Oui c'est vrai qu'on n'est pas beaucoup à travailler là-dessus, but it can't be helped s: déjà que je ne sais pas si je vais pouvoir faire un truc correct au casino ^^"

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Ven 20 Avr - 12:32

Pentagone. Washington DC. 19H34 ( 41H après impact )


Starker s'assit dans son fauteuil en cuir. Le bunker de commandement en accueillait 14 autres semblable au sien. Ils étaient tous occupés. 4 généraux de l'US Air Force, dont la présence était plus que logique : c'était leur mission, après tout. Il y avait également 3 généraux de l'Etat-Major en plus de lui, et 2 amiraux de l'US Navy, prêt à coordonner une frappe via un sous-marin, au cas où les avions seraient interceptés. Les 4 dernières personnes étaient des agents du Renseignement.

Un léger bruit derrière lui lui apprit que le Président venait de se connecter à l'écran central, pour suivre en direct le déroulement de cette opération. Starker déglutit, même si la mission – baptisée « Épée Aveuglante » - n'était pas organisée par ces services. La dernière frappe nucléaire non expérimentale remontait à 1945. C'était une immense responsabilité historique qui pesait sur ce cabinet extra-ordinaire, d'autant plus que l'ONU et l'OTAN avaient refusé de cautionner une telle opération.

Si cela marchait, le monde les traiterait en Héros. Sinon... et bien, autant ne pas penser au pire.

- H moins 10 minutes, messieurs, annonça un des officiers qui se tenait devant les nombreux écrans disposés sur le pourtour de la salle.

Un silence de plomb régnait dans la salle, à tel point que le vrombissement des ventilateurs des ordinateurs était assourdissant.

- H moins 5 minutes.

Su l'écran central s'affichèrent plusieurs images. La première montrait la position relative des trois bombardiers sur une carte, la deuxième une vue satellite de la zone, la troisième la vue fournie par la caméra de nez du bombardier de tête. Sur cette dernière, on voyait clairement le nuage, posé comme une sphère épatée sur le bush australien.
« Mon Dieu, songea Starker, c'est immense ». Il douta tout d'un coup qu'une simple tête atomique puisse suffire à souffler cette horreur.

- H moins 1 minutes. Les bombardiers passent en zone d'attaque opérationnelle.
- On a du mouvement dans le nuage ! Cria soudain un autre technicien informatique. Sword 1 et 2, remontez à 20 000 pieds ! Sword 3, dégagement d'urgence !

En effet, au moment où les bombardiers passaient au-dessus des limites du nuage, un mouvement était apparu dans la masse noire. En quelques secondes, un tornade était apparue en-dessous du troisième appareil, menaçant celui-ci. L'affichage montra l'avion battant des ailes, tentant de se dégager du flux d'air et de gaz qui menaçait de l'entrainer, alors que les 2 autres appareils montaient à une distance de sécurité.

- ...crrrr... ici Sword 3 ! on est ...crrr…. la … nous aspire, elle répond....crrr.. mouvements ! ...crrr... se défend !
- Sword 3, dégagez le plus vite possible ! Manœuvre Fox 4, à 30 degrés ! Ordonna un des généraux de l'Air Force.
Mais c'était trop tard. L'avion était pris dans la tornade.
- ...crr... tenter... manœuvre de ...crrr … pas sûr... lâcher le bébé !

Straker n'avait pas compris ce qu'un bébé faisait faire dans la conversation, mais les autres avaient compris. Il regarda donc l'écran.

Grâce à la caméra de Sword 1, il put voir l'avion balloté libérer quelque chose, une masse sombre. Une seconde après, un immense flash de lumière grilla la caméra. La vue satellite montra une onde de choc se propager dans la surface du nuage, alors qu'une boule brillante était visible à la place de la position de Sword 3.
Alors il comprit. Les pilotes, dans une ultime tentative de survivre, avaient lâché dans la tornade une tête nucléaire.

L'horreur de ce qui se passait le frappa alors. L'onde de choc qui se propageait sur le nuage s'atténuaient, disparaissaient. La bombe n'avait eu aucun effet et le voile noir, loin d'être soufflé, se contracta, avant de lancer des dizaines de tornades, haute de près de 3 kilomètres, à l'assaut des deux avions restants. Il se défendait.

- Sword 1 et 2, ordre de lancer les têtes dès que vous êtes au-dessus de l'objectif ! N'oubliez pas l'angle de pénétration ! Dès que les bombes sont lâchées, manœuvres de repli Yellow 9 !

Les deux appareils étaient mal en point. Obligés de zigzaguer entre les cyclones, ils avaient toutes les peines du monde à rester entier.
Le quartier général était en pleine effervescence. Les assistants se criaient des informations, les généraux appelaient leurs assistants pour organiser le repli, le sauvetage des avions.

Starker regarda un des amiraux. Celui-ci, bien plus calme que les autres, venait de tapoter un ordre sur son assistant électronique. Il se demanda pendant une seconde ce qu'il avait ordonné, puis son attention fut reporté vers l'écran de contrôle.

Sword 1 était le plus en danger. Un gigantesque se trouvait juste en dessous de lui, et l'avion perdait peu à peu du terrain face au colossal appel d'air. Sword 2, pour sa part, venait d'éviter une tornade, mais une seconde lui arracha les empennages de la queue. Il avait activé sa propre caméra pour les généraux, mais cela risquait d'être complètement inutile.

Un des assistants hurla au bombardier autrefois à la tête de l'escadron de se dégager, mais c'était trop tard. L'appel d'air finit par vaincre la poussée des moteurs de l'appareil, et celui fut aspiré dans l'ouragan, et broyé en quelques secondes. Sword 2 bataillait, mais il semblait évident que son destin était également écrit.
Soudain, une lueur apparut dans l'image retransmise par Sword 2. En quelques secondes, l'assemblée put distinguer une fusée.

Le silence s'abattit sur la réunion. Le Président fixait les amiraux.

- J'ai ordonné une frappe à partir d'un sous-marin. Si celle-ci est un succès, notre avion aura peut-être une chance de s'en sortir, expliqua sans honte celui que Starker avait vu tapoter sur son assistant électronique.

Médusée, l'assistance se retourna pour voir les résultats de cette frappe de la dernière chance.

La fusée passa à toute vitesse près de Sword 2. Étrangement, aucune tornade ne se détourna vers le missile, et il plongea dans la nuée sombre.




Vaisseau extra-terrestre « Champax ». Point d'impact. 10H47



Une alarme stridente se déclencha dans le vaisseau. En une seconde, Guyr était debout, et courait vers la passerelle.

- Capitaine ! Lui cria un de ses officiers. Un objet inconnu s'approche de nous à toute vitesse ! Il sera sur nous dans 30 secondes !
- Enclenchez le bouclier ! Immédiatement !
- Je n'y arrive pas, Capitaine ! La salle des machines me refuse l'ordre ! Ils utilisent l'autorité électronique du second !

Guyr se rapprocha de l'intercom, et l'activa. Son second lui apparut, mais dans un état immonde : pâle comme un ciel d'hiver, du sang goutait lentement de ses yeux et de ses oreilles.
- Au nom du ciel, Janthrax, que faites-vous !?!
- Ce n'est pas moi, Capitaine, répondit le second d'une voix d'outre-tombe. C'est lui. Le nuage. Il veut nous annihiler.

Guyr se retourna. A travers la baie d'observation en cristal, il aperçut pendant un instant une lueur orangée à travers la brume sombre, avant que lui et son vaisseau soient percutés par une tête nucléaire américaine de 70 mégatonnes.



Pentagone. Washington DC. 19H47 ( 41H après impact )


- La frappe a impactée, annonça un des techniciens.

Pendant une seconde, il ne se passa rien. Puis l'image satellite commença à montrer des signes de mouvement. Une immense onde de choc, bien supérieure à la précédente, soufflait à travers le nuage, comme une onde sur une mare. Mais, une fois arrivée aux limites du nuage, celle-ci se révéla différente de ce que tous attendaient. Le nuage, plutôt que d'être soufflé par le souffle de l'explosion nucléaire, entamait une nouvelle phase d'expansion, bien plus rapide que les précédentes.

Un des généraux se mit à prier, alors que Sword 2 était détruit, après plusieurs minutes de résistance acharnée.

Un des agents de renseignement se crut devoir résumer la situation.

- La frappe nucléaire contre le nuage a occasionné la perte de trois bombardiers, leurs charges tactiques et leurs équipages, mais elle a surtout permis au nuage de récupérer une énergie qu'il met actuellement à profit pour accélérer son expansion. Il est désormais clair qu'il s'agit de quelque chose de plus complexe et dangereux qu'un simple phénomène climatique. On peut affirmer que le nuage a cherché à se défendre,c e qui démontre un certain niveau d'intelligence. Mr. le Président, que préconisez-vous ?

Le silence était parfait dans la salle, plus encore qu'au début de la réunion. Tous étaient effrayés par ce nouvel adversaire, qui retournait leurs armes les plus puissantes contre leurs utilisateurs.

- Je veux que le contenu de cette réunion soit diffusée au grand public. Peu importe notre image. Nous devons évacuer l'Australie.

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Ven 22 Juin - 21:23

Aller, ne t'inquiète pas, Elshalan, je vais te répondre dès que j'aurais un bon gros moment de disponible (peut-être mercredi prochain, en fait ;-) Mais faut vraiment que je me remette dans le bain, là U_U

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Sam 23 Juin - 16:11

Cool :-D

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Mer 27 Juin - 11:16

_____Le nuage se défendait. Il se contractait et générait des tornades. Le nuage avait absorbé l’énergie de l’explosion pour accélérer son expansion. On dirait presque un mauvais film. Un très mauvais film. Monsieur Smith sirota son thé tranquillement, ne sachant s’il fallait en rire, le prendre au sérieux ou s’en inquiéter, mais une chose était sûr : il y avait quelque chose derrière tout ça, quelque chose de visqueux. Et lui ne pouvait rien y faire, pas plus que tous les autres.

Aéroport de Londres, première plateforme européenne
_____Anna s’avança timidement parmi ces centaines de personnes de toutes les origines qui formaient un joyeux brouhaha. Du français, de l’anglais, du chinois et d’autres dialectes non identifiés se mêlaient bruyamment tandis que les écrans retransmettaient un vieux film américain, celui où des avions étaient réduits en poussière par un nuage. Où était donc son père ? Quelle conne, elle avait oublié son portable…

_____Alors qu’elle se perdait avec inquiétude dans l’immense flux de tant de passagers, l’image du président américain s’affichait dans les écrans, le vrai. Ce n’était pas un vieux film. Et maintenant, elle comprenait pourquoi son père lui avait dit de revenir : l’Australie allait être évacuée. Et elle fut prise d’une très grande panique : seule, perdue, incapable de retrouver son père et ayant laissé ses amis derrière elle, elle fit ce qu’elle avait fait tout au long du voyage : elle pensa à Sarah… si seulement elle avait pu la prendre avec elle ! Si ça se trouve elle… elle était …
_____Il était là. Devant, derrière, autours, partout, il était là ! Il le suivait, le pénétrait et l’affolait, il le hantait, le hantait, le hantait… Le nuage… il était partout ! Avec ses sourires d’ombres et de contrastes, ses éclairs verts et rouges si terrifiants et tellement saisissants… avec sa forme mouvante, massive et noire, il était vivant. Oui, il l’était, et maintenant il avait gagné tous son corps, toute la pièce, toute la maison, toute la ville. Maintenant il occupait chaque parcelle de ses poumons, chaque centimètre cube de son cerveau ; circulait dans ses veines, dans son sang, dans ses nerfs… Il était dans le nuage et le nuage était en lui. Il crut devenir fou, mais il l’était déjà. Bientôt, il allait perdre ce qu’il lui restait de conscience, bientôt le nuage allait totalement s’emparer de lui, il le savait. Il fallait fuir. Il fallait fuir mais il ne le pouvait pas. Le nuage le suivrait. Et comme bien d’autres, il sombrerait dans la folie ou mourrait.

Vaisseau extra-terrestre « Champax ». Point d'impact. 10H50
_____Un tremblement infernal avait secoué tout le désert, comme si la terre entière avait été soulevée, retournée et triturée ; des montagnes de sable volaient ça et là et les immenses cratères creusés par les explosions atomiques se comblaient de débris portés par les vents violents. Eux valdinguaient de partout, soufflés par d’improbables tornades, et le vaisseau extraterrestre, son bouclier et son système de sécurité avaient été soufflés, à peine épargné par la protection activée au dernier moment. A l’intérieur, des cris de panique et de folie retentissaient à droite et à gauche, et le nuage s’emparait progressivement de tous ceux qui ne s’étaient pas protégés, trop sonnés par l’impact pour s’occuper des masques à oxygène et tenues de survie qui avaient jailli de nulle part. Maintenant les quelques survivant peinaient à s’organiser devant ce nuage qui essayait manifestement de leur retirer ces masques et tenues, dernier rempart devant la volonté meurtrière d’un carburant dégénéré ; le seuil de la folie entre la civilisation et le sauvage esprit gouvernant le nuage.

_____Celui-ci allait triompher. Les réservoirs avaient été réduits en poussière, et la totalité du carburant s’était répandue dans l’atmosphère, permettant au nuage de décupler sa vitesse d’expansion. Plus que tout, c’était l’atmosphère terrestre, ce doux cocon rempli d’azote qui allait permettre à cet organisme optimisé pour servir de carburant de proliférer et de s’étendre sur toute la planète. Bientôt, tout sera noir, rouge et vert. Et alors, cet être qui jusque là servait de carburant pour des extraterrestre dominerais toute la planète. A l’intérieur du nuage, un sinistre orage retenti, comme un rire résonnant dans l’immensité.

Roissy Charles-de-Gaulle, premier aéroport européen

_____Le maître s’avança d’un air très contrarié : tous les vols en direction de l’Australie avaient été annulés. Pourtant, ses fidèles et lui-même étaient prêts : ils devaient se rendre dans le nuage noir, c’était la volonté des dieux ! Ce qui c’était passé dernièrement était un signe, les prémices du courroux céleste qui allait s’abattre sur la terre et eux, les témoins de Muzár, se devaient d’aller au-devant des dieux pour réclamer leur pardon… Eux seuls pouvaient assurer le salut de l’humanité, eux seuls pouvaient empêcher la catastrophe de se produire. L’avenir du monde était entre leurs mains, et ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne soit trop tard…

« -Mes frères », s’écria-t-il en plein milieu de la plateforme multimodale, « notre périple ne sera pas facile ! »

_____Un silence gêné accueilli ces paroles. Tout le monde en était conscient.

« -Nous trouverons une autre solution, quel qu’en soit le prix ! Suivez-moi ! »

_____Rien ne pouvait arrêter cette vingtaine de fanatiques endoctrinés, pas même la logistique cauchemardesque de Roissy, ni ses légendaires files d’attente.
_____Aux Etats-Unis, la secte Manéus avait également commencé à bouger : rapidement, elle avait orchestré des attentats afin d’empêcher la première puissance militaire de réagir contre le nuage, ou du moins la ralentir. Maintenant, elle se devait de dérouler le tapis rouge au Dieu Nébuleux, elle devait éradiquer toute forme de résistance au nuage, à commencer par l’ONU. Ses attentats contre le siège de l’organisation n’avaient pas empêché les frappes nucléaires, mais le nuage n’en a pas souffert, au contraire : son expansion s’accélérait. Et bientôt, de nombreux aéroports, de New York à San Francisco, de Seattle à la Nouvelle-Orléans, seraient victimes de sabotages visant à enrailler l’évacuation de l’Australie. Nul ne devait échapper au nuage, jamais !

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Lun 9 Juil - 17:49

J'avais pas vu que tu avais répondu ^^' désolé.

Bon, très bon texte ! ça relance la dynamique ( enfin ).

Je réponds bientot (:

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Dim 15 Juil - 17:05

_____Pas de problème =) ! J'espère vraiment qu'on va arriver à quelque chose de consistant =D En tous cas, je te laisse gérer tes délires avec ton tueur, Silas, là ^^' : tu ne m'as toujours pas dit ce qu'il venait faire là O_o ! Bref, j'essaie d'orienter l'histoire vers le scénario prévu initialement, càd une coopération finale entre les terriens et les extraterrestres pour faire face au nuage, mais, évidemment, ça ne se fera pas si facilement ;-) ! (:Donc évite de tuer tous les extraterrestres en leur balançant une ogive nucléaire alors que leur bouclier ne marche plus ^^':)

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Jeu 16 Aoû - 21:34

Monde entier. ( 80H après impact ).




_____Le décret de l'ONU était passé. Pour la première fois dans l'histoire de la Terre, l'Humanité dans son immense majorité était uni par un but commun, un objectif également unique : l'évacuation d'un pays grand comme un petit continent. Un défi à la taille de cet État immense : déplacer en quelques jours près de 25 millions de personnes. Mettre en mouvement un peuple entier, bientôt privé de terre, et dont la nationalité ne serait rapidement qu'un titre privé de sens, puisque le devenir du sol australien était à chaque minute plus incertain.

_____Le monde avait changé sa course. Plus aucun avion ne volait ailleurs que sur les routes aériennes australiennes. Tous les véhicules partaient à vide, chose impossible dans le système capitaliste classique, et revenaient chargés de passagers gratuits. Les États facturaient le carburant et le prix des vols.

_____Les immenses portes-containers avaient tous été mobilisés, et rapidement réarrangés en navires de transports de passagers. Les premiers se dirigeaient déjà vers les ports australiens.

_____Le commerce mondial était mis en sommeil, les industries tournaient au ralenti, les ports étaient mis en sommeil, et l'attention de 7 milliards de personnes était braquée sur l'Australie. Jamais un événement n'aura mis si rapidement, et avec autant d'intensité, la planète sans dessus dessous.


_____L'OTAN avait lâché des parachutistes dans toutes les villes du pays, et avait pris le contrôle de tout les ports et aéroports. Les militaires s'assuraient que les départs se passaient dans l'ordre et le calme, et n'hésitaient pas à tirer sur la foule. Quelques morts par balles valaient bien la survie de milliers de personnes.

_____D'autres fusillers étaient arrivés par voie classique, et ratissaient les villes progressivement abandonnées, à la recherche de personnes oubliées.



Port Augusta, Australie. 1200 kilomètres du point d'impact. 4H17 ( 80H après impact )




_____Sarah attrapa l'épaule de William, et Pem lui prit la main. La foule était tellement dense qu'il devenait quasi-impossible de rester ensemble. C'était pire que dans le pire des concerts où la jeune fille avait jamais été ( et pourtant, elle pensait avoir tout vu à ce niveau-là ).

_____Ils patientaient dans l'aéroport depuis près de deux jours, et la foule était toujours aussi importante. Mais ils avançaient peu à peu vers les terminaux d'embarquements, et des militaires distribuaient régulièrement des bouteilles d'eau et de la nourriture en sachet. Malgré tout, elle avait déjà vu trois personnes effondrées par terre, évanouies. Ou mortes. Elle avait voulu s'occuper de l'une d'elle, une splendide jeune fille à la peau brune, mais William l'en avait dissuadé, car il ne voulait pas prendre le risque de perdre des places dans la « file d'attente » que représentait cette immense cohue. Les trois jeunes gens avançaient, doucement mais surement, vers le salut.

_____Au-dessus, le ballet des avions était incessant, au sens propre du terme : à travers le plafond vitré, Sarah voyait une avion toutes les trois secondes. Elle se surprit à craindre pour sa vie, dans cette foule compactée. Si l'un des pilotes avait un accident et se crashait sur le terminal, elle n'avait aucune chance de survie. Elle ferma les yeux, posa la tête sur l'épaule de William, et tenta de dormir un peu.



Johannesburg. Afrique du Sud. 19H22 ( 80 heures après impact )


_____Jahra Eko enrageait. Son laboratoire venait de se remplir d'une horrible fumée bleue, et il avait du sortir. Heureusement qu'il s'était équipé de son masque à oxygène...

_____Il ne comprenait pas d'où venait l'erreur qu'il avait apparemment commise. Ses calculs étaient justes, il les avait à nouveau revérifiés, suite à l'échec précédent. Mais l'erreur persistait dans sa dissimulation.

_____M. Eko travaillait dans l'industrie des pesticides, et cherchait à mettre au point un produit apte à tuer les nuées de criquets qui ravageaient l'Afrique. Ses recherches l'avaient conduit à s'intéresser à la transmission électrique dans les nuages – les éclairs, en somme. Il pensait qu'un nuage apte à conduire le courant, une fois dispersé sur le nuage de sauterelles, détruirait les animaux en les électrocutant. Puis le vent dissiperait la substance, la rendant inoffensive.

_____La première partie du travail était faite : il savait comment rendre son composé conducteur. Le problème était que le composé augmentait en volume au contact de l'air plutôt que de se dissiper. Alors que ses calculs lui prédisaient le contraire.

- Encore ? Demanda Amata, son assistant.

_____M. Eko acquiesça gravement.

- J'ai entendu dire que votre composé provenait de l'industrie pétrochimique... glissa le jeune Sud-Africain.
- Comment sais-tu cela ?

_____Amata haussa les épaules. Comme beaucoup d'autres, il fréquentait également les milieux du sous-monde, et les rumeurs y circulaient vite. Jahra le savait, mais cela l'arrangeait : les plus grandes entreprises naviguaient toutes en eaux troubles, et certaines informations revenaient parfois par ces réseaux-là.

- On m'a raconté que certains avaient déjà réussi à le synthétiser, en supprimant l'expansion au contact de l'azote.
- C'est impossible, soupira M. Eko. Pour cela, il faudrait vaincre la liaison carbone-azote, la remplacer durablement par une liaison carbone-carbone, sans que le composé s'auto-assimile. C'est-à-dire qu'il faudrait constamment le réalimenter. Cela ne serait pas du tout viable
- On m'a dit qu'ils avaient trouvé une autre méthode.

_____M. Eko se félicita d'avoir gardé ce jeune homme aux si nombreux contacts. Il tenait peut-être sa solution.

- L'idée serait de fournir un point d'ancrage, une puissante source d'énergie auquelle se fixe le composé. Ils appellent ça le procédé Sciondar. Avec ça, plus de croissance. Et si on veut, en augmentant l'énergie fournie par l'ancre, on peut même faire rétrécir le gaz !
- Et tu sais qui a réussi à faire ça ?
- Je me rappelle plus de nom, mais c'est une entreprise arabe. Eneorth, Aomorse, je sais plus trop. Une grosse multinationale.

_____M. Eko songea aux possibilités que cette idée lui offrait. Si ils pouvaient faire augmenter ou diminuer le volume occupé par le gaz,cela permettrait un usage vraiment ciblé, sans aucun risque pour les populations. Mieux, un unique exemplaire pourrait être réutilisable, et servir pour toutes les invasions d'insectes !
La tête lui tournait face à de telles idées.

- Et tu sais comment ils s'y sont pris ?
- Non. Mais je sais que c'est quelque chose de très compliqué à mettre en œuvre. A un point qu'ils protègent ça mieux qu'une tête nucléaire.
- Je vais les contacter. Les grandes firmes sont toujours à la recherche de projets pour augmenter leur capital sympathie. Ça devrait les intéresser.

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Ven 17 Aoû - 12:44

_____Cool, la suite =D !!

Citation :
dans l'histoire de la Terre

Perso j'aurais mis pour la première fois de l'histoire =O !

Citation :
Le commerce mondial était mis en sommeil, les industries tournaient au ralenti, les ports étaient mis en sommeil, et l'attention de 7 milliards de personnes était braquée sur l'Australie. Jamais un événement n'aura mis si rapidement, et avec autant d'intensité, la planète sans dessus dessous.

_____Oh, j'adore le mouvement général qui s'empare du monde, cette humanité qui s'unifie dans un but commun et tout : ça donne vraiment une impression de grandiose =D ... Par contre, pourquoi utiliser tout le temps l'imparfait =O ? Perso, il y a des moments où j'aurais préféré le passé simple ^^'

Citation :
Sarah attrapa l'épaule de William

Oh, mets-moi un petit peu plus d'investissement, dans tous ça... s'agrippait aux épaules de William ?

Citation :
mais William l'en avait dissuadé

_____Oh, on sent le scénario catastrophique Hollywoodien où le mec essaie désespérément de retenir la fille en disant "tu ne peux rien pour lui"... dommage, je crois qu'on rate un truc en passant dessus aussi rapidement >_<

_____Yeah, en tous cas j'adore tes idées sur l'industrie de pétrochimie, là, on sent que ça a quelque chose à voir avec le nuage, n'est-ce pas ? Personnellement, j'aimerais bien faire de ce scientifique un de nos personnages principaux : il sera la clef pour résoudre le problème... ou l'aggraver, qui sait ? En tous cas, je sens qu'on avance plutôt bien =D ... Faudra peut-être trouver un moyen de faire entrer les hommes en contact avec les E.T., maintenant... qui sait... un survivant de l'attaque nucléaire (tu sais, les avions qui se sont écrasés), ou un groupe de survivant, pourrait rencontrer ce qu'il reste des E.T. ... pourquoi pas ?

_____Bref... je pense qu'on a assez de personnages, là =D

-William, Sarah et Pem (subissent l'action)
-Anna (témoin de l'action)
-Starker (acteur - contre l’expansion du nuage par tous les moyens)
-Les E.T. (subissent l'action)
-Les survivants de la frappe aérienne (subissent l'action)
-Silas (acteur - c'est toi qui sait =O)
-Le fou "possédé" par le nuage (acteur - pour l'expansion du nuage par tous les moyens)
-Les témoins de Muzár (acteurs - pour l'expansion par un moyen religieux ou mystique)
-La secte Manéus (acteurs - pour l'avènement du Dieu Nébuleux par des actions terroristes)
-Eko (acteur - contre l'expansion du nuage par des moyens scientifiques)

_____Bon, y'a aussi le nuage, mais ce n'est pas vraiment un personnage même si on va le traiter comme tel =) Après, on pourra toujours en rajouter d'autres, mais faudra aussi définir des réactions face à la vie extra-terrestre : tel ou tel personnage sera-t-il pour établir un dialogue ? Il faut savoir que la majorité va penser que les E.T. sont à l'origine du nuage (:ce qui est vrai:) et qu'ils veulent envahir la Terre (:ce qui est faux:)... la plupart des réactions seront donc hostiles !!

_____Par contre, je ne pense pas pouvoir faire une réponse très très longue, mais je vais essayer de continuer de relancer la dynamique en créant un tournant : une rencontre humains/E.T., des révélations scientifiques et des actions de la part des deux sectes et du fou, c'est à peu près ce que j'ai en tête =D

_____Bon, par contre, je n'ai pas trop d'idées pour les révélations scientifiques, donc je vais lâchement te laisser gérer ça ;-)... bon courage ♫ =D

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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Sam 18 Aoû - 23:14

Aéroport de Melbourne, 80h après impact :


_____Alors que l’avion entamait son atterrissage, les autorités furent débordés par la foule paniqué : les gens poussaient, criaient et se bousculaient… Malgré les menaçantes armes à feu des deux soldats qui empêchaient les flots d’avancer depuis plusieurs heures, la puissante et impérieuse marée déborda les deux hommes. Surpris, pris de court, ils hésitèrent une seconde de trop : déjà, le flux inendiguable les repoussait encore et encore et ils furent balayés, renversés, piétinés et réduits en bouillies par cette horde qui ne le remarqua même pas, et tout le monde se précipita dans le couloir pour pénétrer dans l’avion et avoir enfin sa place pour le salut. Le nuage était proche, ils le savaient. Dans peu de temps, il sera sur la ville et cette simple pensée suffisait à provoquer de puissantes vagues de panique. Personne ne voulait rester ici une seconde de plus…

_____Pendant que les australiens se battaient en eux et que les touristes étouffaient et s’entassaient dans l’afflux d’arrivants qui entraient en désordre dans le véhicule, vingt-cinq clandestins sortaient discrètement de l’arrière, foulant enfin le sol australien, l’objectif de leur Quête. Roissy avait été un enfer, mais ils étaient parvenus à le surmonter. Maintenant, leur périple ne faisait que commencer, mais ils se devaient de triompher de tous les obstacles : ils ne pouvaient pas échouer. Peu importe ce qui se dresserait devant eux, ils iraient jusqu’au bout de leur pèlerinage et mettraient un terme à l’avancée du nuage purgateur. Parce que l’humanité avait pêché, ils leur fallait donner de leur âme pour expier le mal. Bientôt, leur procession s’avancera indéfectiblement dans le désert pour aller à l’encontre du nuage. Bientôt, leurs esprits ne feront plus qu’un avec celui du Tout, dans une ultime communion qui assurera l’absolution à la misérable espèce humaine…

Très loin au Nord-Ouest, à la frontière du nuage :


« -Et nous apprenons un nouvel attentat de la secte Manéus. Ces extrémistes terroristes ont réussi à introduire d’indétectables explosifs dans un avion en direction de Melbourne qui a explosé alors qu’une véritable marée humaine se précipitait à l’intérieur. Les autorités parlent de plus de cinq cent victimes, des chiffres qui restent à confirmer… »

_____Il sourit. Décidément, ces étranges petits bipèdes étaient plus incroyables les uns que les autres. Qu’importe. Maintenant qu’Il avait mis les pieds sur Terre, Il avait trouvé sa place. L’air lui donnait tout ce dont il avait besoin en des quantités inimaginablement plus importantes que tout ce qu’Il avait connu. Grâce à cela, Il avait pu grandir. Ses yeux se posèrent sur le rétroviseur pour contempler sa masse sombre qui s’avançait au loin. Oui, Il allait bientôt pouvoir recouvrir cette planète toute entière, et bien d’autres tomberont sous sa domination… En tournant la tête, Il se dit que c’était pratique, d’avoir un corps. On ressent tellement de chose… on se sent tellement plus vivant… Oui, cette sensation… cet air qui envahit ses poumons… c’est enivrant… Les autres doivent connaître ça, également. Il irait, Il partirait en tant qu’émissaire du nuage… Oui, les siens n’avaient rien à craindre du nuage… Il leur apporterait tellement de nouvelles sensations…
Après que le nuage lui eût souri, l’homme avait tenté de résister, vainement, longuement. Mais peu à peu, une sensation nouvelle s’est immiscée en lui. Oui, ça faisait du bien… Il aima cela, et il voulut en goûter d’avantage. Il respira le nuage à pleins poumons, et chaque nouvelle respiration lui apportait une joie nouvelle, une plénitude, la sensation de faire partie d’un Tout. Oui, Il était le Tout, Il était le nuage. Il l’avait compris, maintenant. Il avait tenté de résister, de s’accrocher à son identité, à sa personnalité, mais le nuage s’est imposé. Il ne resta plus rien de lui. Maintenant, Il était le Tout. Et tous les autres devraient le rejoindre pour goûter à la charmante étreinte de l’absolu.

Ruine du vaisseau Champax, 41h après impact :


_____John détacha sa ceinture et s’empara vivement du masque à oxygène qui avait surgi devant lui. Il ouvrit les yeux mais ne voyait que du noir, du noir et encore du noir. Brassant le nuage de grands et amples mouvements, il tituba sur quelques mètres avant de trébucher sur un cadavre gémissant :

« -Hey, mec, ça va ? »

_____Pas de réponse. Inquiet, il retourna à tâtons le corps gesticulant, et lui appliqua son propre masque à oxygène, retenant sa respiration le temps de trouver une autre solution :

« -Argh, mon œil ! », protesta le soldat…
« -Man.. Ici Sword 1... vous m’entendez ? »

_____Entre deux éternuements étouffés, ledit "Man" se plaqua le masque à oxygène sur le nez pour prendre une longue respiration et répondre :

« -Sword 1, vous avez survécu ! Ici Sword 3 ! Ma chaise a été éjectée juste avant la collision… tu crois que ça a marché ? »

_____Pendant que le pilote enregistrait les informations, son collègue se débâtit pour trouver son masque et le lui tendre :

« -Tiens… merci pour le masque ! … on n’y vois rien dans cette purée de pois… je crois que les opérations sont un échec.
-Viens ! Faut pas rester ici ! »

_____Les radiations. Un danger terrifiant qui accompagnait toute frappe nucléaire. Une menace invisible qui provoquait malformations, décès et cancers, la terreur du 20e siècle, l’objet de tous les fantasmes des films apocalyptiques, la crainte irrationnelle de ce qu’on ne comprend pas ou ce contre quoi on ne peut rien, voilà ce qui les menaçait. Et même maintenant, au 21e siècle, là où la menace d’un conflit nucléaire a été écartée, ces rayonnements causent toujours autant d’inquiétudes. Être ici, exposés sans protection à des niveaux prodigieux de radiation, au milieu de nulle part dans un désert australien submergé par un nuage, cela était particulièrement oppressant. Mais, plus que tout, plus que la terreur due aux radiations, plus que cet inquiétant nuage noir parsemé d’éclairs rouges et verts tout droit sortis d’un de ces films de science-fiction, la certitude inébranlable qu’il n’y a aucune échappatoire les accablait aussi certainement que la promesse d’une mort longue et douloureuse…


« -Capitaine !
-Quoi encore ? »

_____Son officier lui tapait sur les nerfs depuis plusieurs minutes : il n’avait de cesse de lui annoncer une mauvaise nouvelle, au moins une toutes les dix secondes : « Capitaine, nous avons perdu les trois quart de notre effectif ! », « Capitaine, plus aucun moteurs ne fonctionne ! », « Capitaine, Janthax ne répond plus »… Il l’agaçait. Ne pouvait-il pas lui annoncer une bonne nouvelle, pour une fois, ne serait-ce qu’une seule ?
« -C’est Janthrax ! Il dit qu’il est parvenu à faire fonctionner le moteur de secours ?
-Ah ? »

_____Après l’explosion qui a tout ravagé, ce malgré leur bouclier qui s’est activé à pleine puissance, ils avaient connu de grandes difficulté à cause de ce carburant poisseux qui s’immisçait partout : dans les vêtements, derrière les masques, dans les yeux… Ce fut un véritable combat pour enfin fermer hermétiquement leur combinaison –sans que de la fumée ne fût à l’intérieur –si bien que leur première priorité, une fois le danger écarté (car, oui, étant donné le comportement de ceux qui avaient trop respiré la fumée, il s’agissait bien d’un danger, et pas des moindres), fut de se débarrasser du carburant. Pour ça, ils se sont emparés des morceaux encore exploitables des réacteurs qu’ils avaient miraculeusement trouvé dans le noir, mais restait à trouver un moyen de les faire fonctionner. En annonçant que les moteurs de secours étaient de nouveau opérationnels, l’officier apportait deux bonnes nouvelles : Un, Janthrax se trouvait parmi les survivants et, deux, ils allaient enfin pouvoir y voir quelque chose.

_____Lorsque l’antiquité marchant avec une batterie chimique se mit en route, le réacteur provoqua une terrifiante rafale qui souffla tout, Guyr, son officier, ses subordonnés, les débris du vaisseau et le nuage. Les plus petits débris et le nuage furent soufflés sur des kilomètres. Le capitaine fit un vol plané de plusieurs mètres et atterrit lourdement sur le sable aride avant de se mettre à jurer :

« -Bon sang, mais tu ne peux pas faire attention !!! »

_____La lumière du Soleil parvenait enfin à leur regard. John et son ami contemplèrent, éberlués, la première forme de vie extraterrestre qu’il leur fut donnée de voir. Elle était là, à quelques centimètres, en train de vociférer des paroles incompréhensibles.

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Elshalan
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MessageSujet: Re: Et à l'horizon, le ciel noir...   Mar 30 Avr - 13:58

Johannesburg, Afrique du Sud. 11H14 ( 120 heures après / 5 jours après impact).



Bruits de pas. Conversations étouffées. Lumière tamisée.
Le sol est en béton. Des vitres teintées tout autour. Caméras aux angles, une chaise et une table. Décor spartiate au possible. Tout est froid.
Elle secoua la tête, tentant de s'éclaircir les idées. Mais tout était flou, irréel. Les dernières heures n'était qu'un ramassis d'images et de sons, mises ensemble sans ordre ni logique. L'avait-on droguée ?
Elle était dans une pièce, attachée à une chaise. Elle avait peur.
Elle s'éclaircit la gorge.
- Oouéahm !
Pas assez compréhensible. Elle avala sa salive, et recommança.
- William !
Beaucoup mieux. Mais le son se répercuta sur les murs en acier, sans qu'aucune réponse ne lui parvienne.
Une porte s'ouvrit derrière elle, et une lumière crue et froide lui brûla les yeux.
La porte se referma, et des pas claquèrent sur le sol en béton. Elle finit par distinguer un homme en costard noir, au visage peu amène. Elle avait peur. Mais où était-elle donc ? Et pourquoi ses souvenirs étaient-ils si flous ?
- Bonjour mademoiselle. Sarah Walker, c'est ça ? Je suis l'agent Cohlson. Vous savez où vous êtes ?
Elle gémit, incapable de penser correctement. Ils avaient pris l'avion, non ? Elle avait tellement mal à la tête..
- Non, monsieur... Je suis désolé. Dîtes-moi où je suis. Pourquoi je suis attachée ?
L'agent soupira, et posa sur la table métallique un dossier blanc. Il en sortit des photos, qu'il garda face retournée.
- Vous êtes à Johannesburg, mademoiselle, dans les locaux de la SANDF, l'armée sud-africaine. Pour être tout à fait exact, nous sommes dans un bâtiment de la cellule antiterroriste du commandement intégré, à Johannesburg, qui nous a été gracieusement prêté par la SANDF. Et moi, je suis un agent civil de la NIA, l'agence de sécurité intérieure sud-africaine, qui est là pour débriefer ce qu'il s'est passé dans votre avion.
Elle n'avait rien compris. Mais elle avait bien pris l'avion, apparemment. L'Afrique du Sud...
Quelque chose dans ce nom la rassura, lui procurant un sentiment de soulagement qui fit disparaître sa peur d'être enfermée et attachée. Mais pas moyen de savoir pourquoi... D'où venait l'avion, exactement ?
- Je ne me rappelle de rien, monsieur, s'excusa-t-elle.
- Oui, c'est normal. Vos souvenirs vont vous revenir peu à peu, au fur et à mesure que vous reprenez conscience. Votre exposition à la substance ont altéré votre mémoire immédiate.
- Pourquoi je suis attachée ? Demanda-t-elle.
- Parce que certains d'entre vous se sont révélés malades, contaminés, et se sont montrés violents envers le personnel médical et les agents qui les interrogeaient. Nous prenons désormais nos précautions. S'il s'avère que vous ne présentez aucun symptôme, nous vous détacherons et vous serez prise en charge dans un hôpital militaire.

Sarah secoua la tête. Elle se rappelait le nuage, à présent. Le terrible nuage, qui semblait les poursuivre à travers le bush. C'était pour cette raison qu'elle était soulagée d'apprendre qu'elle était en Afrique du Sud : elle était loin de cette chose. Elle était sortie d'affaire.
- Vos souvenirs commencent-ils à revenir, mademoiselle ?
Elle hocha la tête, et regarda l'agent, pour la première fois. C 'était un métis d'environ 40 ans, le crâne rasé et les yeux bleus. Il n'avait pas l'air méchant, mais semblait vraiment vouloir l'aider.
Elle se détendit.
- Je souhaiterai que vous nous retranscriviez tout ce dont vous vous rappelez.



« Un avion est arrivé. Un gros. Peut-être un A380. Peut-être était-il plus gros.
Les premières personnes, les plus près des barrages militaires, ont fini par renverser les deux jeunes soldats qui gardaient la porte de notre terminal. La porte 4, il me semble.
Nous avons couru vers l'avion, et nous allions presque le prendre d'assaut. Nous étions désespéré, vous comprenez ? Nous avions peur du nuage. Peur de mourir.

Elle regardait l'agent Cohlson, dans le but d'obtenir un signe d'excuse, mais lui ne montrait rien. Il se fichait de cette partie, apparemment. Dommage, c'était la plus claire dans son esprit.
« Un bataillon de militaire est arrivé. Ils on tué seize personnes avant que nous ne nous arrêtions. Après, ils nous en mis en rang, sans jamais baisser leurs armes, et nous on fait monter un par un dans l'avion.
- Selon vous, combien de personnes sont montées dans cet avion ?
« Je dirai quatre cent. Peut-être plus. Je ne comptais pas vraiment. J'essayais désespérément de rester avec William et...
Elle s'interrompit, cherchant ce nom dans sa mémoire défaillante. Elle l'avait sur le bout de la langue. Cet Australien métis, qui les avait récupéré dans le désert... Pel... Bel...
- Pemulwuy ! S'exclama-t-elle, heureuse de cette victoire sur elle-même.
Mais l'agent Cohlson n'en avait visiblement rien à faire, et il lui fit signe de continuer d'un geste de la main.
« Euh... oui, pardon, s'excusa la jeune fille. Donc, je faisais attention à rester avec William et Pemulwuy, afin de ne pas les perdre, et que nous ne soyons pas séparés.
Nous avons fini par monter dans l'avion. On était pas les derniers, mais pas loin, et je n'étais pas très rassurée...

Elle stoppa de nouveau, et regarda l'agent en face d'elle.
- Mes sentiments ne doivent pas vous intéresser beaucoup, n'est-ce pas ? Murmura-t-elle en faisant la grimace.
- Si cela vous permet de garder une progression linéaire et fluide dans le déroulé de votre mémoire, je ferai avec, répondit-il avec un sourire.
Mais j'aimerais savoir si, à ce moment-là, vous avez remarqué quelque chose d'étrange, d'inhabituel, même pour la situation qui était la votre à ce moment-là.
Sarah plongea dans ses pensées, cherchant des éléments qui pourraient importer dans ce qui était visiblement une affaire importante.
« Un homme a craché sur les cadavres, finit-elle par dire. Un mec, normal, s'est avancé et a craché sur les cadavres des gens tués pendant la ruée. Il leur a même mis un peu de poussière rouge dessus. Je m'en rappelle bien parce qu'il portait des chaussures blanches, et que ça me semblait ridicule de faire ça, qu'elles seraient toutes sales après !
Elle eut un petit rire, mais un autre élément lui revint en mémoire.
«  On a été bloqué quelques minutes aussi. Les militaires refusaient de laisser monter deux hommes en costards gris sombre. Je ne sais pas pourquoi, ils se disputaient à propos d'un objet que portaient l'un des deux hommes en costard. Je n'ai pas vu ce que c'était, mais ils ont fini par les laisser monter.
Cohlson acquiesça.
- Et ensuite ?
«  Ensuite ? Eh bien, le vol. Le soulagement d'avoir quitté cet enfer, le soulagement d'être enfin sorti d'affaire.
Elle tiqua. Quelque chose lui murmurait qu'il y avait un accroc dans cette trame mémorielle bien ficelée. Elle se prit la tête entre les mains, et commença à marmonner.
«  Je crois... Je crois qu'il s'est passé quelque chose. Oui...
Les éléments revenaient peu à peu à sa mémoire. Le vol était sur la fin...
«  Nous étions à vingt minutes de l'arrivée. C'est le pilote qui nous l'a dit. Et là... et là...
Elle ferma les yeux et se pressa les tempes des paumes des mains. Quelque chose de grave était arrivé...
«  Un des hommes en costard... s'est levé... Et il a attrapé sa mallette.
Chaque souvenir était une pièce de puzzle dénichée au milieu d'une mer de souvenirs au prix de durs efforts.
«  Et là... Il y a eu une turbulence.
Elle se revit, assise, regardant distraitement cet homme prendre sa mallette noir et argent, la sortir précautionneusement de son rangement, et essayer de la descendre.
« Il faisait très attention, comme s'il manipulait de la glycérine. Je me souviens m'être félicité, car le connaissais le mot glycérine, et que c'était quand même assez peu courant parmi les gens que je côtoie...
La scène continuait à se jouer doucement dans sa tête, la suite arrivant par petits.
« La turbulence était vraiment tombée au mauvais moment, parce que la mallette lui a glissé des mains et est allé s'écraser par terre.
Elle revit l'attaché-case glisser horizontalement des mains de l'homme et descendre petit à petit vers le sol en moquette, pendant que l'expression de son propriétaire passait de la surprise à l'horreur extrême.
Elle revit la mallette s'écraser au sol, son couvercle se briser sur l'angle métallique d'un fauteuil, et...
« La mallette s'est brisée... Et là...
Et là...
De la fumée avait commencé à sortir. Il ne lui avait fallu qu'une seconde pour qu'elle comprenne. Le nuage.
Elle hurla.


Des mains se posèrent sur ses bras, sur son torse, sur sa tête. Des paroles douces et apaisantes lui furent murmurées à l'oreille. Un parfum de sel et de fleurs des champs lui effleura les narines. Peu à peu, elle finit par reprendre son calme.
Elle rouvrit les yeux, et vit que deux médecins en blouse blanche la regardaient, un air soucieux clairement affiché sur le visage.
- Ça va, marmonna-t-elle. Ça va.
Elle avait un goût cuivré dans la bouche. Il semblerait qu'elle se soit mordu la langue.
Les médecins consultèrent l'agent du regard, avant de prendre congé.
Sarah secoua la tête, encore étourdie par cette crise de panique, puis regarda Cohlson en face d'elle.
- Elle contenait le nuage, déclara-t-elle d'un ton grave.
- Dîtes-m'en plus.

« C'était le même gaz que le nuage. Ce même noir profond, étouffant, comme si c'était de la mousse. Pas de dispersion, pas d’éclaircissement, juste l'impression de voir un nuage, capable de tout avaler, de tout dévorer.
Il a commencé à se répandre de la mallette. Rapidement, comme ça, sans avoir besoin de quoi que ce soit, il grandissait, s'étendait à travers la cabine. Puis il a commencé à toucher des gens.
Sarah frissonna. Ses pensées et sa mémoire étaient redevenues claires comme du cristal, et ses souvenirs étaient pour le moins sinistres.
« Certains se sont mis à hurler, et leur sang a commencé à leur couler par les yeux, le nez ou les oreilles. D'autres se contentaient de se convulser comme des poissons sans air, alors que le nuage rentrait dans leur bouche. C'était horrible. !
- Et ensuite ? Les hommes en costards ont-il réagi ?
Elle posa sur lui un regard soupçonneux. Comment pouvait-il savoir cela ?
- Vous n'êtes pas la première personne que j'interroge, se justifia l'agent face à la question implicite. Certains m'ont expliqué qu'il leur semblait que les hommes en costards avaient fait quelque chose. Cependant votre place vous a sûrement permis de voir ça plus précisément.
Elle renifla, à peu près convaincue, et réfléchit.
« Oui, ils ont réagi tout de suite. Lorsque celui qui a fait tomber la mallette l'a vu se briser, il a crié quelque chose à son collègue, et ils ont immédiatement mis des masques à gaz.
Ensuite, le second a sorti un... une...

Elle cherchait le mot pour décrire l'objet que l'homme avait sorti. Mais puisque rien ne semblait convenir, elle se lança dans une description.
« C'était constitué d'un manche long, avec à un bout une sphère, et à l'autre bout un cône troué. L'objet était noir. La petite boule avait une mince encoche qui en faisait le tour, et émettait une lueur orange.
Et il y avait un symbole, peint en bleu sur le cône.

Elle s'interrompit. Malgré ses souvenirs revenus, elle n'avait pas pris garde à ce symbole, paniquée par le nuage dans l'avion.
- Pourriez-vous me le décrire, s'il vous plait ?
« Oui... Il était... Bleu. Bleu turquoise. On aurait dit... eux parenthèses entourant un point, et barré par une ligne en diagonale. Je ne le connais pas.
L'agent acquiesça, et reprit :
- Et après ? Vous vous souvenez de ce qu'il s'est passé ?
«  Euh... Oui, à peu près. Celui avec l'engin bizarre a frappé l'autre avec, comme pour le réprimender, puis s'est approché du nuage. Et il l'a...
- Il l'a … ?
« Je crois qu'il l'a aspiré. Mais je ne me souviens plus vraiment. J'étais en train de m'évanouir.
Elle avala sa salive, et repassa dans sa tête les événements.
- C'est tout ce dont je me souviens, conclut-elle.




L'agent Cohlson hocha la tête, perdu dans ses pensées, avant qu'une voix retentisse dans la petite pièce.
- Laissez-la partir.
Cohlson regarda la vitre derrière lui, avant de se lever, et de défaire les attaches en cuir qui maintenaient la jeune fille.
- Vos amis sont dans la pièce au fond du couloir, lui dit-il en lui ouvrant la porte. Merci de votre coopération.








Australie. Point d'impact. ( 00h12. 41 heures après impact ).



Les trois pilotes se regardèrent. Eux qui étaient à la limite du suicide, chose moins horrible que la mort lente par manque d'oxygène, avaient désormais devant eux un être gesticulant et vociférant si fort qu'on pouvait l'entendre grogner même à travers son casque.
Les trois hommes, entraînés aux situations les plus inattendues, comme tout les pilotes, se jetèrent immédiatement au sol, et dégainèrent leurs armes de secours : des revolvers de calibre 9mm, vraisemblablement inutiles face à cet adversaire.
La colossale explosion qu'ils avaient ressenti quelques secondes plus tôt avait soufflé le nuage au-dessus de leurs têtes, et à la lumière de la lune qui se distinguait dans le ciel nocturne, ils pouvaient voir la créature.
C'était un humanoïde, bien plus grand qu'un humain – plus de deux mètres de haut. Il avait la peau grise, et portait une combinaison noire et épaisse qui moulait ses muscles puissants. A ses pieds, des chaussures lestées de métal scintillaient à la lueur des étoiles
. Ses bras étaient entièrement nus, et ses mains comportaient un deuxième pouce, en dessous de l'auriculaire. Sa tête, recouverte d'un masque à gaz étrange, n'était pas visible, mais son crâne nu ne comportait aucun cheveu.
Il se retourna et regarda le ciel, ou le nuage s'empressait d'emplir l'espace laissé par la colossale explosion, ce qui ne lui prit que quelques minutes.
Le pilote de Sword 1, le Capitaine Hawk, appuya sur la radio intégrée à son casque, et appela les deux autres officiers.
- Qu'est-ce qu'on fait ? Demanda-t-il.
- On n'a reçu aucune instruction concernant une possible rencontre avec les extra-terrestres, répondit le Lieutenant Ackles, copilote de Sword 3.
- Je pense que nous n'avons plus vraiment le choix de la décision, trancha le Capitaine Winchester, pilote de Sword 3.
En effet, six extra-terrestres les encerclaient, pointant sur eux des armes lumineuses et clairement létales.



Ils se retrouvèrent rapidement en cellule, dans ce qui restait du vaisseau.Au vu des dégâts, le crash avait dû être terrible. La marque, tracée dans le sable rouge du désert, faisait trois fois la largeur du vaisseau, et bien qu'ils n'aient pu voir assez loin à cause du gaz noir, ils se doutaient tout les trois que la traînée devait s'étendre sur plusieurs kilomètres.
Le bâtiment était lui-même en mauvais état. Des cables contenant des liquides multicolores étaient brisés à plusieurs endroits, formant des flaques au milieu des couloirs. Les cloisons, en acier ou en matériau composite extra-terrestre, étaient froissés, pliées, voire carrément absente. Leur cellule était en fait une pièce de stockage de vivres, qui avait pu être reconditionnée pour leur fournir une atmosphère respirable.
Ils n'avaient désormais plus qu'à attendre, mais au moins était-ce préférable à la mort programmée qui les attendait encore une heur plus tôt.

Ils étaient tout les trois assis contre les parois composite blanches, attendant qu'on leur dise ce qui allait leur arriver. Personne ne parlait, personne ne bougeait. Leurs combinaisons de vol étaient tout ce qui leur restaient : on leur avait pris armes, documents, matériels, et même leurs bijoux. Ils ne pouvaient rien faire. Alors ils attendaient.

Au bout de quelques heures, la porte s'ouvrit. L'air de leur cellule commença à s'échapper, mais de manière douce, preuve que la pression et l'air utilisé par ces extraterrestres n'était pas si différent du leur.
L'un des aliens pénétra dans la pièce, leur tendant trois boules d'une trentaine de centimètres de diamètre. Au vu de l'incompréhension des humains, il en mis une sur le bas de son visage, et fit mine de respirer.
- Ce sont des masques à oxygène, comprit Hawk.
Ils attrapèrent les trois boules, et les placèrent sur le bas de leur visages. Le boules fondirent, se positionnant sur leur nez et leur bouche, et quelques secondes après ils pouvaient respirer parfaitement.
L'alien leur fit signe de le suivre, et ils s'engagèrent tout les quatre dans un couloir à moitié tordu. Le plancher inégal, les lumières bleues clignotantes et les étincelles visibles partout montraient bien que les dégâts subis par le vaisseau étaient colossaux.
Cependant, ils finirent par arriver sains et saufs dans une salle circulaire. Une vingtaine d'extraterrestres étaient réuni, en cercle le long du mur, les bras croisés. Ils avaient l'air surpris, mais comment en être sûr ? Après tout, aucun des trois aviateurs n'avait de diplôme en morphologie faciale humaine, et encore moins pour les espèces extra-humaines.
Au centre de la pièce, six fauteuils, dont un totalement brisé, semblaient attendre les trois humains.
- Je le sens pas, murmura Ackles.
- Silence, Lieutenant, répliqua Winchester d'un ton sec. Essayons de comprendre ce qu'ils veulent nous faire faire.
L'un des extraterrestre s'assit dans un des sièges, et un anneau métallique s'attacha autour de sa tête. Quelques secondes après, une image de la salle ou il se trouvait apparut sous forme d'hologramme, flottant tranquillement au-dessus de son fauteuil.
- Je crois que ça traduit nos pensées, dit Winchester. Enfin, je suis pas sûr hein..
- Moi j'essaye, décréta Hawk. Vous faîtes comme vous voulez.
Mais les deux autres le suivirent, et ils se retrouvèrent sur trois fauteuils, le crâne entouré par les bandeaux. Un des aliens baragouina quelque chose dans une langue gutturale, aux voyelles quasi-absentes.
Mais les trois humains eurent bientôt un sujet plus important à traiter, car une monstrueuse pression s'exerça sur leur cerveau. Elle ne dura qu'une seconde, mais la douleur avait été si forte qu'il leur semblait qu'on leur avait broyé le cerveau au mixeur.
- Est-ce que vous nous comprenez, demanda l'un des extraterrestre.
Il ne l'avait pas demandé en anglais, évidemment. Mais pour les trois aviateurs, l'ensemble avait été traduit directement dans leurs pensées. Ils hochèrent la tête.
- Bien, continua un autre. Je suis le capitaine Guyr, leader de ce navire. Et vous allez nous dire comment nous allons pouvoir nous sortir de cet incroyable bordel.

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