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 Le texte. [Titre provisoire.]

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Anaël
Commandant de Bord
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Où suis-je ? : En Italie.

MessageSujet: Le texte. [Titre provisoire.]   Mer 9 Aoû - 11:46


Prologue

_____Il était une fois, dans le lointain royaume de l’Agliété, la princesse Iris. Depuis sa plus tendre enfance, Iris était très aventureuse : en quelques instants, elle pouvait escalader le plus haut des cyprès, descendre en toboggan la plus grande des cascades, traverser la forêt de liane1  en liane et terrasser le chef de la garde au combat à l’épée ! Étant toujours très occupée à courir à droite et à gauche, elle ne pouvait pas se concentrer sur les cours de sa préceptrice Mlle de la Haute Maison. Par conséquent, bien qu’elle possédât une affinité inexplicable pour les mathématiques, son niveau en langues était lamentable. La princesse Iris avait un petit frère qui, à quelques points près, était son opposé. En effet, le petit Neikos, du haut de ses quatorze ans, était aussi vaillant qu’une tarte à l’abricot. Il avait pour principales occupations d’étudier et de boire les paroles de la préceptrice, retranscrivant ses dires avec une frénésie fidèle sur son parchemin personnel. Sage comme une image, il passait le reste de ses journées à lire, peindre ou aider ses bienveillants parents à veiller sur leur château italien. Ce dernier était imposant, sans pour autant être extravagant. L’architecte qui l’avait conçu, disparu depuis déjà bien longtemps, avait sans doute été considéré comme un révolutionnaire en son temps, tant pour l’originalité de l’esthétique que pour l’ingéniosité dont il avait fait preuve pour le faire tenir sur une colline aussi pointue. Le château avait été abandonné depuis, et ce fut l’arrière-arrière-grand-père du roi qui le retrouva au cœur d’une séance de chasse. Celui-ci, déjà puissant dans sa ville d’origine, ordonna sa rénovation et, quand son père quitta le trône, il fut établi que la famille royale y vivrait et que toute décision importante concernant le royaume de l’Agliété devrait être prise en son sein.
_____Un jour, tandis que le printemps pointait le bout des becs des hirondelles, la brave Iris était partie à la chasse. Alors qu’elle s’appliquait à tirer sa prochaine flèche avec une grande adresse, le corbeau royal se posa sur une branche voisine et s’exclama :

« Pam pala pam pala pa pa pa paaam ! »

_____Sur ces mots, bien qu'un peu déçue de devoir interrompre les opérations, Iris bondit sur son cheval alezan crin-lové et galopa jusqu'à son château. Là-bas, son père l'attendait avec la fermière Claudine. Il arborait un air très sérieux et, après avoir vaguement salué sa fille et s’être mis au courant de ce qu’elle avait attrapé pour le diner, il demanda à la fermière de relater ce qui lui était arrivé le jour-même.

« Alors que j'étais partie dans les bois à la recherche de champignons volants, dit Claudine, j'en aperçus quelques-uns sur un îlot isolé dans la rivière. Comme les quelques rumeurs qui circulent quant à la présence de piranhas et de crocodiles m'interdisaient de m'y baigner, je ne pouvais y aller à la nage. J'ai donc décidé de passer en sautant sur les quelques rochers éparpillés ça et là. Ce fut un succès jusqu'au troisième : je soulevai ma robe, fléchis mes genoux et, après avoir pris une grande inspiration, m'élançai mais, à un rien près, je ratai la roche ! Tombée dans la rivière, je voulus retrouver mon cher panier en osier emporté par le cours d'eau mais hélas ! Je fus engloutie par un puissant et irrésistible courant qui m'emmena par le fond ! J'essayai de lutter contre cette force mystérieuse mais plus je me débattais, plus je m'enfonçais. Résignée à vivre mes derniers instants, je repensai à toutes mes pauvres petites brebis que j'allais laisser derrière et fermai les yeux pour ce qui me semblait être la dernière fois. »

_____Claudine marqua un pause, visiblement secouée par le trop-plein d'émotions que ce souvenir ravivait en elle.

« Lorsque je rouvris les yeux, reprit-elle, je me demandai si je n'étais pas effectivement au paradis : une fois habituée à cette étrange et chaleureuse luminosité, je discernai des étranges petites créatures virevolter autour de moi. Elles brillaient mais n'avaient rien de lucioles, elles chantaient mais n'avaient rien de criquets et leur chant, leur chant ! Il était si parfait, si juste, si magnifique que j'avais l'impression que leur voix résonnait jusque dans mon âme. C'était une symphonie mélodieuse, rassurante, revigorante, une merveille de la création musicale. »

_____Elle resta quelques instants les yeux dans le vide, la bouche mi-close, comme pour essayer de se souvenir de cet instant précis de son existence. Alors un sourire bienheureux se dessina sur son visage et elle reprit, les yeux pétillants :

« En y regardant de plus près, je vis avec stupeur qu'il s'agissait de petits humanoïdes ailés : des fées, s'écria Claudine ! C'étaient des fées ! Elles commencèrent à danser autour de moi tout en continuant leur étrange mélodie et, avant que j'eus le temps de dire ouf !, je me suis retrouvée auprès de mon cher petit panier de champignons volants, sur la rive de la rivière interdite, habitée par cette sensation bizarre que l'on a au sortir d'un rêve. »

_____Un long silence marqua la fin du récit de Claudine, durant lequel les protagonistes se dévisagèrent, tantôt excités, tantôt incrédules Les yeux de la fermière passaient du roi à sa fille, suppliants :

« Vous devez me croire ! s'exclama-t-elle : Ces fées, elles m'ont renvoyée ici pour une raison précise... Je crois qu'elles ont besoin d'aide. Sire ! Je vous en conjure...
Oh, papa ! s'écria Iris : Il faut absolument que nous allions à la rencontre de ces fées ! »

_____Suite à maintes discussions et débats animés, il fut décidé que la princesse mènerait une expédition scientifique afin d'explorer le nouveau monde en compagnie de six valeureux aventuriers. Ceux-là ne furent guère choisis au hasard : leur réputation les précédait ! Connus aux quatre coins du royaume (et, pour certains, au-delà des frontières), ils avaient chacun un talent admirable et tout à fait indispensable à ce genre d'expédition. Forts de leur courage et de leur bravoure, les intrépides explorateurs suivirent Claudine jusqu'au lieu dit et sautèrent dans l'eau à pieds joints. Aussitôt, l'esprit de la rivière les accueillit par une étreinte chaleureuse qui les guida de l'autre côté. Encore tout secoués par cette rapide transition, ils se relevèrent hébétés pour se retrouver dans une cavité rocheuse et cristalline. Le vent sifflait joyeusement, les rochers roulaient en cercle et la mousse ondulait calmement dans une danse hypnotique. Éberlués par ce spectacle époustouflant, ils continuèrent leur chemin jusqu'à trouver la sortie de la grotte.

1. En réalité, il ne s'agit pas de liane mais de racine d'épiphytes.

_________________


Les relations seules comptent pour l'homme. Mes relations, c'est toi.

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