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 Une échappée [Titre provisoire]

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Anaël
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MessageSujet: Une échappée [Titre provisoire]   Sam 28 Juin - 14:43

Le texte :

_____Un immense hall de gare. Des gens qui s’activent, ils marchent tellement vite, ils sont si nombreux… Nous sommes dans un film qui passe en accéléré, quand la bande son donne des bruitages bizarres et inintelligibles que je ne supporte pas, et que les images se fondent et se mêlent dans la kyrielle étrange du temps qui passe… Alors c’est ça, Paris ? Je me demande comment c’est, dehors… Je ressens. Une telle oppression. Tout ces gens… Ça rend vraiment mal à l’aise, tu ne trouves pas ? Je me sens comme… dans un mixeur, comme si le monde entier se mettait à tourner autour de moi, tourner, tourner… Ça me rappelle les manèges de la foire, les lumières qui scintillent dans la nuit, quand nous dansions dans le ciel main dans la main, quand le monde nous appartenait, se révélait à nous comme un océan de couleurs au-dessus duquel nous volions, et cette musique… La main qui se presse contre la mienne… Je sens ta main. Tu me souris. Non, je ne me sens pas bien. Il faut qu’on sorte, respirer. Ah, l’air libre, enfin. Ça me fait plaisir d’échapper à tant d’activités. Le monde tourne au ralenti. J’ai l’impression de sortir d’une singularité spatio-temporelle, et chaque seconde semble s’étirer à l’infini, comme suspendue dans l’éternité. Dans la rue les gens marchent et discutent, ils téléphonent, les mendiants jouent de la musique, les voitures passent… Il y règne une ambiance… assez exquise. Ça me rappelle la place de la cathédrale, ces endroits touristiques où d’autres mendiants jouent de l’accordéon, de la guitare, chantent des chansons populaires, ça me fait vibrer. J’aurais envie de m’asseoir devant eux, me blottir contre toi et les contempler pour l’éternité, te laisser me faire découvrir la beauté de la vie, toutes ces choses que mes yeux ne voient pas mais que toi, toi tu as la chance de voir ; oh comme j’ai de la chance que tu veuilles bien les partager ! Je me souviendrai de toutes les fois où tu m’as montré la beauté dans une rue, un passant, un paysage, un instant… dans des choses simples de la vie… Oui, il suffit de regarder, regarder pour y voir de la beauté. C’est comme dans un tableau où se cachent mille couleurs, mille interprétations. J’aurais beau le contempler, le réfléchir, l’examiner, je ne finirais jamais d’y déceler d’autres significations, d’autres motifs, d’autres formes, ces couleurs qui se fondent et qui dansent, m’entraînant avec elles. Mais toi, toi tu vois tout d’un seul coup, ton regard englobe le monde dans sa totalité ; tu dois être Dieu pour tout voir à ce point.



Pourquoi ce texte ?

Quelle aurait été notre vie si nous percevions le monde différemment ?

_____C’est une question qui vaut la peine d’être posée, et j’ai pensé à cette nouvelle pour essayer d’y répondre. Nous voici donc dans la peau d'une personne qui possède une vision assez étrange, qui diffère de la notre en bien des points :

__-Elle voit les choses avec une très grande intensité et a une vision du temps parfaitement exacerbée, ce qui est à la base d'un processus d’exagération permanent qui déforme la réalité et nous la montre sous un autre jour.

__-Elle a a une vision des choses qui peut varier du tout au tout suivant les situations qui se présentent. Ces changements brutaux dans la perception du narrateur seront autant de bifurcations dans l’histoire, des tournants que prendront notre réflexion. Ces changements sont en phase avec le monde extérieur : Quand il quitte le monde agité de la gare pour une rue à priori normale, il a l’impression que le temps devient lent.

__-Ses pensées vagabondent selon un flux à priori chaotique, mais toujours continu : on passe d’une chose à l’autre par association d’idées, avec alors une certaine logique poétique. On a l'impression que « je » ne peut pas se concentrer sur une chose à la fois, le récit bifurquant sans arrêt dans des directions multiples.

__-Ben quoi fallait bien que je vous fasse croire que ma nouvelle rentre parfaitement bien dans le sujet ^^.


Les Consignes :

_____Vous êtes priés de faire une transition quand on passe d'une idée à l'autre. Il y a continuité dans la pensée mais pas dans l'espace. (Par exemple on ne sort pas de la gare de façon continue : c'est direct et immédiat.)

_____La personne ne possède pas d’identité : pas de prénom, pas de genre (débrouillez-vous pour éviter les accords qui trahiraient son sexe), bref elle sert juste de contexte à la réflexion.

_____Elle est accompagnée d’un « tu » mystérieux avec qui elle est parfaitement en phase mais qui ne possède pas plus d’identité qu’elle. Le « toi » est en fait un pendant du « moi », another me.

_____Il y aura toujours cohabitation entre passé et présent, le narrateur faisant constamment appel à ses souvenirs, comme s’il les revivait en permanence, mais sans pour autant perdre pied avec la réalité. Ne pas oublier qu’il vit le présent avec une très grande intensité.


Les Contraintes de Style :

_____À aucun moment vous ne devez utiliser de dialogue : personne ne prend jamais la parole.

_____La narration est interne et le narrateur unique.

_____Il y a omniprésence de la première et de la seconde personne du singulier, les deux s’unifiant parfois pour faire « nous ».

_____Mais ce sera une histoire à plusieurs voix, comme s’il y avait plusieurs personnes dans la tête du narrateur qui donnaient chacune sa perception des choses. Bien sûr comme il y a plusieurs auteurs ça ne devrait pas être bien difficile de dégager cette impression d’hétérogénéité de la pensée, bref une philosophie de la rupture.

_____Essayez de mettre en place un processus d'exagération permanent, comme si le narrateur était shooté et s'extasiait sur le moindre détail : rien n'est banal, tout est extraordinaire, surtout dans les phases de description.


Le plan pour la suite :

_____Contrairement à Julie, je ne vais pas vous dévoiler tout le scénario d'un seul coup. Ce n'est pas un secret mais c'est pour éviter de vous faire fuir assommer. Ne vous inquiétez pas, les scènes se suivent mais sont indépendantes les unes des autres donc ça ne vous pénalisera pas !

_____Pour le suivant : Donne-moi ta conception de Dieu, comment tu le vois, comment tu l'imagines. Puis, à la fin : Dieu doit être un homme infiniment sage et calme, capable de rester en paix dans la plus grande des tempêtes. Toujours mettre en place un processus d’exagération. Même si vous ne croyez pas en Dieu vous pouvez quand même le penser, pas d'excuses ;p.

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Zois'O
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mar 1 Juil - 21:34

Très beau début, c'est inspirant ! J'ai essayé de faire comme toi. Dis-moi ; les fautes de styles, les anachronismes, des potentiels manques d'émerveillement ou de liens avec ce qu'il l'entoure. Je pense que ce je peux améliorer masse de choses. A toi de me dire quoi !

_____Je sais que tu ne crois pas en Dieu. Tu me l’as dit un moment où je contemplais des vitraux bleus comme la prière et les personnes à genoux devant. Regarde ! Dans cette église aussi, les gens sont capables d’aimer une statue. Moi, je trouve ça merveilleux. Tant de curieux intéressés, par une œuvre d’art ! Tu aimes l’art, l’art et ses multiples secrets, l’art et ses facettes colorées, mais tu as toujours abhorré l'art associé à la religion. Moi, ça ne me dérange pas. Tout me parait à sa place – ces vases à moitié pleins, ces murs jaillissant du sol, ces peintures pieuses – tout me parait équilibré - ces masses humaines qui transitent d’un lieu à l’autre – tout me parait rationnel …  On ne peut pas dire que je crois vraiment en Dieu. Je pense qu’il existe un dieu avec une petite majuscule, qu’il doit être perché sur un des nuages que j'aperçois là-haut, et nous jeter un coup d’œil de temps en temps, quand il s’ennuie. J’adore cette idée qu’il puisse nous observer comme des pions d’échiquier. C’est vrai, j’ai trop tendance à penser, il y a tellement de choses à songer … Oh, comme cette image est claire ! Mais Dieu n’est pas dessus. L’image la plus commune qu’on se fait de lui est celle d’un grand-père à la longue barbe dans laquelle est entremêlé tout le savoir de l’univers. Oui, c'est peut-être comme ça que je le vois : Dieu doit être un être infiniment sage et calme, capable de rester en paix dans la plus grande des tempêtes.

EDIT : Texte corrigé


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Anaël
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mer 2 Juil - 19:26

_____Cool, une courageuse ! Franchement, ça fait plaisir d'avoir quelqu'un qui répond, merci ! Bon par contre ton bleu est parfaitement illisible, avec la couleur du fond. Voilà, c'est mieux comme ça :). Et tu as oublié la phrase de fin obligatoire, sur Dieu et les tempêtes. Je la rajoute. Bon, c'est mieux, déjà. Franchement, je ne vois pas grand chose à reprocher à ton texte. J'ai modifié moi-même quelques détails, des fautes bêtes et autres choses imperceptibles, mais sinon j'aime bien. Plusieurs choses :

_____Tu t'es assez bien alignée sur mon style en y mettant tout de même ton empreinte, et ne t'inquiète pas pour ça, c'est très bien. Il ne faut pas chercher à recopier le style de ceux qui nous ont précédés mais toujours faire dans la rupture, le renouveau, le changement ; comme si une autre personne prenait soudainement la parole. C'est un récit à plusieurs voix, à bifurcations multiples. Donc pas de problèmes si un style légèrement différent du mien est choisi, tant que les consignes sont respectées.

_____Pour une raison que je ne saurais pas très bien expliquer, je n'ai pas aimé les deux passages suivants :
Zois'O a écrit:
peut-être parce que je ne vois pas le monde dans sa globalité pour que ça me semble incohérent
Zois'O a écrit:
Mais peut-être est-ce parce que je ne connais pas l’ordre du monde ?

En fait, les deux citations me paraissent un peu redondantes par rapport à une chose que j'ai déjà écrite et je n'ai pas envie que le narrateur revienne sur ses pensées : tout est flux continu, sans arrêt ni sans retour en arrière. Je comprends ce désir que tu avais mais essaie de l'exprimer autrement, si possible. Ou alors supprime carrément les deux phrases : Moi, ça me parait cohérent. Tout me semble à sa place... à toi de voir.

_____Enfin, il y a une erreur un peu plus grave, car à un moment tu écris "Je t'ennuie ?", et ça ce n'est pas bon. Le narrateur est parfaitement en phase avec celui qui l'accompagne, ils ne font qu'un. Ils ne peuvent pas s'ennuyer l'un l'autre. En fait ils sont si intimement liés qu'ils n'ont pas besoin de se parler, comme s'ils communiquaient par télépathie, se passant de mots. Tout n'est que sensations partagées, flux de conscience. D'où l'absence de discours directe. Bref faut pas que tu mettes ça ^^. Tu peux tout simplement supprimer ces mots, ça passera super bien ;).

Bon, assez discuté, on passe à la SUITE :

_____Cela fait un petit moment qu'on est sorti de la gare et l’activité parisienne finit par reprendre le dessus. La ville semble déferler comme une tempête avec les taxis, les klaxons, le légendaire rond-point de l’arc de triomphe, les feux tricolores, bref un débordement d'informations visuelles et sonores qui résonnent et s'amplifient, jusqu'à explosion. Si vous pouviez faire le lien avec le dernier mot du post précédent qui est "tempêtes" ce serait parfait ;p.

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mer 2 Juil - 22:48

Texte corrigé !
Qui est le prochain à nous parler de tempête(s) ?
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Anaël
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Jeu 3 Juil - 12:40

0-K, ça me va, merci ! Aller, venez tous =D !

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Lun 7 Juil - 22:38

Hé pourquoi il n'y a personne ICI !


Dernière édition par Zois'O le Jeu 17 Juil - 20:00, édité 1 fois
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Anaël
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Jeu 17 Juil - 18:28

_____Bon ben va bien falloir finir par avancer...

_____Le vent commence à souffler. Une petite brise puis une bourrasque, un slamino, une stèche, un crivetz. La tempête se déclare. Les voitures qui filent à toute allure, nous éclaboussant de gerbes d'air et de poussières, m'assourdissent horriblement. Et parmi cet incessant défilé d'automobilistes et de motards, entre ce fouillis de feux tricolores et de panneaux de signalisation bariolés, de lignes blanches et jaunes balafrant le sol de leurs interdictions absurdes, à travers les files embouteillées et contractées, ce vacarme énervé des véhicules qui passent, innombrables, à côté des piétons affolés qui courent et qui dansent, poursuivis par je ne sais quel démon voleur de temps, aux pieds d'une incroyable compétition de tours et de bâtiments écrasants, inébranlables, toujours habillés d'une kyrielle de panneaux publicitaires géants et changeant sans cesse, sans cesse vantant les produits d'un incroyable produit tout en couleurs qui s'impose à nous dans une explosion d'informations avant d'être remplacé par le suivant, au cœur de la ville, encerclés de magasins et de restaurants, de boutiques et de grandes surfaces, de centres commerciaux et d'appartements, je ressens l'insignifiance d'un corps malmené, tiraillé, agressé par le monde entier. Une tornade tumultueuse, un typhon, déchaînement tourmenté, débordement houleux raz-de-marée fracas tohu-bohu frénétique, ouragan cyclonique déferlant sans répit sans pitié, n'ayant que faire de ma frêle figure exposée à sa colère... La calme violence de Paris.

_____Les jolis arbres qui se dressent en haie d'honneur des deux côtés de l'avenue des Champs-Elysées, le rythme paisible et faussement serein des péniches évoluant sur la Seine, le Soleil qui nous assaille avec indifférence ; refusant de transiger malgré l'air lourd et irrespirable ; les brises fraîches et salvatrices. Là réside le calme. Du calme. Loin, loin des cris et des klaxons, loin du Soleil qui nous assomme, je me sens revivre. L'air que je respire, les pas exempts de leur mille voisins, le silence précaire procuré par les murs épais de l'Arc de Triomphe, l'absence des couleurs criardes des panneaux et des enseignes qui grouillent sur les trottoirs et pullulent sur les arrêts de bus, tout ça me semble d'une irréelle beauté. C'est le moi qui se laisse vivre, un instant suspendu dans l'éternité, un relâchement. Ah, pouvoir, ne serait-ce qu'un instant, profiter d'une once d'intimité, de solitude ! Mais déjà nous arrivons sur le toit.


_____Je donne quand même la SUITE au cas où il y aurait des intéressés :

Nous sommes arrivés sur le toit de l'arc de triomphe. Il n'y a personne. Ambiance romantique en début d'après-midi avec vue sur la ville. C’est magnifique, calme, posé. Le temps dure longtemps. (Utiliser des phrases longues et descriptives, avec un champ lexical de la beauté, du bonheur, ect.)

Ça lui rappelle la première fois qu’ils ont été à Paris : ils étaient montés en haut de la tour Eiffel, le soir, puis il y eut un feu d’artifice. Décrire la véritable fascination éprouvée pour la musique, les couleurs. Les lumières qui dansent bruyamment dans le ciel s’opposent à la présence calme de la ville aux lumières en contrebas. Elles se mélangent et se confrontent, c’est une explosion. (Comme l’explosion d’un feu d’artifice). Utiliser un champ lexical épique qui exprime l'affrontement, la multitude...

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Julie
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Sam 26 Juil - 13:50

Le temps a suspendu sa course. Il s’étire comme la pâte qu’on étale sur une grande table, souple et fluide. L’air s’est distendu et je contemple avec délectation la ville qui, en-dessous de nous, étend ses méandres à perte de vue. Tu reprends ton souffle, toi aussi, en silence. Je vois ton thorax qui se soulève et se relâche avec régularité. En contrebas, l’allée des Champs-Élysées déroule sa grâce, affiche l’élégance de ses grandes lignes droites comme tracées à la règle, somptueuse sous les pieds des passants qui se pressent et piétinent sans le voir le goudron qui les porte. Je parcours avec ravissement l’alignement incertain des toits de Paris, l’harmonie qui se dégage de ce méli-mélo opportun ; le noir profond des longues ardoises, la pâleur des terrasses couleur de craie, l’ocre éteint des tuiles sagement rangées se côtoient dans une poésie sublime, et je respire avec allégresse la sérénité qui m’emplit les poumons. Du haut du majestueux Arc, devant les splendeurs de Paris, le badaud anodin se sent gonflé d’une euphorie inaltérable, victorieuse, superbe.

La première fois que nous avions été à Paris, tu te souviens, nous avions ressenti cet émerveillement mêlé d’orgueil depuis le haut de la tour Eiffel. Je me rappelle avoir réalisé que certains clichés disposent d’une popularité méritée : je comprenais, en admirant avec jubilation les feux d’artifice qui dansaient au-dessus de la ville, pourquoi tant de touristes hébétés avaient élevé ce panorama au rang d’incontournable, de must be seen du week-end entre amoureux. Je sentais mes tempes battre au rythme des explosions tandis que mes yeux filaient d’une étincelle à l’autre, tentaient avec espoir d’englober d’un coup toutes les images que l’instant pouvait offrir ; m’agrippant à la rambarde, j’enregistrais délicieusement chaque seconde de cette danse épileptique, de ce ballet furieux où les couleurs se mêlaient dans des tâtonnement convulsifs, affolantes de vitalité, soulevant avec elles des torrents de fumée qui se dégageaient dans des sifflements suraigus et me faisaient perdre peu à peu le contrôle des mes mains tremblantes d’extase sur le garde-fou de fer forgé ; j’exultais. Les couleurs jaillissaient dans le ciel sombre et affrontaient avec éclats le silence de la nuit, contrastant avec la présence calme de la ville en contrebas. Dans un bruit assourdissant, les lumières s’élançaient et tentaient d’animer les maisons endormies qui gisaient, impassibles, dans leur morne torpeur. Nous étions plongés dans la folie des flammes qui fusaient dans un grondement strident, rouge vif et or, fascinés par les piques qu’ils lançaient désespérément à la tranquillité de la ville imperturbable.


Je m’en veux de ne pas être passée plus tôt sur ce topic, c’est la première fois que je lis tout bien attentivement et c’est vraiment génial comme projet. J’adore cette écriture sensible que vous avez, toutes les idées que tu donnes de ce que tu veux derrière l’écriture. Ce ne sont pas des jets d’encre au hasard, c’est réfléchi, c’est un véritable projet. Alors certes, il faut faire un effort pour s’y plonger, un effort pour tenter de continuer malgré l’ambition du projet, mais tu diriges tout ça admirablement. J’espère que tu pourras repasser même après la rentrée pour nous aider à continuer, j’espère que je garderai ma motivation, mais franchement ce serait dommage que ce projet n’arrive pas à terme, il en vaut le coup.

Dis-moi tout ce qui ne va pas et ne correspond pas, je ne maîtrise pas tout. J’ai repris certaines des expressions que tu as données dans le descriptif parce que je les aimais bien (notamment la «présence calme de la ville en contrebas»). J’ai peut-être un peu bâclé le deuxième paragraphe, je n’ai pas exploité le champ lexical de la multitude ou de l’affrontement, il faudrait que j’étoffe mais je manque de temps... J'ai aussi peur de la lourdeur de certaines tournures (même si j'ai fait exprès pour la plupart), il faudrait que je relise le tout à tête reposée. J'attends tes remarques, j'éditerai quand je pourrai et en attendant je retourne à ma socio (:

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Sam 26 Juil - 15:33

_____Yeah, je suis content que tu aies pris le temps de faire ça entre deux fiches de socio, ça me fait plaisir : ) ! Franchement, j'aime bien ton texte, je n'ai pas grand-chose à lui reprocher (il colle plutôt bien à mes attentes en fait : tu rajoutes un nouveau point de vue ; l'orgueil que l'on éprouve en haut de la tour Eiffel, la jubilation d'être au sommet du monde, les clichés touristiques, ça lance un regard sur la chose que je n'avais pas envisagé dans ma description et c'est vraiment très exactement ça que je recherche : la pluralité des points de vue).

_____Par contre il y a un truc qui ne va pas ; c'est pas catastrophique mais je préférerais éviter pour des raisons stylistiques :

Julie a écrit:
Ravi, je parcours du regard l’alignement incertain des toits de Paris, l’harmonie qui se dégage de ce méli-mélo opportun ; le noir profond des longues ardoises, la pâleur des terrasses couleur de craie, l’ocre éteint des tuiles sagement rangées se côtoient dans une poésie sublime, et je respire avec allégresse la sérénité qui m’emplit les poumons.
Le problème c'est que l'adjectif par son genre trahi le sexe du narrateur, ce que je voudrais éviter si possible. Par contre l'énumération est très belle (même s'il m'a fallu la relire à deux fois pour la comprendre, elle est correcte !) et je te propose de remplacer "ravi" par euphorique qui est invariable selon le genre et qui me plait tout aussi bien.

_____J'aimerai aussi que tu exprimes la fascination du narrateur concernant la musique et les couleurs. Tout peut tenir en une phrase, éclater, jaillir dans une déclaration poignante et efficace mais qui reste simple, dite avec le cœur. Alors, essaie de mettre en avant un puissant sentiment d'extase, de joie invraisemblable, de légèreté sans contrainte. Accélère graduellement le rythme, jusqu'à explosion, comme un cœur qui s'affole, un orchestre qui arrive au point culminant du crescendo avant de faire silence. Le tout à insérer après l'évocation des clichés touristiques, juste après amoureux. En clair tu décris d'abord ce que tu as ressenti puis ce que tu as vu avec les affrontements, toussa. Facile ? ; )

_____Mais, vraiment, merci d'avoir répondu !!

_____Bien, maintenant voici les instructions pour la SUITE :

_____Nous continuons notre réflexion sur la confrontation et l'affrontement : Les lumières se mélangent et se confrontent dans une explosion de violence. Bien mettre en évidence un registre épique (utilisation abusive du pluriel et de mots dépeignant la multitude, personnification des feux à qui on peut donner formes et motifs, processus d’exagération avec utilisation d'hyperboles et d'adjectifs comme incroyable énorme épouvantable ahurissant etc...) avec des couleurs qui s'affrontent dans la multitude. Je veux voir graduellement apparaître, à côté de l'admiration que nous éprouvons, une certaine appréhension : Un feu d’artifice c’est une explosion, aussi bien sonore que visuelle, l’existence puis la disparition d’un éclat si bref. Nous nous découvrons une obsession pour les choses éphémères et la mort ; comme une sorte d’esthétique du morbide : Ce qui est éphémère est beau, ces qui est amené à mourir est beau, fascinant. La beauté dans la violence, le sublime dans le tragique. Le but est de les associer deux à deux ; un feu d'artifice comme vous n'en avez jamais vu.

IMPORTANT : ne pas oublier que le récit est au PASSÉ, le narrateur est sur le toit de l'arc de Triomphe (ce qu'il n'est pas exclu de rappeler brièvement et discrètement), en plein jour et il n'y a pas de feu d'artifice. Il se remémore juste la première fois qu'il est venu à Paris avec toi (oui quand on vous parle d'hypersensibilité c'est pas pour déconner ;p).

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Sam 26 Juil - 17:59

Aïe aïe aïe... Et tu sais quoi ? Quand j'étais en train de rédiger, je me disais "je suis sûre qu'Ana sera obligé de rectifier un glandu qui aura rajouté un adjectif indiquant le genre du personnage, ha le clampin, moi heureusement jfais pas ça". Je. Bref. Je peux pas remplacer par "euphorique" parce que ça ferait répétition (j'ai mis le mot "euphorie" plus loin), mais je vais trouver une solution.

J'ai bien compris que je devais étoffer mon deuxième paragraphe inachevé et je suis raviE que tu me donnes des pistes pour ça, je t'avoue que j'étais un peu en panne.

Je vais aussi tenter de faire les modifs que tu m'as suggérées par MP, je m'y mets une fois que j'ai fini mon fichage (oui c'est long). Sur ce,. (Message inutile bonjour).

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Sam 26 Juil - 18:24

Ben si ce n'est que ça tu peux remplacer euphorie (inaltérable) par ravissement (yeah), félicité (bof), jouissance... Ce ne sont pas les mots qui manquent ;p. Mais je ne suis pas trop pour les répétions, tu as raison (du coup il faut que tu gardes des mots pour la suite x) >>> dictionnaire de synonymes ?) Roh aller ça arrive à tout le monde dès qu'on fait pas attention. D'ailleurs je vais repasser tout ça au scanner au cas où.

Bonfichage.

Ah oui, j'oubliais :
Julie a écrit:
sans le voir le goudron ordinaire
J'ai tiqué sur cette fin de phrase que je n'ai pas très bien comprise.... :/
Julie a écrit:
Je me rappelle m’être rendu compte
Je me rendis compte, je me suis rendu compte, je me rappelle avoir compris ?

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Sam 26 Juil - 21:49

Voilà pour les modifications, que j'ai mises en noir dans mon édition du texte ! J'ai changé le "ravi", le "éclats", le "rendu compte" et j'ai étoffé le deuxième paragraphe.

Pour la phrase «et piétinent sans le voir le goudron ordinaire», hum, je ne sais pas quoi expliquer... Les passants piétinent le goudron sans le voir parce qu’il est anodin, ils ne regardent pas autour d’eux. C’est le «ordinaire» qui a pu te déranger, c’était surtout pour que ça sonne mieux, la phrase sinon donnait l’impression de ne pas être terminée.

Je ne rajoute rien à la fin, parce que le retour sur la ville me semble calmer le tout et puis parce que, je sais pas, je ne me sens pas de rajouter quoi que ce soit après cette dernière phrase. Mais je sais que ça te dérangeait que ça s'arrête comme ça donc si tu as une idée tu peux rajouter quelque chose, ou laisser enchaîner comme ça.

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Dim 27 Juil - 12:20

_____Ah, d'accord, c'est pour çaa... J'avais vaguement compris à cause de sans le voir mais c'était contredit par ordinaire, mais ordinaire dans le sens de : on ne le regarde pas. Hum, je vois, j'aime bien l'idée en fait. En plus le message général est d'avoir une autre vision des choses donc ça le fait ressortir par contraste mais, je sais pas... Je n'aime pas ordinaire. (Pour le narrateur, rien n'est ordinaire.) Du coup j'ai tout remplacé par le goudron qui les porte, lui donnant au contraire un aspect extraordinaire, digne d'intérêt.

_____Bon, tu as plutôt bien amélioré ton texte mais comme je n'en fais qu'à ma tête (ne m'en veux pas xD), j'ai modifié deux-trois trucs pour qu'il me convienne mieux, mais rien de bien méchant ! (Il ne fallait pas altérer le style.) La phrase que tu as rajoutée, comment dire. Ne me satisfait pas entièrement. Mais c'est toi, ta création, elle est unique et je ne voudrais surtout pas la modifier de peur de supprimer ta trace, ta signature. Pourtant voilà ce que je lui reproche :
Julie a écrit:
englober d’un coup toutes les images que l’instant pouvait offrir ; m’agrippant à la rambarde, j’enregistrais délicieusement chaque seconde
Coup de couteau. La phrase est coupée en deux avec un point-virgule-point. Il faudrait si possible une meilleurs transition, un truc qui continuerait que l'instant pouvait offrir tout amorçant la suite. Si tu n'arrives pas à améliorer ça (ne détériore surtout pas ta phrase !) on va laisser tomber ; l'imperfection fait partie de l'humain après tout.

_____Aussi, mais c'est beaucoup moins grave et à la limite tant pis : je regrette que tu n'aies pas plus insisté sur l'accélération du rythme et au final l'exhilaration du narrateur qu'on ne ressent qu'à travers quelques mots éparses.

_____Ah d'ailleurs ! (Mais ça n'a rien à voir.)
Julie a écrit:
Nous étions plongés dans la folie des feux qui fusaient dans un grondement strident, rouge vif et or, fascinés par les piques qu’ils lançaient désespérément à la tranquillité de la ville imperturbable.
Du coup il y a au moins un homme parmi nous mais au pire ça ne retire qu'une possibilité sur quatre et ça laisse l'indétermination pour chacun de nous. Enfin c'est en accord avec la nouvelle en elle-même qui raconte un voyage à Paris entre amoureux donc à la limite je peux laisser passer. Mais si on pouvait éviter... sans trop déformer la phrase... (Bon ça commence à devenir exigeant ;p.)

_____Donc si jamais tu veux retravailler sur ton texte... ;).

Mais tout ceci n'empêche pas le suivant de se manifester (Venez tous.) ! D'ailleurs je rappelle les lignes pour la SUITE :

_____Nous continuons notre réflexion sur la confrontation et l'affrontement : Les lumières se mélangent et se confrontent dans une explosion de violence. Bien mettre en évidence un registre épique (utilisation abusive du pluriel et de mots dépeignant la multitude, personnification des feux à qui on peut donner formes et motifs, processus d’exagération avec utilisation d'hyperboles et d'adjectifs comme incroyable énorme épouvantable ahurissant etc...) avec des couleurs qui s'affrontent dans la multitude. Je veux voir graduellement apparaître, à côté de l'admiration que nous éprouvons, une certaine appréhension : Un feu d’artifice c’est une explosion, aussi bien sonore que visuelle, l’existence puis la disparition d’un éclat si bref. Nous nous découvrons une obsession pour les choses éphémères et la mort ; comme une sorte d’esthétique du morbide : Ce qui est éphémère est beau, ces qui est amené à mourir est beau, fascinant. La beauté dans la violence, le sublime dans le tragique. Le but est de les associer deux à deux ; un feu d'artifice comme vous n'en avez jamais vu.

_____Aussi, j'aimerai conclure sur une réflexion dans le genre "Au fond, un feu d’artifice c’est comme une vie passée en accéléré. Nous naissons, nous brillons puis nous rejoignons le néant pour laisser place aux autres." : Devant nous se déroule le spectacle de la vie, des cycles incessants de création et de renouveau qui pourraient nous livrer les secrets de l'univers.

IMPORTANT : ne pas oublier que le récit est au PASSÉ, le narrateur est sur le toit de l'arc de Triomphe (ce qu'il n'est pas exclu de rappeler brièvement et discrètement), en plein jour et il n'y a pas de feu d'artifice. Il se remémore juste la première fois qu'il est venu à Paris avec toi (oui quand on vous parle d'hypersensibilité c'est pas pour déconner ;p).

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Ven 5 Sep - 22:55

Quelque chose comme ça ?

Nous avions presque les pieds dans le vide, et des feux-signes courbes et ondulés projetaient leurs fumées, essoufflés, au-dessus de nos épaules. J’ai senti ton corps susurrer un sursaut, puis ton bras s’est replié sous le mien et tu as pressé ma main. J’ai cru que mon contact faisait refluer les feux-follets. Les éclairs s’enchaînaient avec une violence faisant plisser les yeux. Lumière trop vive. Toi, tu avais déjà jugé ça trop dangereux, et mon bras était devenu ton refuge. Je me sentais comme une garnison fièrement campée sous les bombardements.
Les dernières chassaient les précédentes avant de s’évanouir à leur tour. Mortes-nées, épuisées-apparues. On pouvait les entendre à peine crier et disparaître. Imaginez un combat fantastique avec des explosions, des mêlées, des croisements et des entrechocs. L’Arc de Triomphe nous élevait au plus prêt de l’ahurissante lutte et, sous le plafond du monde ruisselant d’étincelles, plusieurs dieux aux affronts ténébreux, front contre front, juraient par la voix rauque des orages. Sans s’accorder de pause, ils firent croiser leurs traits de guerre et les passèrent au travers des corps lunaires de leurs adversaires. Ils s’évanouirent tel un nuage de poussière doré.
L’épouvantable confrontation avaient-elle réellement duré ? Il faudrait me donner à revivre ces instants ou croire aux ténèbres obscures. Le tonnerre avait fusionné avec le silence trouble. Les lumières s’étaient dissipées laissant de pâles empruntes dans nos mémoires.
Les murs au bas de la rue avaient eux-mêmes rendu les larmes.
Je me souviens, après le feu d’artifice, les couleurs avaient continué à se battre. Les bougies gonflaient leurs lueurs. Les lampadaires s’étiraient sans arriver à se faire toucher les leurs. Sur Terre, il faisait jour, et dans le ciel nocturne on avait vu naître un deuxième soleil.
Les étoiles suivaient à la trace des lignes d’artifices, derniers soupçons intimes d’une nation en fête. Le ciel, à certains endroits quadrillés et opaque à d’autres, recueillait les soupirs. Nos pas nous portant toujours plus loin vers l’éloignement, une dernière pensée s’est agrippée, comme une paillette égarée. Elle chuchotait : Au fond, un feu d’artifice c’est comme une vie passée en accéléré. Nous naissons, nous brillons puis nous rejoignons le néant pour laisser place aux autres.


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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Dim 7 Sep - 0:43

_____Yeah, merci pour ta participation \o/ !

_____J'ai pu repérer quelques allitérations ; je ne sais pas si c'est fait exprès mais ça sonne bien ! En fait c'est une super idée si c'en est une, et sinon ben c'est du pur génie.

_____Ben. Comme tu dis j'ai un problème avec la répétition du mot explosion (qui apparaît déjà dans le texte de Julie, comme pour les feux. Première arrivée, première servie.). Au pire je supprimerai toutes les répétitions à la fin (dans longtemps), mais toi tu dois au maximum apporter ton texte, tes idées, tes phrases qui viennent de toi et tout : ). Donc si possible élargis ton vocabulaire et évite de répéter feux et explosion ^^.

_____Alors on est effectivement sur l'Arc de Triomphe mais le feu d'artifice est raconté au passé et renvoie à un moment où ils étaient sur la Tour Eiffel mais c'est un détail. Les murs avaient rendu les larmes ? Comprends pas. Même les armes, ça ferait bizarre ^^. Ah, mais il faut accorder soupçon intime avec derniers (sacrilège) !! Et puis le texte est un peu court mais bon.

_____Sinon, j'aime bien la fin, surtout le début, on a l'impression d'avoir le spectacle désolant de l'après-guerre, avec toute la ville qui porte les séquelles de l'affrontement, c'est vraiment bien trouvé : ). Mais c'est vrai que l'esthétique du morbide est totalement absente, ce qui est dommage : j'y tenais beaucoup, à mon esthétique du morbide ; un truc qui communique des émotions bizarres et inexprimables (tout en parlant de feu d'artifice), je pense que ç'aurait beaucoup aidé à l'originalité du passage ! Et pourquoi pas ? Juste, juste à la toute fin, quand tu parles du révolu (La fête est finie et n'en reste que des traces qui lentement s'effacent.), quand tu dis qu'un feu d'artifice, c'est comme une vie accélérée, c'est vraiment là qu'on peut rajouter un certain regard, une fascination, une obsession portée sur la mort, l'éphémère, les traces... Bref refais la même réflexion mais en y mettant de l'émotion, du mordant !

_____Et garde en tête que le plus important c'est que tu mettes ton point de vue. Enfin. Je te force à regarder les choses sous un certain angle mais toi tu y vois ce que tu veux. Donc si vraiment ça ne te dit rien cette histoire de morbide et bien poubelle (snif). Et n'hésite pas à insérer tes propres idées, tes propres réflexions, et bien sûr ta propre conception du morbide !

_____En tous cas, je te remercie beaucoup pour ton courage et ta participation, ça fait toujours plaisir :') ! La scène d'après, je la rédigerai moi-même quand j'aurai le temps (jamais). Mais comme elle est parfaitement indépendante du reste (elle est juste là pour des considérations chronologiques, mais au final qu'est-ce que le temps ? Ce qu'on appelle le futur ne serait-il pas le passé d'un autre, et inversement ?) Bref.

__________Du coup les indications pour la suite de la SUITE :

_____« Tu » a trouvé un restaurant génial avec une super bonne ambiance des serveurs parfaits et des plats délicieux. Votre conception du rendez-vous amoureux parfait. (N’oubliez pas qu’il n’y a pas de dialogue !! Ou en tous cas pas de discours direct.) Essayez de montrer l’hypersensibilité du narrateur. Cette fois-ci les cinq sens interviennent : les plats sont délicieux, la musique agréable, la décoration jolie, les chaises confortables et bien sûr les plats sentent bon. Évitez d’en faire trop et de vous extasier sur le moindre détail mais l’extase est le sentiment général qui doit se dégager. Enfin, faîtes comme vous voulez ! (Excitation plus que délectation, attente ou dégustation ? Ou peut-être observation amusée, consommation insatiable, ou que sais-je encore !)

_____(IMPORTANT : une fois que vous aurez décidé de la nature du restaurant – italien, chinois, français ; avec vue sur la Seine, la tour Eiffel… – Vous pourrez encore changer d’avis, comme si leur rendez-vous s’étalait sur plusieurs jours pendant lesquels ils visiteraient plusieurs restaurants. Ce qui doit se dégager n’est pas la cohérence mais la légèreté (peut-être absurde) et le sentiment que ceci pourrait durer éternellement. Ne pas transformer brutalement un serveur chinois en serveur italien pour autant, les changements devront avoir lieu entre plusieurs réflexions du narrateur, sans qu'on s'en rende compte.) Du coup tout le monde peut apporter son point de vue (voire plusieurs) mais si j'en ai un déjà c'est bien. ^^

_____Surtout, faîtes régulièrement intervenir le monde extérieur avec des scènes de vie, des choses que le narrateur remarque (sur les autres clients, le serveurs, les plats, la déco, n'importe quoi !)... Faut que ça soit dynamique. Ceci est le bouquet final de la nouvelle, alors lâchez-vous. Et tout le monde participe ;). (Pas besoin d'avoir lu le reste pour cela, juste se rappeler des règles fondamentales qui sont listées au début.)

_____Pour la longueur du texte, tout se déroulera en quatre ou cinq mouvements donc un texte plutôt long à faire à plusieurs, mais il n'y a aucune obligation quant à la longueur des mouvements en eux-mêmes (vous pouvez d'ailleurs les faire dans le désordre). La seule contrainte : on commence par le premier mouvement (arrivée) et on finit par le dernier (dessert+départ). Les cinq mouvements sont : Arrivée dans le restaurant (in médias rès). Descriptions général etc. Entrée-plat-dessert. (Pas de fromage ? Comme vous voulez ^^. On s'en fou.) Et, facultatif : ben faut bien sortir du restaurant (payer l'addition, laisser un pourboire, faire deux ou trois commentaires finaux ; le tout a un but de conclusion).

_____L'idéal c'est qu'on change de restaurant à chaque mouvement donc une personne par mouvement (mais bien sûr vous pouvez faire plus). Qu'est-ce qu'on met dans un mouvement ? Ce que vous voulez ! Obligatoire : la description du restaurant qui illustre le plus votre conception du rendez-vous parfait (nourriture, ambiance, déco, tout. Dans la nourriture il y a aussi le plat qu'on a choisi.) Aucune description ne doit se ressembler ! Si vous voulez un restaurant qui ressemble à un autre mais qui ne l'est pas tout à fait, rajoutez les détails qui vous manquent et enlevez (débrouillez-vous) ceux qui vous déplaisent. (Quitte à faire dans l'absurde et l'insensé.)

_____Pour le premier texte vous pouvez choisir votre plat en passant la commande mais rien n'oblige l'auteur suivant à vous servir l'entrée que vous aurez commandée ;). D'ailleurs il n'est même pas obligé de commencer par l'entrée. (Mais ne refaites pas un mouvement qui a déjà été traité parce que sinon on ne sortira jamais de ce restaurant x). Voilà, à vos assiettes.

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Dim 7 Sep - 13:10

Choses remplacées :

- les explosions lançaient des feux signes par des signes courbes et ondulés projetait leur fumée à bout de souffle => Du coup, ça rajoute de la lourdeur de phrase> Dis-moi si tu confirme ce sentiment.
- feux follets par fous follets => pour la répétition de "feux". C'est plus drôle mais en même temps ça altère la compréhension du sujet.

Je crois que c'est normal si tu ne comprends pas "Le mur avait rendu les larmes" car normalement ça ne veut rien dire. C'était juste l'occasion de poser un repère spatial pour dire que les deux personnages avaient quitté le feux d'artifice (parce qu'à l'origine je n'avais rien compris de tes instructions temporelles et de quand ils étaient sur l'Arc de Triomphe par rapport au texte de Julie, bref j'étais perdue et j'ai écris cette phrase). Cependant je peux tout de même la justifier littérairement : un mur rendant les larmes, concrètement, c'est un mur qui pleure. Un mur qui pleure car il est ému (bien qu'il soit très difficile d'émouvoir un mur, mais comme tu l'auras compris c'est un personnification foireuse). Cela met en avant la magnificence du feux d'artifice. Ensuite, comme tu l'as si bien fait remarqué, les orthographes très rapprochées de "larme" et "arme" (entrant dans le champ lexical de l'affrontement) crée un petit lien entre ces deux mots. Donc l'association de la beauté (pour le spectacle) à la violence (pour le combat). Ainsi, "larme" est un mot charnière faisant passer du paragraphe où on assiste à une représentation "exultante" et euphorique à un paragraphe sur la lutte (bon, pas tout à fait en réalité). Enfin, "larme" peut aussi dire que le mur personnifié est choqué par la violence des combats. Il pleure la guerre.
Malgré tout, si ça ne convainc toujours pas, tu as le droit de rayer cette phrase avec un gros crayon sans gomme.

Voilà, et l’esthétique du morbide je te la fais plus tard !


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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Dim 7 Sep - 16:13

_____Waouh. J'avoue que je n'avais pas vu tout ça derrière cette phrase x). Ben. Le truc c'est que c'est un mur, et personne ne fait d'un mur l'objet d'une personnification (à part Lewis Carroll), c'est pour ça que c'est bizarre. Donc. Et puis elle nous tombe un peu dessus, cette personnification, quoi que du coup ça passe et on n'en reparle plus. Bon, mais c'est original !

_____Et bien sûr on est au cœur de la transition violence/conséquence, d'où le jeu de mot larmes/armes qui finalement est très bien trouvé :). C'est une phrase laissée au vent, comme ça, que rien ne prépare, et elle surprend le lecteur (tant mieux) qui ne la comprend pas... Et ça fait réfléchir (ou pas).

_____Je ne sais pas comment tu justifies l'emploi de "eux-mêmes", mais pour moi c'est comme pour dire "Même les murs avaient rendu les larmes", les transformant ainsi en derniers remparts face au désastre et la tristesse apportés par la guerre. Bon, ça prend sens, et même si ça ne veut rien dire c'est une pointe dans le texte, c'est agréable :).

_____Par contre, il y a un truc qui n'est pas logique dans cette phrase (et je vais m'arrêter là), c'est qu'elle sert aussi de repère spatial au lecteur (ou plutôt à l'écrivain parce que de toute façon le lecteur il est complètement paumé mais bref). Or tu as mis la phrase au passé, ce qui enlève toute indication spatio-temporelle (les murs qui étaient en contrebas de la Tour Eiffel, comment se placent-ils par rapport à nous qui étions sur l'Arc de Triomphe mais qui n'y sommes peut-être plus ?) ; et puis pourquoi en bas de la rue ? Si tu veux donner une indication de position il faut toujours se référer au narrateur : les murs que nous longeons... Ou alors c'est la rue dans laquelle nous marchons mais vu que personne n'en parle avant. Et puis s'ils sont en bas de la rue c'est peut-être qu'ils sont assez loin (bon ça ne veut rien dire mais c'est ce que je ressens), cependant qu'il y a entre nous et le mur une certaine relation de proximité ! Personnellement je les auraient placés beaucoup plus proches dans l'espace et le temps pour toutes ces raisons-là ^^ (Absurdes, peut-être, mais ce passage ne s'adresse pas vraiment à la raison du lecteur ;p).

_____Bon, en tout cas ça prouve que le passage sur le mur est génialissime (on vient tout de même d'écrire quelques paragraphes dessus), et en ce sens tu t'inscris parfaitement dans l'optique de la nouvelle, donc je le garde ! Y'a pas moyen que je lui mette un coup de gomme invisible ^^. Aller, assez parlé du mur, je passe au reste du texte.

_____Ok, donc tu as choisis une périphrase et c'est marrant parce qu'on ne comprend pas tout de suite qu'il s'agit de feux d'artifices tellement on s'est déplacé dans le registre guerrier. Par contre j'aimais bien la notion de feux-signes que je trouvais vraiment mignonne (et au pire je remplace le dernier feux de Julie par "flamme" et tralala) :).

=> des feux-signes courbes et ondulés projetaient leurs fumées à bout de souffle

_____On passe fumée au pluriel d'une part parce qu'on a le droit et paf, processus d'amplification épique \o/. Ensuite je vois que tu as rajouté "à bout de souffle", enfin il me semble, et on ne sait pas trop si c'est les feux-signes ou la fumée qui est à bout de souffle, c'est pourquoi je vais te demander de remplacer par "essoufflés". Comme ça tu seras obligée d'accorder et en plus ça raccourcira la phrase ;p. Enfin c'est comme tu préfères.

_____Ensuite les fous follets. Euh. Là je ne suis pas convaincu ^^. Le truc c'est qu'on ne sait déjà pas trop ce que les feux follets viennent faire par là, mais les fous follets... Bon c'est plus drôle mais non. Ou alors fait un jeu de mots qui justifie fous follets, je sais pas. On comprend le sens avec mon contact faisait refluer ; il faut juste que tu mettes un complément (et je t'avouerai que je n'ai pas d'idée) qui exprime tout ça de manière simple et efficace. Ou alors tu transformes radicalement la phrase et tu la tournes autrement pour dire la même chose avec d'autres mots, c'est toi qui vois.

_____'alà, bon courage :).

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Lun 8 Sep - 20:41

Changé cette phrase : "Nous avions presque les pieds dans le vide, et des feux-signes courbes et ondulés projetaient leurs fumées, essoufflés, au-dessus de nos épaules." En réalité, je la soupçonne d'être peu gracieuse (un peu lourde). Préfères-tu "Nous avions presque les pieds dans le vide, et des feux-signes essoufflés projetaient leurs fumées au-dessus de nos épaules." ? C'est peut-être plus harmonieux et moins tordu.
Voilà, et dis-moi aussi si je peux garder mon passé après ce mur incompréhensible.
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mer 10 Sep - 18:53

_____Je préfère plutôt la deuxième phrase parce que la première est vraiment trop lourde. Par contre tu peux simplement supprimer la dernière virgule pour avoir un rythme plus naturel : Nous avions presque les pieds dans le vide, et des feux-signes courbes et ondulés projetaient leurs fumées, essoufflés au-dessus de nos épaules. Pour moi ça passe aussi, c'est comme tu préfères :). Je préfère ce que je viens de proposer parce que c'est plus proche de ta phrase initiale et ça garde un peu ta trace, comparée à l'autre qui est plus impersonnelle ;).

_____Pour ton passé ça dépend de quoi tu parles en fait ! Les deux sont possibles. Est-ce que tu parles de murs obscurs au bas d'une rue non identifiée dans un passé flou et abscons ? Ou de murs que nos personnages sont en train de longer et qui servent donc de repère spatial ? En tous cas tu peux parfaitement garder ton passé ça ne me dérange pas ^^.

__________Du coup les indications pour la suite de la SUITE :

_____« Tu » a trouvé un restaurant génial avec une super bonne ambiance des serveurs parfaits et des plats délicieux. Votre conception du rendez-vous amoureux parfait. (N’oubliez pas qu’il n’y a pas de dialogue !! Ou en tous cas pas de discours direct.) Essayez de montrer l’hypersensibilité du narrateur. Cette fois-ci les cinq sens interviennent : les plats sont délicieux, la musique agréable, la décoration jolie, les chaises confortables et bien sûr les plats sentent bon. Évitez d’en faire trop et de vous extasier sur le moindre détail mais l’extase est le sentiment général qui doit se dégager. Enfin, faîtes comme vous voulez ! (Excitation plus que délectation, attente ou dégustation ? Ou peut-être observation amusée, consommation insatiable, ou que sais-je encore !)

_____(IMPORTANT : une fois que vous aurez décidé de la nature du restaurant – italien, chinois, français ; avec vue sur la Seine, la tour Eiffel… – Vous pourrez encore changer d’avis, comme si leur rendez-vous s’étalait sur plusieurs jours pendant lesquels ils visiteraient plusieurs restaurants. Ce qui doit se dégager n’est pas la cohérence mais la légèreté (peut-être absurde) et le sentiment que ceci pourrait durer éternellement. Ne pas transformer brutalement un serveur chinois en serveur italien pour autant, les changements devront avoir lieu entre plusieurs réflexions du narrateur, sans qu'on s'en rende compte.) Du coup tout le monde peut apporter son point de vue (voire plusieurs) mais si j'en ai un déjà c'est bien. ^^

_____Surtout, faîtes régulièrement intervenir le monde extérieur avec des scènes de vie, des choses que le narrateur remarque (sur les autres clients, le serveurs, les plats, la déco, n'importe quoi !)... Faut que ça soit dynamique. Ceci est le bouquet final de la nouvelle, alors lâchez-vous. Et tout le monde participe ;). (Pas besoin d'avoir lu le reste pour cela, juste se rappeler des règles fondamentales qui sont listées au début.)

_____Pour la longueur du texte, tout se déroulera en quatre ou cinq mouvements donc un texte plutôt long à faire à plusieurs, mais il n'y a aucune obligation quant à la longueur des mouvements en eux-mêmes (vous pouvez d'ailleurs les faire dans le désordre). La seule contrainte : on commence par le premier mouvement (arrivée) et on finit par le dernier (dessert+départ). Les cinq mouvements sont : Arrivée dans le restaurant (in médias rès). Descriptions général etc. Entrée-plat-dessert. (Pas de fromage ? Comme vous voulez ^^. On s'en fou.) Et, facultatif : ben faut bien sortir du restaurant (payer l'addition, laisser un pourboire, faire deux ou trois commentaires finaux ; le tout a un but de conclusion).

_____L'idéal c'est qu'on change de restaurant à chaque mouvement donc une personne par mouvement (mais bien sûr vous pouvez faire plus). Qu'est-ce qu'on met dans un mouvement ? Ce que vous voulez ! Obligatoire : la description du restaurant qui illustre le plus votre conception du rendez-vous parfait (nourriture, ambiance, déco, tout. Dans la nourriture il y a aussi le plat qu'on a choisi.) Aucune description ne doit se ressembler ! Si vous voulez un restaurant qui ressemble à un autre mais qui ne l'est pas tout à fait, rajoutez les détails qui vous manquent et enlevez (débrouillez-vous) ceux qui vous déplaisent. (Quitte à faire dans l'absurde et l'insensé.)

_____Pour le premier texte vous pouvez choisir votre plat en passant la commande mais rien n'oblige l'auteur suivant à vous servir l'entrée que vous aurez commandée ;). D'ailleurs il n'est même pas obligé de commencer par l'entrée. (Mais ne refaites pas un mouvement qui a déjà été traité parce que sinon on ne sortira jamais de ce restaurant x). Voilà, à vos assiettes.

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MessageSujet: truc qui fait 10 caractères   Mer 29 Oct - 11:20

Bon voilà.... Je suis pas très convaincue mais si ça peut faire avancer le chmilblique...
Tu marches à ses côtés, trop lentement à ton goût, mais trop vite au sien. Vous vous êtes perdus dans les petites ruelles de Paris, et sans ce passant qui vous a gentiment indiqué comment sortir de ce labyrinthe, vous y seriez toujours. Tu as encore l'impression de marcher sur des pavés, alors que vous avez rejoint une rue bétonnée. Tes chaussures te font mal,tu peux sentir toutes les coutures de ces tennis soi-disant confortables. Le temps s'est rafraîchi et dans le ciel, tu commences à apercevoir la lune, ronde et jaune. Elle sera pleine ce soir, quel cliché! Tu repenses à cette carte postale aux bords jaunis qui traîne dans la cuisine, et tu superposes son image à celle-ci. Vous arrivez au bord d'un canal, et tu t'aperçois que tu as faim. Tu te souviens aussi que tu lui avais promis un dîner romantique pour votre dernier soir dans la ville lumière. Cette péniche ferait l'affaire pour toi, mais tu vois à son regard qu'il lui en faut plus. Vous continuez à marcher, toujours aussi lentement et soudain vous tombez sur un petit restaurant dont la façade est éclairée de mille feux par les lampadaires et projecteurs alentours. Tu te dis que cette fois-ci c'est bon, et les étoiles dans ses yeux te le confirment. Tu lui cèdes le passage et le serveur vous dirige vers une petite table au fond.
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mer 29 Oct - 19:12

_____Hey, merci d'avoir participé ! Je vais apporter un commentaire à ce que tu as fait mais garde en mémoire que ce n'est que mon avis donc pas forcément la vérité froide, et surtout ne le prends pas mal si certaines remarques te froissent : ce n'est pas le but ! Comme je suis barreur je vais juste te montrer en quoi tu t'es écartée du chemin - certes étroit - que je souhaite donner à la nouvelle, et je vais essayer de redresser la trajectoire. Bref les critiques ne sont là que pour te faire progresser hein ;).

_____Bon, tu as adopté un style qui ressemble un peu à celui de What dans son voyage en Angleterre, avec une narration à la seconde personne du singulier. Ce n'est pas mal parce que ça apporte un regard différent : si au début le "tu" était un peu effacé, tout juste présent ; là il est au centre de l'attention est c'est assez intéressant puisqu'on se dirige vers le final qui est quand même un dîner à deux. Et même si à la base je voulais une entrée in médias rès dans le restaurant (parce que ce genre de passages me semble toujours artificiel), je trouve ta transition enrichissante puisqu'elle fait vraiment basculer le point de vue du narrateur selon un nouvel angle... On sent qu'on tourne, quoi.


_____Par contre il n'y a pas de "lui" dans notre nouvelle. Seulement "je" et "tu". Du coup l'erreur c'est d'employer le "vous" comme si le narrateur était mystérieusement devenu extérieur alors qu'il est tout de même censé être au centre de tout... Erreur de compréhension, mais elle n'est pas très grave puisqu'il suffit de remplacer les vous par des nous et les ses par des mes ;).

_____Attention à l'orthographe. (Je dis ça quand le nombre total de fautes dépasse zéro, ça ne veut pas dire que tu en fais beaucoup.)

_____Enfin, ce qui m'embête le plus est que tout ceci me semble un peu maladroit, avec certaines phrases qui, je trouve, sont très artificielles... Personnellement je pense qu'il est toujours possible de marier ta transition avec mon idée de base d'une entrée in médias rès, c'est-à-dire que tu peux te contenter d'évoquer l'entrée dans un restaurant sans pour autant la mettre en scène. C'est vrai qu'il ne se passerait vraiment rien dans ton texte mais tant pis : ce n'est pas vraiment une nouvelle avec beaucoup d'action.

Loulounette a écrit:
Vous vous êtes perdus dans les petites ruelles de Paris, et sans ce passant qui vous a gentiment indiqué comment sortir de ce labyrinthe, vous y seriez toujours.

_____J'aime bien le thème du labyrinthe, et l'idée qu'on se perde dans des ruelles. Qu'on demande son chemin. Mais comme tout se passe en deux lignes ça fait vraiment bizarre. Franchement je trouve cette phrase un peu bancale... elle fait presque remplissage. Donc je préférerais que tu la supprimes ou que tu étoffes un peu le passage où nous nous perdons et où nous demandons notre chemin si possible (il y a du potentiel, faut pas croire ! Le but de la nouvelle étant de rendre extraordinaires des choses de la vie de tous les jours).

Loulounette a écrit:
Elle sera pleine ce soir, quel cliché!

_____Pourquoi tu rajoutes "quel cliché" ? Je préfère simplement "Elle sera pleine, ce soir." On comprend que c'est cliché ;p ! Comme tu abordes un ton plutôt solennel (de ce que j'ai lu), "quel cliché" ressort bizarrement et s'accorde mal avec le reste, je pense...

Loulounette a écrit:
Tu repenses à cette carte postale aux bords jaunis qui traîne dans la cuisine, et tu superposés l'image à celle-ci.

_____Oh, c'est mignon ^^. On comprend ce que tu veux dire mais j'ai l'impression que c'est mal formulé... Encore une fois, tu pourrais peut-être enrichir la thématique en lui accordant plus d'une phrase : peut-être qu'on peut faire mieux que "et tu superposes son image à celle-ci"... Mais ce n'est pas obligatoire : ).

_____Par contre je n'aime pas du tout la suite x) ! Je ne sais pas vraiment pourquoi mais je tiens absolument à ce qu'on se téléporte dans le restaurant sans prévenir. J'aimerais que tu closes ton texte sur l'évocation du dîner pour vraiment que ça fasse transition. Évoquer seulement, sans le mettre en scène effectivement. En gros tu arrives au niveau du canal, tu tournes à gauche, il y a une jolie rue que tu décris, et au bout de la rue (ou sur la droite) un restaurant. Ou alors tu arrives au niveau tu canal, tu t'y assoies, tu contemples la Seine et tu dis "Oh regarde une étoile", puis tu te dis que tu as froid et que tu serais mieux au chaud devant un bon *insérer le nom de votre plat préféré*.

_____L'important ce n'est pas tellement le restaurant ni ce qui s'y passe, ce qu'on y mange (c'est pour ça que j'ai précisé qu'on pouvait éventuellement changer de restaurant entre deux selon). C'est ton point de vue. Comment tu vois les choses. Le reste n'est qu'un prétexte pour te donner des choses à voir. Voilà, bon courage en tous cas, et merci encore !


_____Indications pour la suite de la SUITE :

_____« Tu » a trouvé un restaurant génial avec une super bonne ambiance des serveurs parfaits et des plats délicieux. Votre conception du rendez-vous amoureux parfait. (N’oubliez pas qu’il n’y a pas de dialogue !! Ou en tous cas pas de discours direct.) Essayez de montrer l’hypersensibilité du narrateur. Cette fois-ci les cinq sens interviennent : la nourriture est délicieuse, la musique agréable, la décoration jolie, les chaises confortables et bien sûr tout sent bon. Évitez d’en faire trop et de vous extasier sur le moindre détail mais l’extase est le sentiment général qui doit se dégager. Enfin, faîtes comme vous voulez ! (Excitation plus que délectation, attente ou dégustation ? Ou peut-être observation amusée, consommation insatiable, ou que sais-je encore !)

_____(IMPORTANT : une fois que vous aurez décidé de la nature du restaurant – italien, chinois, français ; avec vue sur la Seine, la tour Eiffel… – Vous pourrez encore changer d’avis, comme si leur rendez-vous s’étalait sur plusieurs jours pendant lesquels ils visiteraient plusieurs restaurants. Ce qui doit se dégager n’est pas la cohérence mais la légèreté (peut-être absurde) et le sentiment que ceci pourrait durer éternellement. Ne pas transformer brutalement un serveur chinois en serveur italien pour autant, les changements devront avoir lieu entre plusieurs réflexions du narrateur, sans qu'on s'en rende compte.) Du coup tout le monde peut apporter son point de vue (voire plusieurs) mais si j'en ai un c'est déjà bien. ^^

_____Surtout, faîtes régulièrement intervenir le monde extérieur avec des scènes de vie, des choses que le narrateur remarque (sur les autres clients, le serveurs, les plats, la déco, n'importe quoi !)... Faut que ça soit dynamique. Ceci est le bouquet final de la nouvelle, alors lâchez-vous. Et tout le monde participe ;). (Pas besoin d'avoir lu le reste pour cela, juste se rappeler des règles fondamentales qui sont listées au début.)

_____Pour la longueur du texte, tout se déroulera en quatre ou cinq mouvements donc un texte plutôt long à faire à plusieurs, mais il n'y a aucune obligation quant à la longueur des mouvements en eux-mêmes (vous pouvez d'ailleurs les faire dans le désordre). La seule contrainte : on commence par le premier mouvement (arrivée) et on finit par le dernier (dessert+départ). Les cinq mouvements sont :

-Arrivée dans le restaurant (in médias rès) : descriptions générales via des réflexions du narrateur, le tout en discours indirect libre.
-Entrée.
-Plat.
-Dessert. (Pas de fromage ? Comme vous voulez. On s'en fou.)
-Et, facultatif : ben faut bien sortir du restaurant (payer l'addition, laisser un pourboire, faire deux ou trois commentaires finaux ; le tout dans un but de conclusion).

_____L'idéal est qu'on change de restaurant à chaque mouvement donc une personne par mouvement (mais bien sûr vous pouvez faire plus). Qu'est-ce qu'on met dans un mouvement ? Ce que vous voulez ! Obligatoire : la description du restaurant qui illustre le plus votre conception du rendez-vous parfait (nourriture, ambiance, déco, tout. Dans la nourriture il y a aussi le plat qu'on a choisi.) Aucune description ne doit se ressembler ! Si vous voulez un restaurant qui ressemble à un autre mais qui ne l'est pas tout à fait, rajoutez les détails qui vous manquent et enlevez (débrouillez-vous) ceux qui vous déplaisent. (Quitte à faire dans l'absurde et l'insensé.)

_____Pour le premier texte vous pouvez choisir votre plat en passant la commande mais rien n'oblige l'auteur suivant à vous servir l'entrée que vous aurez commandée ;). D'ailleurs il n'est même pas obligé de commencer par l'entrée. (Mais ne refaites pas un mouvement qui a déjà été traité parce que sinon on ne sortira jamais de ce restaurant x). Voilà, à vos assiettes.

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mer 29 Oct - 21:21

Bon je dois dire que j'étais un peu réticente à poster ce texte, et que moi-même je ne l'aimais pas plus que ça. Pour l'orthographe, j'ai fait ça sur mon téléphone, sans vraiment relire (c'est pas bien je sais) et même en relisant les fautes ne m'apparaissent pas clairement, je te laisse les corriger! Pour les pronoms, je croyais qu'il ne fallait pas de genre, c'est pour ça que j'ai sorti ce "lui" du placard... Je vais essayer de trouver le temps de reprendre le texte pour l'arranger et respecter les consignes (et les vraies cette fois-ci, pas des que j'invente!). En tous cas, merci des conseils!
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Jeu 30 Oct - 16:35

Mais ne t'en fais pas : Tu as raison d'avoir posté ! C'est en faisant des erreurs qu'on apprends ;).

Pour le genre c'est exact : il reste indéterminé pour toi et pour moi, mais si tu remplaces les "lui" par des "me" ça reste indéterminé tu sais !

J'espère que tu trouveras le temps et la motivation : ).

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Lun 3 Nov - 18:58

Voilà, j'ai repris le même texte, en changeant les passages qui posaient problème... Il y a sans doute encore beaucoup d'améliorations à faire.
Tu marches à mes côtés, trop lentement à ton goût, mais trop vite au mien. Nous nous sommes perdus dans les petites ruelles de Paris, où une nappe de brouillard, sombre et malodorante, empêche toute perception normale. Ton nez retroussé se plisse d'effroi et tes yeux fouillent vainement cette brume obscure, cherchant un chemin. Sans ce passant qui nous a gentiment indiqué comment sortir de ce labyrinthe, nous y serions toujours. Tu as encore l'impression de marcher sur des pavés alors que nous avons rejoint une rue bétonnée. tes chaussures te font mal, tu peux sentir toutes les coutures de ces tennis soi-disant confortables. Le temps s'est rafraîchi, et dans le ciel, tu commences à apercevoir la lune, ronde et jaune. Elle sera pleine ce soir. Tu repenses à cette carte postale aux bords jaunis qui traîne dans la cuisine, reçus il y a bien longtemps. Tu as du mal à te souvenir de qui elle vient, mais la photo, elle, aurait aussi bien pu être prise aujourd'hui. Nous arrivons au bord d'un canal, et tu aperçois une petite rue sur la droite, qui serpente entre les dernières échoppes ouvertes. Nous nous y engageons, et nous arrivons au bout de ce qui s'avère être une impasse. Sur notre droite, un petit restaurant.
L'arrivée au restaurant est peut-être encore trop longue?
N'hésitez pas à faire des critiques (ça peut aussi être positif hein) ou à réarranger le texte à votre sauce.
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mer 5 Nov - 19:01

_____Coucou : ). Merci d'avoir fait l'effort ! Je trouve que ce texte est à cheval entre le texte d'avant et le texte final : quand tu racontes comment on se perd dans Paris, le récit est au présent avec "nous nous sommes perdus", "empêche" etc. Pourtant tu emploies aussi le conditionnel "nous y serions toujours" (et donc nous n'y sommes plus), ce qui indique que le récit est en fait au passé !! Ce n'est donc pas logique (je pense que tu as oublié de modifier la partie "sans ce passant blablabla")...

_____Si je devais faire une remarque générale sur ce qui ne va pas, je dirais que c'est une incompréhension du thème. Je me trompe peut-être mais je pense que tu te cales trop sur l'optique de la narration, comme dans un roman où l'on déroule des actions qui débouchent sur un résultat, d'où l'utilisation de phrases-actrices au présent (ex : Nous arrivons au bord d'un canal) qui font avancer l'action et de phrases-bilans au passé composé qui expriment un résultat (Nous nous sommes perdus). Pourtant, dans notre nouvelle, la narration n'est absolument pas le but ! Ce n'est pas un roman où l'on raconte une histoire, ce n'est pas une narration ! C'est le fil de tes pensées. Cette nouvelle raconte quelque chose que l'on vit sur l'instant, de la manière dont on la vit. Il n'y a pas d'action ni d'intrigue, il n'y a pas de suspens ni de trame. C'est pourquoi il n'est pas nécessaire d'insérer des phrases comme "Nous arrivons au bout de ce qui s'avère être une impasse." On s'en fiche ! Si tu le laisses comme ça on s'en fiche. Si ton impasse n'a rien de particulier, elle ne va pas capter ton attention. Imagine-toi à la place du narrateur, vraiment. Qu'est-ce qui retient ton attention ? Pourquoi est-ce que tu te sens obligée de parler de cette impasse ? Peut-être parce qu'elle est jolie ou qu'elle te rappelle quelque chose, peut-être parce qu'elle est un peu sombre et malsaine, et que tu t'y sens mal à l'aise. Peut-être que ça t’embête de devoir faire demi-tour, je sais pas ^^. Mais il faut forcément que cette impasse soit digne d'être évoquée. Si tu lis ton texte et que tu te rends compte qu'il y a un passage qui ne dit rien ou qui raconte quelque chose de banal, ce n'est pas normal. Ce passage n'a pas lui d'être. Je ne veux pas de banalité, au contraire. Je veux que tu transformes le banal en extraordinaire. Je veux que tu me parles de cette impasse parce que c'est quelque chose d'unique, et que tu nous expliques pourquoi. Donc surtout ne fais pas de remplissage. Je préfère un texte très court mais intéressant :). Donc si tu ne vois pas comment une impasse pourrait être intéressante, n'en parle pas (cette remarque vaut pour tout le reste).

_____Je vais quand même revenir sur l'utilisation des temps parce que ce n'est pas évident. Le but est bien sûr d'exprimer les choses telles que tu les ressens. Imagine-toi à la place du narrateur. Imagine qu'il y a une sténo-dactylographe dans ta tête et qu'elle note le cours de tes pensées ; tout ce à quoi tu penses sous forme de mots et d'image. Et bien le texte, c'est ça. D'où l'utilisation du présent. Mais parfois tu peux penser au passé : quand tu te remémores un souvenir, par exemple. Mais ce sera la seule utilité du passé.

_____Bon ensuite je n'ai pas envie que tu te dises que ton texte est nul et sans intérêts. Ce n'est pas vrai. Il y a des richesses dans ton texte, et je suis sûr que tu pourras les exploiter une fois que tu auras parfaitement compris l'esprit de la nouvelle. J'ai bien aimé la focalisation sur toi, le basculement dans la narration qui nous fait passer de "je" à "tu", c'est vraiment une richesse de ton texte qu'il faut absolument garder. Pour moi c'est vraiment quelque chose d'intéressant : ). J'ai bien aimé l'idée "perdus dans les ruelles de Paris", surtout que tu l'as un peu étoffée en rajoutant un champ lexical un peu fantastique, ce qui est très enrichissant, ça créée une ambiance et c'est très bien ! Mais c'est encore beaucoup trop rapide. Je pense que , comme dans un roman, mais je répète que ce n'est pas un roman ^^. Il ne faut pas juste évoquer la scène. Il faut la vivre, la raconter vraiment. Il faut tout un passage sur cette ruelle un peu surnaturelle ou un phénomène inexpliqué nous empêche de voir correctement. Parce que là je trouve que c'est un peu plat en fait ^^. Encore une fois, imagine que tu vis cette scène, et raconte-la. Pour le ton fantastique, je te conseille de voir les choses avec un certain recul : décris les choses bizarres et flippantes en utilisant un champ lexical et des attributs bizarres et flippants, mais sans jamais dire que ça l'est. En gros évite le nez qui se plisse d'effroi ^^.

_____J'aimais aussi le coup de la carte postale, et cette idée de superposer son image à celle de Paris. Oui, la photo aurait pu être prise aujourd'hui, mais je préférais la première formulation. Cette idée de superposition, en fait, comme une image que l'on peut revivre, qui se répète. En fait ce qui manquait c'était surtout une suite, quelque chose à rajouter derrière. Mais si tu ne trouves rien à redire laisse donc "Tu repenses à cette carte postale aux bords jaunis qui traîne dans la cuisine, et tu superposes son image à celle-ci", c'est déjà très bien : ).

_____In médias rès c'est du latin : médias c'est comme les médias, tu sais les gars qui te désinforment quand tu regardes la télé. C'est le médias de intermédiaire. Rès, c'est la chose, comme dans rès publica, la chose commune (ou république). Et in c'est une négation, comme dans inchangé, immuable, inexorable... Et donc in médias rès ça veut dire (littéralement) : chose sans intermédiaire. C'est du jargon de théâtre qui signifie que, quand on ouvre les rideaux, les personnages sont déjà dans le restaurant. A aucun moment on ne les voit entrer. A aucun moment ils ne parlent d'entrer. Tout ça puisque l'entrée dans le restaurant est antérieure au début de l'histoire. C'est ça un début in médias rès, c'est quand ça commence comme ça sans prévenir, sans préambule ni introduction. Bref, pour l'entrée dans le restaurant, il y a ton texte qui finit par "sur notre droite, un restaurant", puis on va sauter une ligne et il y aura le paragraphe d'après (écrit par quelqu'un d'autre), et dans ce paragraphe on sera déjà dans le restaurant. Voilà ^^. (Je suis sûr que tu as déjà vu des entrées in médias rès x).)

_____En tous cas merci pour ton courage et ta persévérance ! Le métier d'écrivain est une activité vraiment très ingrate qui demande beaucoup de courage, de patience et d'acharnement... Surtout quand tu écris sous les instructions de quelqu'un d'autre (qui n'a donc pas forcément les mêmes exigences ni les mêmes attentes que toi) ! Donc ne te décourages pas, jamais.

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mer 5 Nov - 19:46

Merci encore pour les commentaires, c'est vrai qu'en soi j'ai un peu de mal avec le but du texte (que de choses extraordinaires pour un texte qui n'est pas narratif). Je vais essayer de le re-modifier, mais bon il risque de me falloir un peu de temps...
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Sam 8 Nov - 18:00

Oui, bien sûr, prends ton temps ! Ce n'est pas quelque chose qui vient immédiatement pour moi non plus ^^.

Mais comme l'entrée dans le restaurant est in médias rès (et oui c'est pratique) ça n'empêche pas les autres de se lancer dans un joyeux concours gastronomique ! J'en profite donc pour rappeler les indications pour la SUITE :

_____« Tu » a trouvé un restaurant génial avec une super bonne ambiance des serveurs parfaits et des plats délicieux. Votre conception du rendez-vous amoureux parfait. (N’oubliez pas qu’il n’y a pas de dialogue !! Ou en tous cas pas de discours direct.) Essayez de montrer l’hypersensibilité du narrateur. Cette fois-ci les cinq sens interviennent : la nourriture est délicieuse, la musique agréable, la décoration jolie, les chaises confortables et bien sûr tout sent bon. Faîtes comme vous voulez ! (Excitation plus que délectation, attente ou dégustation ? Ou peut-être observation amusée, consommation insatiable, ou que sais-je encore !)

_____(IMPORTANT : une fois que vous aurez décidé de la nature du restaurant – italien, chinois, français ; avec vue sur la Seine, la tour Eiffel… – Vous pourrez encore changer d’avis, comme si leur rendez-vous s’étalait sur plusieurs jours pendant lesquels ils visiteraient plusieurs restaurants. Ce qui doit se dégager n’est pas la cohérence mais la légèreté (peut-être absurde) et le sentiment que ceci pourrait durer éternellement. Ne pas transformer brutalement un serveur chinois en serveur italien pour autant, les changements devront avoir lieu entre plusieurs réflexions du narrateur, sans qu'on s'en rende compte.) Du coup tout le monde peut apporter son point de vue (voire plusieurs - mais si j'en ai un c'est déjà bien).

_____Surtout, faîtes régulièrement intervenir le monde extérieur avec des scènes de vie, des choses que le narrateur remarque (sur les autres clients, le serveurs, les plats, la déco, n'importe quoi !)... Faut que ça soit dynamique. Ceci est le bouquet final de la nouvelle, alors lâchez-vous. Et tout le monde participe ;). (Pas besoin d'avoir lu le reste pour cela, juste se rappeler des règles fondamentales qui sont listées au début.)

_____Pour la longueur du texte, tout se déroulera en quatre ou cinq mouvements donc un texte plutôt long à faire à plusieurs, mais il n'y a aucune obligation quant à la longueur des mouvements en eux-mêmes (vous pouvez d'ailleurs les faire dans le désordre). La seule contrainte : on commence par le premier mouvement (arrivée) et on finit par le dernier (dessert+départ). Les cinq mouvements sont :

-Arrivée dans le restaurant (in médias rès) : descriptions générales via des réflexions du narrateur, le tout en discours indirect libre.
-Entrée.
-Plat.
-Dessert. (Pas de fromage ? Comme vous voulez. On s'en fou.)
-Et, facultatif : ben faut bien sortir du restaurant (payer l'addition, laisser un pourboire, faire deux ou trois commentaires finaux ; le tout dans un but de conclusion).

_____L'idéal est qu'on change de restaurant à chaque fois donc une personne par mouvement (mais bien sûr vous pouvez faire plus). Qu'est-ce qu'on met dans un mouvement ? Ce que vous voulez ! Obligatoire : la description du restaurant qui illustre le plus votre conception du rendez-vous parfait (nourriture, ambiance, déco, tout. Dans la nourriture il y a aussi le plat qu'on a choisi.) Aucune description ne doit se ressembler ! Si vous voulez un restaurant qui ressemble à un autre mais qui ne l'est pas tout à fait, rajoutez les détails qui vous manquent et enlevez (débrouillez-vous) ceux qui vous déplaisent. (Quitte à faire dans l'absurde et l'insensé.)

_____Pour le premier texte vous pouvez choisir votre plat en passant la commande mais rien n'oblige l'auteur suivant à vous servir l'entrée que vous aurez commandée ;). D'ailleurs il n'est même pas obligé de commencer par l'entrée. (Mais ne refaites pas un mouvement qui a déjà été traité parce que sinon on ne sortira jamais de ce restaurant x). Voilà, à vos assiettes.

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Dim 7 Déc - 3:55

Hum. Bon, j'ai tenté, je suis un peu hors-sujet mais c'est tout ce qui me venait, je n'aime pas la fin et j'aurais peut-être pu développer le reste pour essayer de mieux faire passer les sensations, mais pour l'instant je reste comme ça (dissert' d'SVT qui m'attend//PAN/), dites-moi, bah... Déjà si ça peut rentrer dans l'échappée x), et puis ce que je pourrais améliorer... ^^'


Spoiler:
 


Tu me lâches la main et tu te redresses pour essayer de trouver une table de libre. Alors j'essaye de t'imiter pour ne pas sentir la boule qui enfle dans ma gorge. J'admire les mains liées et les regards embrasés des amoureux, l'adresse des serveurs qui dansent dans la foule ; je hume l'odeur d'un plat coloré, goûte toute la saveur d'un je t'aime murmuré dans une intimité violée, sens la chaleur qui vient de la cuisine et souris à une petite fille qui tripote les rubans de sa robe. J'imagine, la vie de la gothique seule au bar, les pensées de l'homme en costume dans le coin, j'intercepte un regard triste et plonge dans la félicité d'une famille... Mais la lumière est trop vive et je cligne des yeux.
Une épaule me bouscule, je recule d'un pas, trébuche et me heurte à un vieux couple. Leur odeur de parfums trop chers me prend à la gorge, la fille au ruban crie, un rire trop fort s'élève, je perds encore l'équilibre, sens des dizaines de peaux frôler la mienne, bats des mains, me rattrape à un manteau en vison, grimace en sentant la peau morte portée comme un trophée, essaye de m'en éloigner, halète pour tenter d'échapper aux odeurs étouffantes qui se mêlent pour hurler dans mon crâne ; j'ai envie de serrer ma tête dans mes mains pour échapper au rire qui continue de percer l'air, j'écrase des pieds et me heurte à des regards désapprobateurs en reculant, je suffoque derrière la boule qui obstrue maintenant ma trachée, cherche désespéramment quelque chose à quoi m'accrocher, juste un endroit où me réfugier, même un simple coin vide, échapper aux haleines qui se mêlent à la sueur et aux eaux de toilette dans la chaleur des corps emmêlés qui se serrent et s'écrasent, je me sens à la fois éléphant disgracieux et lapin effrayé, je m'asphyxie les sens, et n'arrive même plus à lever ma tête pour fixer quelque chose de stable, je hoquette...

Enfin, tu baisses les yeux.
Ton regard me cherche un instant, croise mes yeux qui te fixent, et tu t'avances. C'est incroyable comme les gens s'écartent sans s'en rendre compte... Tu me tends la main, je m'y agrippe, on n'a rien à dire. Tu sais toujours ce qu'il faut faire.
Je me blottis contre toi, tes bras m'arrachent aux sables mouvants et je peux enfin lever la tête. L'air libre... Ton souffle me chatouille et tu es là. Tu es toujours là.

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Dim 7 Déc - 11:31

Oh oui, Modjita, tu es merveilleuse, merci de participer \o/
C'est carrément hors sujet, mais je pense que Monsieur le barreur va pouvoir rectifier le tir en demandant peut-être à rajouter le passage sur la bouffe au milieu, je ne sais pas.
En attendant, j'ai trouvé génial comment tu mettais en valeur la sensibilité du / de la protagoniste ça m'a troublée, il perçoit tout avec une intensité incroyable. Petite répétition de "admire" au début, et aussi le "violée" j'ai trouvé ça un peu violent. Pour le reste, je n'ai pas scruté ton texte de manière aussi exigeante qu'Ana donc je ne peux pas dire (:

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Dim 7 Déc - 16:02

Merci pour la répétition (et le commentaire en entier d'ailleurs), je l'ai virée, pour le reste je vais donc attendre le réveil du barreur en espérant qu'il ne me jette pas par-dessus bord pour ce HS x)

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Dim 7 Déc - 20:42

_____Hey, trop biiien, de la vie sur Terre !! Merci infiniment =D.

_____Alors, je suis désolé de te le dire mais. Tu n'es pas hors-sujet x). Le truc c'est que je voulais que tu me décrives l'endroit idéal, alors qu'ici... Waouh. Le paradis. À peine sommes-nous rentrés qu'arrive déjà le verbe admirer, les regards embrasés, des serveurs dansant. Tout semble merveilleux, au début, merveilleux à l'excès, même. Et cet excès. Me rend malade. La lumière est trop vive, les parfums trop chers, les rires trop forts. Cette répétition du mot trop, comme un écho, amorce une sorte de tournant dans le texte. Les mots tourbillonnent. Des phrases rapides et efficaces viennent bousculer le narrateur, l'assaillent, l'acculent. Le traquent. Tu vois des choses invraisemblables, exacerbées. Je suis cerné, pris au piège, à tel point que je cherche un tout petit coin vide où me réfugier. On sent là le malaise monter, puis disparaître, comme dans un cycle. Oui, parce que ton texte commence comme il a fini : de même que "Tu me tends la main" me permet de me raccrocher à la réalité et de ne pas sombrer dans un terrible cauchemar, c'est parce que "Tu me lâches la main" que j'ai dû subir cela. Et si tu me lâches la main dès le début, c'est bien dès le début que je sens ce malaise monter : "j'essaye de t'imiter" témoigne d'un certain manque d'assurance, sans parler de la boule qui enfle dans ma gorge.

_____On voit là toute la fragilité, la sensibilité du narrateur qui met à jour une sorte d'ochlophobie, la peur des grandes foules. Dès que tu me lâches la main, je suis immédiatement perdu, je sombre dans un univers méconnaissable et délirant où tout vient m'agresser, me menacer. Un texte assez enrichissant, donc, et puis j'aime la fin :). (Même si c'est assez bizarre que tu parles d'air libre et d'étoiles, mais admettons.)

_____Pour moi, tu t'inscris parfaitement dans l'optique de la nouvelle qui vise justement à aborder des points de vues originaux et surprenant. Et là, tu fais fort. Surtout que tu as donné ta conception de l'endroit idéal, à mon sens : même les enfers conviendront tant que tu es avec moi. Donc tu n'es pas tellement hors-sujet, surtout que les mots table, serveurs et plat nous indiquent clairement que nous sommes dans un restaurant. De fait tu as fait avancé la nouvelle : nous sommes (enfin) rentrés dans ce foutu restaurant !! Merci mille fois x) ! (Y ressortirons-nous un jours ?)

Par contre, je voudrai revenir sur les deux morceaux de phrase que voilà :
Citation :
halète pour tenter d'échapper aux odeurs étouffantes qui se mêlent pour hurler dans mon crâne ; j'ai envie de serrer ma tête dans mes mains pour échapper au rire qui continue de percer l'air

_____Le truc, c'est que tout le texte se construit avec des phrases rapides, aérées à coups de virgules et de points-virgules qui le rendent presque saccadé, comme la respiration paniquée de quelqu'un poursuivi par une meute de je-ne-sais-trop-quoi. En revanche, ces deux bouts de phrases sont assez longs, et rompent presque ce joli rythme. Bon, ce n'est pas trop gênant puisque c'est à la fin, et donc ça amorce presque une transition entre la pure panique et le "Enfin, tu baisses les yeux." (D'ailleurs pourquoi baisser ? Ce serait plutôt quelque chose comme "tu me vois", mais c'est carrément moins classe. Difficile à exprimer en fait.) Toujours est-il que tu les as placés pile au moment où tu parles d'étouffement : les odeurs sont étouffantes et donc j'ai du mal à respirer. Ma respiration est bloquée, elle s'allonge, s'éternise... D'où une ponctuation plus espacée, des phrases plus longues ! (La ponctuation c'est le système respiratoire d'une phrase) Bon, je ne sais pas si tu en as fait exprès mais en tout cas c'était assez brillant ^^.

_____Voilà voilà. Si tu veux retravailler ton texte pour mieux faire passer les sensations, je ne suis pas contre :). Tu pourrais bien sûr prolonger un peu le tournis du narrateur ou encore insister d'avantage sur le malaise ressenti (car au fond le texte ne rend pas vraiment mal à l'aise, je dirais. Il est agressif.) Mais franchement. Il me convient tel qu'il est. (Sisi, c'est possible ^^.) Sauf les fautes d'orthographe que je vais m'empresser de corriger. (Pour mémoire : je hume. Pas j'hume. Pourquoi ? Je ne sais pas... Un des grands mystères de la vie ^^. D'ailleurs si quelqu'un connait la règle pour savoir si un h est aspiré ou pas, qu'il me fasse signe.)

Merci encore !

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Modjita
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Dim 7 Déc - 22:07

Citation :
(Même si c'est assez bizarre que tu parles d'air libre et d'étoiles, mais admettons.)
Je les avais fait ressortir, mais effectivement on y est enfin rentré on y reste, je vais changer x)

Citation :
(D'ailleurs pourquoi baisser ? Ce serait plutôt quelque chose comme "tu me vois", mais c'est carrément moins classe. Difficile à exprimer en fait.)
Dans mon idée, avec "tu te redresses" tu se mettait presque sur la pointe des pieds pour essayer de voir au-dessus de la foule, donc tu "lève" le regard aussi pour s'extraire de la foule où je reste... Et là tu baisse littéralement les yeux en regardant à nouveau à sa hauteur, en reprenant contact avec la foule et donc avec je.

C'était, heu... A moitié fait exprès ? Je tentais bien de faire passer le manque d'air et l'étouffement par l'essoufflement du lecteur (bien que j'ai été étonnée que tu cites cette partie, j'aurais plutôt pensé à "échapper aux haleines qui se mêlent à la sueur et aux eaux de toilette dans la chaleur des corps emmêlés qui se serrent et s'écrasent" ^^)

J'avais hésité entre j'hume et je hume, ça me paraissait plus logique avec le h que ça soit "je", mais en même temps... j'hume est bien plus naturel. Donc quand même je, 'kay.

(Tes commentaires sont supers, merci /o/)
(et j'vais essayer de le rebosser \o\)
(t'as vu comme il danse \o/)

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Anaël
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Lun 8 Déc - 21:32

_____Oh. Je n'avais même pas compris qu'ils étaient ressortis ! Ouais, c'était plutôt une mauvaise idée tout ça. Mais du coup ta fin que j'aimais bien a été très détériorée, et c'est vraiment dommage. Franchement, en tant que lecteur, je me suis dit que l'histoire des étoiles et de l'air libre était sans doute imagée, comme pour exprimer l'aspect libérateur de la présence de toi. L'air libre, c'est : j'arrive enfin à respirer. Et les étoiles, c'est l'immensité du ciel, la liberté qui s'oppose au confinement, bref la libération. Un truc comme ça. Mais même si je me suis dit tout ça, je n'ai pas réussi à comprendre clairement le sens de la phrase, étant à côté de la plaque. Tout ça pour dire que tu peux parfaitement laisser comme avant, c'est bien plus joli et plus poétique à mon sens. Mais non, il ne ressortent pas. Il ne faut pas qu'on pense qu'ils ressortent. J'espère que je ne suis pas le seul à n'avoir pas compris ça ^^.

Bon courage si tu veux le rebosser =).

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mar 9 Déc - 1:15

Citation :
Bon courage si tu veux le rebosser =).
Ne sachant pas si tu l'as vu je précise : je l'ai rebossé fait juste après l'avoir dit xD

J'espère aussi, l'autre fin donc ? (comme je ne sais pas si tu as lu ou non la deuxième version//PAN/)

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mer 10 Déc - 14:48

Faut-il une suite ?
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mer 10 Déc - 19:45

@Zois'O : Et ben oui il faut une suite, voyons : ). Aller hop-hop-hop, au boulot !

@Modjita : Ah, en effet, je n'avais pas vu tes modifications (en fait juste la fin). Bon, euh. Par contre je ne suis pas entièrement convaincu ^^. En gros tu as rajouté des mots et des détails, parfois c'est assez sympa mais parfois je ne sais pas. Par exemple l'homme est en costume et ça ne coûte rien : ça enrichit un peu le texte et ça le rend plus intime, plus vrai. Que la fille soit gothique, pourquoi pas ? Encore une fois ça ajoute quelque chose et en prime ça évite de répéter le mot "fille" ; ). Et comme tu as rajouté "je hoquette", la fin du paragraphe est moins brutale. Donc jusque-là ce sont des ajouts plutôt positifs, des améliorations :).

_____Par contre pourquoi est-ce que la fille est rose. La fille au rubans, peut-être ? Le truc c'est que je ne vois pas ce qu'apporte le mot rose : il tombe à plat, rajouté de force, et ce n'est pas forcément très naturel. Dans l'esprit je suis d'accord, il faudrait lui rajouter une identité pour qu'elle ne soit pas "juste" une fille : c'est la fille au ruban, la fille qui crie, je ne sais pas... Mais la fille rose..

_____Sinon, quand tu grimaces, c'est souvent de dégoût ou de douleur. Donc je ne pense pas que cela soit vraiment utile de préciser "de répulsion" parce qu'il n'y a pas d'ambiguïté et que tu veux des phrases courtes ;p.

_____Et puis, la fin... Un peu maladroite, je trouve. Je n'aime pas trop le coup des ampoules électriques, introduites de force de manière artificielle, et je lui préfère largement l'histoire de l'air libre ! Donc si tu veux on peut faire un mix des deux :


Je me blottis contre toi, tes bras m'arrachent aux sables mouvants et je peux enfin lever la tête. L'air libre... il n'y a pas d'étoiles ce soir, mais tant pis. Ton souffle me chatouille et tu es là. Tu es toujours là.

_____Tu n'es pas obligée de parler des étoiles qui, c'est vrai, nous tombent dessus comme un Soleil cou coupé, et du coup ça donne ça :

Je me blottis contre toi, tes bras m'arrachent aux sables mouvants et je peux enfin lever la tête. L'air libre... Ton souffle me chatouille et tu es là. Tu es toujours là.

_____Et franchement j'aime bien :). Voilà voilà, tu as bien travaillé :). Dis-moi ce que tu en penses !

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Dim 14 Déc - 22:06

La fille rose, c'était... La fille habillée en rose, mais sans "habillée en" //PAN/

Et j'obéis au barreur (;

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mar 16 Déc - 22:52

_____Ah, ben c'est mieux je trouve : ). Bon, comme je suis irrécupérable, j'ai remplacé les regards embrasés de deux amoureux par des amoureux parce que c'est plus simple et que ça insiste davantage sur la multitude, l'aspect englobant du regard. Aussi, j'ai remplacé "je me sens à la fois lapin effrayé et éléphant disgracieux" par "éléphant disgracieux et lapin effrayé" parce que c'est plus zoli... On n'aime pas trop les hiatus en français, mais, si c'était fait exprès, je veux bien que tu le remettes.

_____Par contre, j'ai décelé une répétition de l'asphyxie : tu t'asphyxies les sens mais aussi à cause de la boule dans ta gorge. J'aime bien l'idée des sens asphyxiés donc j'aimerais bien que tu me remplaces l'autre par un synonyme, s'il te plait, genre : suffoquer ;). Voilà voilà ^^.

Aller, au suivant : on a un repas à déguster x).

_____Juste au cas où je vous donne les indications pour la SUITE :

_____« Tu » a trouvé un restaurant génial avec une super bonne ambiance des serveurs parfaits et des plats délicieux. Votre conception du rendez-vous amoureux parfait. (N’oubliez pas qu’il n’y a pas de dialogue !! Ou en tous cas pas de discours direct.) Essayez de montrer l’hypersensibilité du narrateur. Cette fois-ci les cinq sens interviennent : la nourriture est délicieuse, la musique agréable, la décoration jolie, les chaises confortables et bien sûr tout sent bon. Faîtes comme vous voulez ! (Excitation plus que délectation, attente ou dégustation ? Ou peut-être observation amusée, consommation insatiable, ou que sais-je encore !)

_____(IMPORTANT : une fois que vous aurez décidé de la nature du restaurant – italien, chinois, français ; avec vue sur la Seine, la tour Eiffel… – Vous pourrez encore changer d’avis, comme si leur rendez-vous s’étalait sur plusieurs jours pendant lesquels ils visiteraient plusieurs restaurants. Ce qui doit se dégager n’est pas la cohérence mais la légèreté (peut-être absurde) et le sentiment que ceci pourrait durer éternellement. Ne pas transformer brutalement un serveur chinois en serveur italien pour autant, les changements devront avoir lieu entre plusieurs réflexions du narrateur, sans qu'on s'en rende compte.) Du coup tout le monde peut apporter son point de vue (voire plusieurs - mais si j'en ai un c'est déjà bien).

_____Surtout, faîtes régulièrement intervenir le monde extérieur avec des scènes de vie, des choses que le narrateur remarque (sur les autres clients, le serveurs, les plats, la déco, n'importe quoi !)... Faut que ça soit dynamique. Ceci est le bouquet final de la nouvelle, alors lâchez-vous. Et tout le monde participe ;). (Pas besoin d'avoir lu le reste pour cela, juste se rappeler des règles fondamentales qui sont listées au début.)

_____Pour la longueur du texte, tout se déroulera en quatre mouvements donc un texte plutôt long à faire à plusieurs, mais il n'y a aucune obligation quant à la longueur des mouvements en eux-mêmes (vous pouvez d'ailleurs les faire dans le désordre). La seule contrainte : on commence par le premier mouvement (arrivée) (FAIT) et on finit par le dernier (dessert+départ). Les quatre mouvements sont :

-Entrée.
-Plat.
-Dessert. (Pas de fromage ? Comme vous voulez. On s'en fou.)
-Et, facultatif : ben faut bien sortir du restaurant (payer l'addition, laisser un pourboire, faire deux ou trois commentaires finaux ; le tout dans un but de conclusion).

_____L'idéal est qu'on change de restaurant à chaque fois donc une personne par mouvement (mais bien sûr vous pouvez faire plus). Qu'est-ce qu'on met dans un mouvement ? Ce que vous voulez ! Obligatoire : la description du restaurant qui illustre le plus votre conception du rendez-vous parfait (nourriture, ambiance, déco, tout. Dans la nourriture il y a aussi le plat qu'on a choisi.) Aucune description ne doit se ressembler !

_____Voilà, à vos assiettes.

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Sam 24 Jan - 14:32

Bon les gens, il y a du monde en ce moment, venez aussi par ici o/ (entre deux partiels ? :') )

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mar 24 Fév - 15:33

Ancien texte:
 

Bon ça faisait longtemps... Je suppose que je n'arriverai jamais au bon résultat, mais ça vaut toujours la peine d'essayer hein!
Tu marches à mes côtés, trop lentement à ton goût, mais trop vite au mien. Nous sommes perdus dans les petites ruelles de Paris, où une nappe de brouillard, sombre et malodorante, empêche toute perception normale. Ton nez retroussé se plisse joliment et tes yeux fouillent vainement cette brume obscure, cherchant un chemin. J'avance à petits pas de fourmi mais malgré tout tu as du mal à suivre cette cadence que tu traites d'infernale. Ce phénomène météo m'inquiète, il me rappelle un cours d'histoire sur les volcans.
Un passant nous indique gentiment comment sortir de ce labyrinthe et nous voilà enfin à l'air libre.
 Tu as encore l'impression de marcher sur des pavés alors que nous avons rejoint une rue bétonnée. Tes chaussures te font mal, tu peux sentir toutes les coutures de ces tennis soi-disant confortables. Le temps s'est rafraîchi, et dans le ciel, tu commences à apercevoir la lune, ronde et jaune. Elle sera pleine ce soir. Tu repenses à cette carte postale aux bords jaunis qui traîne dans la cuisine, et tu superposes l'image à celle-ci. Tu as du mal à te souvenir de qui vient cette carte, mais la photo, elle, aurait aussi bien pu être prise aujourd'hui. Cette phrase est un peu inutile peut-être, non?  Nous arrivons au bord d'un canal, et tu aperçois une petite rue sur la droite, qui serpente entre les dernières échoppes ouvertes. Nous nous y engageons, et nous arrivons au bout de ce qui s'avère être une impasse. Sur notre droite, un petit restaurant.
Sinon, le but de l'impasse c'est que les personnages se retrouvent bloqués devant ce restaurant. Je comprends toujours pas bien l'utilisation des temps que tu demandes, mais je suppose que tu peux faire la modif toi-même si besoin. En relisant, je me rends compte qu'en fait j'ai pas fait de modifications majeures, mais honnêtement c'est plus possible là ^^
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mar 24 Fév - 20:49

_____Yeah, merci d'avoir fait l'effort ! Bon, tu n'as pas modifié grand-chose mais c'est toujours ça de fait. La prochaine fois, tu seras gentille de rappeler le texte d'origine et de mettre en évidence les choses que tu as modifiées histoire de faciliter le travail du (re)lecteur : ). Donc, tu es revenue sur le texte de départ quant à la carte postale et ce n'est pas plus mal, ça rajoute un peu de vécu dans les personnages. Par contre, une des phrases que tu as rajoutée est un peu bizarre vu que tu avance trop lentement à son goût, cependant que tu qualifie le rythme des pas de fourmi d'infernal... Infernal dans la lenteur ? Oui, c'est sans doute ça, mais une cadence infernale... Généralement ça veut dire que c'est rapide !

_____Bon, ton texte n'est pas mal, j'aime bien la petite ambiance un peu fantastique, décalée par rapport au reste de la nouvelle, avec la brume et les volcans et tout, l'idée du labyrinthe et aussi l'histoire de la carte postale. Ce que je peux lui reprocher cependant, c'est d'être un peu décousu, de jeter des idées les unes après les autres sans forcément qu'il y ait de lien ou de continuité entre les phrases qui s'enchaînent même si on ne tombe pas dans le catalogue. Au final, ce n'est pas vraiment dans l'esprit de la nouvelle où tout se fait dans la continuité, mais pas trop à côté non plus parce que ce n'est pas si flagrant ^^.

_____En tous cas merci d'avoir participé, c'est vraiment super de ta part de persévérer comme ça ! Donc n'hésite pas à prendre part à d'autres projets un peu partout ailleurs même s'il ne se passe rien en ce moment : ). Je pense que je reprendrai tout ça vers juin-juillet ; après les concours. Enfin, si tu le permets, bien sûr ^^. D'ici-là, j'aimerais que tu me corriges cette histoire de fourmis infernales qui sonne un peu bizarrement et ta mission sera accomplie, merci beaucoup !

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Sam 28 Fév - 1:16

Tu tires une chaise comme tu ferais la révérence. Tes doigts frôlent mes épaules et retirent le dernier filtre. Tu poses mon manteau sur le dossier de la chaise. Et t’assieds en face.

Sur la table en verre limpide jouent des arabesques métalliques ramifiées à la façon des plantes grimpantes. Au centre le noyau, entrelacement végétal, disperse ses ornements. Nous assistons en bordure, chacun de notre côté, aux naissances coïncidentes de deux bourgeons. La comparaison avec une table de jardin me vaut tes quolibets malicieux. Mais tu rajoutes que les lanternes descendues à la tombée du jour ressemblent à des fruits équatoriens retenus au plafond par des lianes de longueurs inégales.

Les lampions, rassemblés par îlots de quatre, sont percés de petits œillets, si bien que la lumière se propage par fragments, filandreuse. Un éclairage diffus, rescapé de l’obscurité, transparaît derrière les grandes baies vitrées, et tu souris en faisant le rapprochement avec de grands miroirs d’eau.

Le magnétisme est chez toi une qualité. Ni le serveur ni ses manières de dandy jules verniens ne s’y trompent. Quatorze mots modulés comme une chanson douce. Bienvenus Madame, Monsieur, que pouvons-nous vous offrir qu’il puisse vous ravir ? La maîtrise, l’expérience et la perfection de qui se trouve dans son milieu naturel. Une odeur de safran émane de ses gestes fluides et dans ses paumes, me semble-t-il, des tatouages au henné brillent et disparaissent par intermittence. Mais je n’ai guère le temps de m’enquérir d’avantage, le maître d’hôtel nous tend deux cartes. Jardin d’Asfar.

Les paradis terrestres sont cachés.

Salade safran du Gâtinais : Feuilles rouges sanguines, brins verts longilignes, fleurs mauves symétriques, grains topazes ponctués de noix indéfinissables et délicieuses.
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Sam 28 Fév - 14:56

_____Hey, merci pour cette entrée pour le moins exotique =D !!

_____Franchement, je trouve ton texte assez... surprenant. Il est carré (tu l'as justifié), il y a plein de points qui le rendent moins aérien, plus descriptif. Oui, c'est ça : le point de vu est externe, en fait. On est extérieur à la scène, rejeté au loin, ce qui la rend un peu irréelle, étrange... décalée. Peut-être l'après-coup du surplus de sensation décrit par Modjita ; je ne sais pas si c'est voulu mais voilà, c'est ce que je ressens ^^.

_____Bon, le texte est un peu court mais il ne demande pas nécessairement de suite et je ne sais pas trop ce que tu pourrais rajouter au milieu... Du coup je vais le prendre comme ça, je pense que ça ira : ).

_____Bref, avec tout ça il ne nous reste plus que deux-trois mouvements : le plat et le dessert. Je rappelle les instructions, au cas où :

_____N’oubliez pas qu’il n’y a pas de dialogue !! Ou en tous cas pas de discours direct. Essayez de montrer l’hypersensibilité du narrateur. Cette fois-ci les cinq sens interviennent : la nourriture est délicieuse, la musique agréable, la décoration jolie, les chaises confortables et bien sûr tout sent bon. Faîtes comme vous voulez ! (Excitation plus que délectation, attente ou dégustation ? Ou peut-être observation amusée, consommation insatiable, que sais-je encore !)

_____(IMPORTANT : une fois que vous aurez décidé de la nature du restaurant – italien, chinois, français ; avec vue sur la Seine, la tour Eiffel… – Vous pourrez encore changer d’avis, comme si leur rendez-vous s’étalait sur plusieurs jours pendant lesquels ils visiteraient plusieurs restaurants. Ce qui doit se dégager n’est pas la cohérence mais la légèreté (peut-être absurde) et le sentiment que ceci pourrait durer éternellement. Ne pas transformer brutalement un serveur chinois en serveur italien pour autant, les changements devront avoir lieu entre plusieurs réflexions du narrateur, sans qu'on s'en rende compte.) Du coup tout le monde peut apporter son point de vue (voire plusieurs - mais si j'en ai un c'est déjà bien).

_____Surtout, faîtes régulièrement intervenir le monde extérieur avec des scènes de vie, des choses que le narrateur remarque (sur les autres clients, le serveurs, les plats, la déco, n'importe quoi !)... Faut que ça soit dynamique. Ceci est le bouquet final de la nouvelle, alors lâchez-vous. Et tout le monde participe ;). (Pas besoin d'avoir lu le reste pour cela, juste se rappeler des règles fondamentales qui sont listées au début.)

_____L'idéal est qu'on change de restaurant à chaque fois donc une personne par mouvement (mais bien sûr vous pouvez faire plus). Qu'est-ce qu'on met dans un mouvement ? Ce que vous voulez ! Obligatoire : la description du restaurant qui illustre le plus votre conception du rendez-vous parfait (nourriture, ambiance, déco, tout. Dans la nourriture il y a aussi le plat qu'on a choisi.) Aucune description ne doit se ressembler !

_____Voilà, à vos assiettes.

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Sam 28 Fév - 20:23

Je me suis faite les mêmes réflexions en l'écrivant, mais j'attends de prendre un peu de recul pour donner à la description plus de vivacité.
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Dim 1 Mar - 13:16

Fait. Tu accordes comme le verbe avoir dans ce cas-là, il me semble ^^ (forme pronominale).

______Euh, ben. C'est vrai que le texte ne te ressemble pas vraiment. Mais d'un autre côté, il est bien, tu vois, ce n'est pas si gênant qu'il manque de vivacité. Je dirais que ça bouscule un peu parce qu'on ne s'y attend pas. Le point de vue extérieur, le ton totalement impersonnel de la caméra, ça surprend un peu, après le texte de Modjita. Mais le thème c'est la bifurcation alors... Franchement, il me va, ce texte : ). Si tu veux le retravailler, tu peux, mais je ne t'y oblige pas.

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Ven 31 Juil - 14:55

Bon, aura-t-on une fin ?
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Sam 1 Aoû - 22:46

_____Hey ! Le piaillement impatient des oiseaux m'a motivé pour vous faire une suite =D. Mais, depuis le temps que ça traîne, je pense que c'est tout aussi important de faire un état des lieux... J'ai donc relu le tout et je trouve ça plutôt intéressant même s'il y a quelques ovnis parmi les textes x). Franchement, ce qu'on a fait est super cool et ce serait carrément trop génial de pouvoir finir alors MOTIVEZ-VOUS !!! Bref, après un important travail de fond qui m'a notamment vu mené une guerre souterraine aux répétitions qui nous cassent les pieds (bon sang, mais qui connait un synonyme du mot table ??), je vous ai compilé le tout et voilà le résultat :

Our story so far :
 

Et maintenant, devant vos yeux ébahis, voici la suite !!


_____Nous sommes sur une terrasse qui donne sur la mer. Il fait noir. La lueur blafarde du Soleil couchant éclaire doucement ton visage ombragé, te donnant un air fantastique : tu es un fantôme surgissant de l’oubli ; tu as transcendé la mort juste pour me retrouver. Des tables nappées de blanc ont poussé sur le sol comme des champignons, erratiques, dispersées çà et là, à l’intérieur : deux ici, trois par-là, cinq agglutinés près de l’entrée… Mais nous sommes seuls. Notre champignon est un îlot qui nous coupe entièrement du monde, nous en sépare par des kilomètres de terres et de chemins cahoteux, de galets et de murs mystérieux – sobres, sombres, décorés de quelques peintures que je peine à distinguer. Une fontaine de lumière est pendue au plafond, nous arrosant sereinement de son liquide vitreux. Elle est d’un saphir translucide, presque transparent… C’est un flocon, un flocon si léger qu’il peut flotter dans les airs, un nuage de verre qui se prélasse dans ce ciel d’un jaune blême et nacré, qui s’allie avec ces petites lanternes rouges pour créer cet obscur éclairage si mystique, si fascinant que je me croirais dans un autre monde.

_____Oui, nous avons traversé le portail. Une brume chaleureuse nous entoure d’effluves alléchants qui me font saliver : une odeur timide, sucrée. Je ne sais pas où je suis mais je m’en moque parce que je pense à toi. Entre les cris des mouettes et les complaintes des embruns, entre la douce mélodie des bises et les sifflements rauques des  moteurs, entre toi et moi résonne le silence. Nous, en hauteur, bien à l’abri des tracas parisiens, là, au sommet du monde, face à face nous nous oublions. L’eau peut continuer de couler sous le pont, les garçons de s’agiter dans cet univers désert qui se désagrège et se métamorphose : moi je suis avec toi, les fesses bien enfoncées dans ma chaise rembourrée cuir, les pieds nus posés sur le lisse parquet en bois, là, au milieu du monde qui n’appartient qu’à moi, qui n’est fait que pour moi, que pour toi, pour que toi et moi puissions nous rencontrer et nous unir.

_____Mais il n’y a rien entre nous, rien que cette île minuscule où reposent un verre et une assiette. Quatre couverts et deux serviettes. J’aimerais la renverser, qu’elle disparaisse pour que je puisse me mettre avec toi, me blottir contre ton corps et y rester pour toujours mais elle reste, elle reste là notre petite embarcation, elle refuse de couler de nous emporter dans les profondeurs de l’inconnu…

_____Rouge. Luisant et lustré, plat et circulaire. Blanc poudré. Marron glacé, crémeux, saupoudré de pics vertigineux. Noirs. Parsemés tout autour de cette construction impossible qui trône au sommet de cette montagne vertigineuse… Une tour si belle, si fragile, un chef-d’œuvre d’architecture si beau si délicat que nous hésitons avant de l’entamer. Les sept merveilles… Gâteau de crème fruité. Un cylindre parfait qui s’élève sur plusieurs étages de rouge et de noir, de gâteau et de chantilly, de chocolat et de fruits exquis… un pur régal !


_____Yeah, du coup on se rapproche de la fin : plus que deux mouvements !! Votre mission, si vous l'acceptez : me parler un peu du plat principal. Pour vous aider, je peux vous rappeler quelques indications : Essayez de faire ressortir l'hypersensibilité du narrateur en introduisant ses cinq sens dans des descriptions abracadabrantes ; je veux que votre texte soit vivant ! N'oubliez pas qu'on a une certaine vision des choses donc lâchez-vous sur les comparaisons foireuses et les métaphores filées ! Le but est de faire quelque chose d'esthétique et de surprenant, de complet mais de fluide : détaillez bien mais gardez en tête que le style doit rester léger. On a ici un flux de conscience, les pensées d'une personne retranscrite sur du papier. Profitez-en pour décrire le restaurant, l'ambiance, la bouffe... je veux que vous me décriviez votre conception du rendez-vous amoureux parfait ! Surtout, quoi qu'on en dise, ce texte doit être quelque chose de personnel, quelque chose à vous – qui soit le reflet de votre propre voix. Quelque chose d'intime, un peu comme votre chambre dans l'atelier septembre-octobre. Aller, au boulot, et que tout le monde participe =D !

_____Bon, et pour ceux qui viendraient juste de se réveiller, je rappelle qu'il y a quand même quelques contraintes vis-à-vis de cette nouvelle :

- Le récit est au présent et à la première personne du singulier.
- La présence du tu est vivement encouragée.
- Aucun détail physique (sexe, physionomie, couleur ou taille des cheveux...) ne doit transparaître sur l'identité du narrateur ou de son comparse.
- Il n'y a pas de dialogue.

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Elisheba
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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mer 5 Aoû - 16:46

Ceci est la suite la plus maladroite du monde et elle ne suit absolument pas les consignes, j'ai l'impression, mais je tente ma chance ^^"

Nous nous sommes installés à table contre la fenêtre, notre place préférée. Nos fauteuils sont suffisamment près, je peux sentir mon genou contre le tien. Le contact est chaud et appuyé mais il est agréable parce qu’il vient de toi. En revanche, tu ne sembles pas y prêter attention. Tu préfères regarder dehors et tes mains jouent distraitement avec la nappe blanche, c’est comme si tu t’amusais à dessiner dessus, comme si tu cherchais à laisser ta marque sur la simplicité qui nous entoure. Car tout est simple, ici. Moderne et sans fioriture mais très éclairé, avec des murs clairs qui forment un cocon qui nous isole d’un extérieur menaçant. Ainsi nous sommes exilés, protégés, sauvés par ces remparts solides et imaginaires. Seule la baie vitrée peut nous tirer mentalement de cette bulle dans laquelle nous nous sommes réfugiés, avec la vision des gens pressés qui se baladent devant nous au sein du Paris que la société dévore. Tu ne trouves pas ça rassurant, toi, d’être là, hors de tout ça ? De pouvoir faire une pause, pour une fois ? Car vois-tu, ce soir rien ne peut plus nous toucher et surtout, rien ne saurait nous manquer à l’image de la table pleine qui nous appartient désormais.

Je nous ressers à boire, tu prends ton verre mais ne parle pas. Tu as toujours aimé t’exprimer avec les yeux plutôt qu’avec la voix. Et là tu me regardes. Tes pupilles, éclairées par les lampions de couleur qui dansent au-dessus de la table, brillent au-dessus du verre dans lequel tu bois avidement. Comme à chaque fois, il me semble que toute la tendresse du monde s’est condensée dans tes yeux et que trop peu de gens ont ce regard-là. Mais ce soir il n’y a que toi et tout d’un coup, c’est comme si tout le reste avait disparu. Les discussions sont mises en sourdine et on n’entend même plus la dame de la table d’à côté qui parle fort et repose bruyamment son couteau sur le bord de son assiette vide.

Les nôtres, d’ailleurs, sont encore intouchées. Elles sont simples mais bien garnies, pleines de couleurs chaudes. Un régal rien que pour les yeux. L’odeur rassurante des ravioles fromage-figues déposées au creux des assiettes et accompagnées d’un peu de paprika nous enveloppe comme un souvenir d’enfance et c’est comme l’étreinte d’une mère bienveillante, bien que, dans l’instant, je préfère la tienne qui ne saurait qu’attendre encore un peu. En goûtant à mon plat, je me débats avec la chaleur trop soudaine qui irradie ma langue et ça te fait rire. Tu préfères cacher ton sourire derrière ta serviette ; tu n’as jamais voulu trop dévoiler tes émotions, même les plus infimes. Ton humeur est aussi blanche que l’endroit mais je crois que c’est ce qui m’attire, finalement, ainsi que le mystère tout entier qui accompagne ton être.

P.S: quelqu'un a un synonyme pour "intouchées"? Parce que vous voyez l'idée, mais le mot est dérangeant, quoi... >_<

P.S*: C'est quoi le code de ce putain de bleu chelou qu'il faut mettre pour le texte? O_o (pas l'impression d'avoir mis le bon)


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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mer 5 Aoû - 19:18

__________Oh mon dieu, une nouvelle participante =D !!!

_____Yeah, merci, merci beaucoup d'avoir participé, c'est super-méga-génial et courageux !! Alors, mes premières impressions :

_____On a une nouvelle plume donc ça donne un style assez particulier, ce qui est un gros plus ! Et puis tu suis assez bien les consignes (Julie avait déjà accordé neutre pour le pluriel donc je pardonne ton "installés"), je ne vois pas de quoi tu parles x). Par contre, je trouve ton texte un peu court dans le sens où j'ai l'impression qu'il manque des éléments, surtout vers la fin... Par exemple, tu évoques la deuxième assiette sans la décrire : ce n'est pas bien, ça ! Si tu l'évoques ça me donne envie de savoir ce qu'il y a dedans ;p. En fait, il manque peut-être un peu de fantaisie et d'extraordinaire : n'oublie pas que tu dois regarder les choses sous un angle totalement inhabituel. Or tes descriptions me semblent très objectives voire impersonnelles... Comment faire intervenir la subjectivité ? Aller, je vais regarder ton texte de plus près.

Eli a écrit:
Nous nous sommes installés à table contre la fenêtre, notre place préférée.

_____Dès que quelque chose est propre à la personne qui parle, ça devient subjectif. Le problème, c'est qu'on passe directement à la suite sans savoir le pourquoi de cet endroit privilégié, ce qui rend le tout un peu fade... Développer en quelques lignes le thème de la fenêtre et expliquer en quoi cet endroit est merveilleusement extraordinaire s'inscrirait parfaitement dans l'optique de cette nouvelle où le narrateur se contente quasiment de dire tout ce qui lui passe par la tête. Je t'encourage vivement à faire ça si tu veux retravailler ton texte, ça le rendra beaucoup plus vivant !

Eli a écrit:
Le contact est chaud et appuyé mais il est agréable parce qu’il vient de toi.

_____De même, dès qu'il y a contact voire description physique, on peut tabler sur des penchants sensuels donc n'hésite pas à développer ces passages à grands coups de comparaisons farfelues, de métaphores douteuses et autres processus d'exagération. Le narrateur n'est pas quelqu'un de naïf qui décrit les choses qu'il voit : le contact est chaud mais c'est agréable parce que c'est toi. Il va systématiquement donner une interprétation ou ressentir ça de façon disproportionnée. Là, on a juste l'impression de deux phrases crues qui n'apportent pas grand-chose au texte !

Eli a écrit:
En revanche, tu ne sembles pas y prêter attention.

_____Je trouve ça un peu lourd et j'aurais préféré que tu enchaînes directement sur "Mais tu préfères regarder dehors." ou "Mais tu n'y prêtes pas attention et préfères regarder dehors", simple question de rythme ^^

Eli a écrit:
avec la nappe blanche, c’est comme si tu t’amusais à dessiner dessus, comme si tu cherchais à laisser ta marque sur la simplicité qui nous entoure.

_____Hum, je dirais qu'on part sur une autre idée avec "c'est comme si" donc j'aurais plutôt mis un point ou un point-virgule, encore une fois pour le rythme x). Par contre, tu fais bien intervenir la vision du narrateur qui interprète l'action avec des dessins et ça c'est bien, surtout que ça te sert de transition pour amorcer la description du resto... et quelle description !

_____Les cocons, les remparts, l'extérieur menaçant, la bulle, le Paris que la société dévore, ça c'est riche, ça c'est subjectif. Bon, ce n'est pas une idée absolument novatrice mais pour moi ça suffit : tu donnes ton interprétation, ton point de vue et celui-ci n'a pas besoin d'être révolutionnaire ! Ce que je veux c'est juste que tu t'écartes du point de vue de la caméra, celui qu'on a tendance à avoir dans la vie quotidienne.

Eli a écrit:
Car vois-tu, ce soir rien ne peut plus nous toucher et surtout, rien ne saurait nous manquer à l’image de la table pleine qui nous appartient désormais.

_____Alors, je ne comprends pas cette comparaison =D. Tu veux peut-être dire que cette table est pleine et qu'on n'y manque de rien ? Ou alors qu'elle est à nous et qu'elle ne nous fera pas défaut ? Je ne sais pas trop mais, comme ça, je ne comprends pas. Parfois, on ne peut pas introduire une comparaison sans prévenir, il faut d'abord préparer le lecteur avec une mise en parallèle un peu implicite ou d'autres trucs comme ça. Ou alors sois juste plus claire dans ta comparaison, rajoute une phrase d'articulation, je ne sais pas... Tout dépend de ce que tu veux dire en fait.

Eli a écrit:
il me semble que toute la tendresse du monde s’est condensée dans tes yeux et que trop peu de gens ont ce regard-là

_____Euh, il semble que trop peu de gens ont ce regard-là ? Oui, c'est vrai, mais pourquoi "il semble" ? Trop peu de gens ont ce regard-là, point. Mettre "il semble devant" est possible mais pour moi, les deux propositions (la tendresse condensée et trop peu de gens) sont indépendantes et je trouve ça bizarre de les relier dans une même phrase : j'aurais tendance à les séparer. Peut-être que tu ne voulais pas les lier et que c'est juste une étourderie ? Dans ce cas, retire simplement le "que" x).

_____Alors, intouchée, intouchée... C'est vrai que ça sonne bizarre ! Intactes, inviolées, pleines ? Ou alors "Nous n'avons pas encore touché aux nôtres." ? Je ne sais pas trop n.n.

Eli a écrit:
Elles sont simples mais bien garnies

_____Tu répètes trop le mot simple mais dis-toi que je relirai le tout quand ce sera terminé : j'y chasserai les fautes et les répétitions.

Eli a écrit:
comme un souvenir d’enfance et c’est comme l’étreinte d’une mère bienveillante

_____Yeah, c'est bien de faire des comparaisons comme ça =D. Mais bon, elles s'appliquent toutes les deux au paprika ; ce n'est pas bien ça xD. Moi je propose un plan de redistribution des ressources : prenons aux riches (le paprika) pour donner aux pauvres (l'odeur).

Eli a écrit:
bien que, dans l’instant, je préfère la tienne qui ne saurait qu’attendre encore un peu.

_____Hein, quoi ? Qu'est-ce que ça veut dire ? L'assiette ne saurait qu'attendre ? Attends, mais. Euh. Est-ce que c'est parce que je vais bientôt y goûter dans le cadre de la collectivisation des biens immobiliers ? Et donc, elle ne perd rien pour attendre. Ou alors... Elle n'est pas encore arrivée et donc elle se fait attendre ? Mais non puisque tu parlais des assiettes au pluriel il y a quelques instants :/. Bon. C'est alors que c'est à Laure de nous expliquer.

Eli a écrit:
Tu préfères cacher ton sourire derrière ta serviette ; tu n’as jamais voulu trop dévoiler tes émotions, même les plus infimes. Ton humeur est aussi blanche que l’endroit mais je crois que c’est ce qui m’attire, finalement, ainsi que le mystère tout entier qui accompagne ton être.

_____Hey, parler de toi permet aussi de faire intervenir le subjectif et de rendre le texte plus personnel même si tu aurais pu développer d'avantage donc j'aime cette fin =). Bien joué pour le coup de la brûlure : les anecdotes et les détails insignifiants rendent toujours le texte plus vrai.

_____Yeah, j'espère que je ne t'ai pas trop découragée/assommée avec tous ces commentaires ! Bon, franchement ton texte n'est pas mal mais ça manque d'un petit quelque chose indéfinissable. Peut-être que si tu peux développer certaines idées, appuyer sur une ou deux comparaisons/descriptions et parler un peu plus de tes sentiments ? Aussi, il y a eu deux passages que je n'ai pas compris et je pense que c'était justement des moments trop personnels : si tu pouvais faire en sorte que tout le monde comprenne tout en gardant l'aspect intime, je pense que ton texte s'en retrouverait transformé ! Aller, encore un tout petit effort, on y est presque !

_____Et merci encore d'avoir participé, ça me fait vraiment plaisir =D !

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MessageSujet: Re: Une échappée [Titre provisoire]   Mer 5 Aoû - 23:03

Anaël a écrit:
Spoiler:
 

C'EST DÉBILE!! (En espérant que tu comprennes la référence ^^)

Non allez je te taquine ^^ Plus sérieusement:


Anaël a écrit:
Dès que quelque chose est propre à la personne qui parle, ça devient subjectif. Le problème, c'est qu'on passe directement à la suite sans savoir le pourquoi de cet endroit privilégié, ce qui rend le tout un peu fade... Développer en quelques lignes le thème de la fenêtre et expliquer en quoi cet endroit est merveilleusement extraordinaire s'inscrirait parfaitement dans l'optique de cette nouvelle où le narrateur se contente quasiment de dire tout ce qui lui passe par la tête. Je t'encourage vivement à faire ça si tu veux retravailler ton texte, ça le rendra beaucoup plus vivant !

Ouais je suis d'accord. Mais il me fallait une ligne pour commencer, sinon, pas de texte ^^" Mais je te développe ça =)


Anaël a écrit:
De même, dès qu'il y a contact voire description physique, on peut tabler sur des penchants sensuels donc n'hésite pas à développer ces passages à grands coups de comparaisons farfelues, de métaphores douteuses et autres processus d'exagération. Le narrateur n'est pas quelqu'un de naïf qui décrit les choses qu'il voit : le contact est chaud mais c'est agréable parce que c'est toi. Il va systématiquement donner une interprétation ou ressentir ça de façon disproportionnée. Là, on a juste l'impression de deux phrases crues qui n'apportent pas grand-chose au texte !

Ah oui mais si tu me demandes de faire ça, je vais te faire un truc carrément cru à la limite du Despentes xD Je vais essayer.


Anaël a écrit:
Ce que je veux c'est juste que tu t'écartes du point de vue de la caméra, celui qu'on a tendance à avoir dans la vie quotidienne.

Okay ^^ J'en tiendrai compte, ça sera plus simple avec les lignes que tu viens de donner


Anaël a écrit:
Alors, je ne comprends pas cette comparaison =D. Tu veux peut-être dire que cette table est pleine et qu'on n'y manque de rien ? Ou alors qu'elle est à nous et qu'elle ne nous fera pas défaut ? Je ne sais pas trop mais, comme ça, je ne comprends pas. Parfois, on ne peut pas introduire une comparaison sans prévenir, il faut d'abord préparer le lecteur avec une mise en parallèle un peu implicite ou d'autres trucs comme ça. Ou alors sois juste plus claire dans ta comparaison, rajoute une phrase d'articulation, je ne sais pas... Tout dépend de ce que tu veux dire en fait.

Je veux dire les deux, parfaitement! Mais c'est vrai que c'est un peu vague, vu extérieurement. Je vais changer ça.


Anaël a écrit:
Yeah, c'est bien de faire des comparaisons comme ça =D. Mais bon, elles s'appliquent toutes les deux au paprika ; ce n'est pas bien ça xD. Moi je propose un plan de redistribution des ressources : prenons aux riches (le paprika) pour donner aux pauvres (l'odeur).

Ah non non, elles s'appliquent seulement à l'odeur xD Mais je dois pas être claire, désolée. Est-ce que ça veut dire que du coup je dois associer quelque chose au paprika?


Anaël a écrit:
Hein, quoi ? Qu'est-ce que ça veut dire ? L'assiette ne saurait qu'attendre ? Attends, mais. Euh. Est-ce que c'est parce que je vais bientôt y goûter dans le cadre de la collectivisation des biens immobiliers ? Et donc, elle ne perd rien pour attendre. Ou alors... Elle n'est pas encore arrivée et donc elle se fait attendre ? Mais non puisque tu parlais des assiettes au pluriel il y a quelques instants :/. Bon. C'est alors que c'est à Laure de nous expliquer.

Naaaan t'as pas compris xD Là je parlais de l'étreinte, dont on a envie mais qu'on peut pas faire dans l'instant ^^ (ma phrase est peut-être trop longue pour faire le lien?)

Allez je recorrige tout ça et je te tiens au courant!

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