LEVEZ L'ENCRE : Ateliers d'écriture réservés aux lycéens et +
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 Dîtes-le à partir d'une image !

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D'après vous, quel texte suit au mieux le dessin de Shaun Tan ?
I/ Histoire sans fin
7%
 7% [ 2 ]
II/ Le minotaure
25%
 25% [ 7 ]
III/ Crépuscule
21%
 21% [ 6 ]
IV/ D'où viennent les vieux gnous ?
11%
 11% [ 3 ]
V/ Le Jardin Aux Épis de Blés
7%
 7% [ 2 ]
VI/ Mon monde
14%
 14% [ 4 ]
VII/ Imagination
14%
 14% [ 4 ]
Total des votes : 28
 

AuteurMessage
Capitaine
Admin Fondateur


Messages : 88

MessageSujet: Dîtes-le à partir d'une image !   Dim 2 Juin - 15:16

Hey ho matelots !

Pour ce nouveau thème du mois de juin, je voudrais essayer un nouveau support, dont nous avions pensé il y a longtemps avec l'autre moitié de moi : une image.
Ainsi, je voudrais aujourd'hui vous présenter un dessinateur que j'admire tout particulièrement, et à l'imagination débordante : Shaun Tan.

Je voulais donc choisir un de ces dessins pour laisser votre inspiration créer une histoire que vous inspirera cette illustration.

Problème : j'ai trouvé quatre de ces dessins (j'ai pas voulu chercher plus, sinon je vous en aurais dégoté un centaine ^^) qui à mon avis pourrait vous inspirer. J'ai donc eu l'idée de faire un vote, avant même d'avoir écrit les textes, pour que vous choisissiez quelle image vous préférez, vous inspire le plus... Bien sûr, même si vous ne pensez pas participer au Casino, vous pouvez voter, et si plusieurs des images vous plaisent, ou que vous aimez cette idée d'écrire un texte à partir d'une image, nous pourrons choisir une des images pour ce thème, et en garder une autre pour un prochain thème !

Enfin, trêve de bavardages, à vous de choisir sur quelle image vous vous inspirerez :

Image 1
Spoiler:
 

Image 2
Spoiler:
 

Image 3
Spoiler:
 


Image 4
Spoiler:
 

(Désolé pour la qualité parfois médiocre, ces images sont tout droit tirées de notre ami Google...)

_________________
©FredWhat<3


Dernière édition par Capitaine le Lun 8 Juil - 10:56, édité 1 fois
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Capitaine
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Messages : 88

MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Jeu 6 Juin - 18:00

C'est donc d'après vos votes l'image 3 votre préféré, c'est donc de celle là que vous allez vous inspirer !



À vos plumes !

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©FredWhat<3
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TTlegend
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Où suis-je ? : Dans la Contrée de l'Essone.

MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Jeu 6 Juin - 19:40

C'est un peu tard, mais je pense pouvoir participer (malgré le bac, ouaip). J'ai le bac de français et d'histoire-géo les 18-19 juin et mon oral de français le 27, mais entre les deux ou après mon oral, il est fortement possible que j'y participe
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Pohore
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Messages : 36

MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Jeu 6 Juin - 20:30

Ah mince, j'ai pas eu le temps de voter. Tant pis, j'essayerais quand même de participer, lorsque j'aurais eu mon bac.
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Anaël
Commandant de Bord


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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Jeu 6 Juin - 21:21

Argh je voulais l'image 1 !!! ='(
Bon tant pis, je vais essayer de faire quelque chose d'ici le 30 juin mais je ne promets rien vu que ça fait vraiment beaucoup de trucs à faire après le bac tout ça.

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Les relations seules comptent pour l'homme. Mes relations, c'est toi.

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Dreamland
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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Jeu 6 Juin - 22:07

Moi j'ai juste un stage alors je veux absolument participer tant que j'ai encore le temps !!
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Tildu
Commandant de Bord


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Où suis-je ? : Ici...ou ailleurs

MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Ven 7 Juin - 10:38

De toute façon, si je vois que vous avez besoin de plus de temps, on prolongera le thème !

Et puis Anaël, sois pas triste, vu qu'elle a eu 5 votes, on pourra utiliser l'image 1 pour un prochain thème, si ça vous dit !

Et TTLegend, t'as de la chance de le passer le 27 l'oral ! Moi je l'ai le 3, ou comment le passer le dernier jour... Sinon (oui, ceci est du HS complet), drôle ta signature où tu racontes ta vie sur le forum !

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"All we have to decide is what to do with the time that is given us. "
J.R.R. Tolkien
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Ezla
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Où suis-je ? : Sur mon balai volant

MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Ven 7 Juin - 19:54

    Oh les votes étaient serrés en fait ;o
    Bon. Bah je m'inscris (pour de vrai cette fois, enfin j'espère ^^)!

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Sens dessus dessous. Sans dessus, sans dessous.
Sens qui se noient, sens qui se perdent.
Se perdre pour mieux se retrouver.
Et écrire pour mieux contempler.


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TTlegend
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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Sam 8 Juin - 10:12

Nickel :-)
Et je voulais étoffer un peu ma signature, j'avoue ;-)
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Elshalan
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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Sam 8 Juin - 13:20

Bon mon texte sera peut-être arrivé à temps...

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Puisque même les Dieux peuvent mourir, alors la Mort est le Dieu des Dieux
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Gwen
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Où suis-je ? : France

MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Sam 8 Juin - 15:16

Je pense participer, et j'aime beaucoup l'idée de s'inspirer d'une image, voire d'autres supports (poème, paroles de chanson, photographie...). Bref, c'est original.

Reste plus qu'à trouver l'inspiration, cette image n'était pas celle qui m'inspirait le plus, et je n'ai pas eu le temps de voter. Et de trouver le temps, avec le Bac !
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Lyadrielle
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Où suis-je ? : Pas très loin de la lune

MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Sam 8 Juin - 16:07

Je voulais la première image aussi ! =( Elle est tellement sympa!

Je participe et j'espère aussi que j'aurais le temps de faire quelque chose! Mes partiels approchent à grand pas et ça va faire mal x) Bonne chance à tout le monde en tout cas pour le bac et le reste !
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TTlegend
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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Mar 2 Juil - 11:13

Miiince j'suis en retard ! J'essaye de la terminer pour aujourd'hui, sinon demain. Moi et cette manie de lancer plein de projets pendant les grandes vacances... !
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Lyadrielle
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Où suis-je ? : Pas très loin de la lune

MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Mar 2 Juil - 11:42

je rends aussi aujourd'hui, désolée pour tous ces retards u_u
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Capitaine
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Messages : 88

MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Mar 2 Juil - 13:43

J'attends vos textes, ne vous inquiétez pas !

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Ven 5 Juil - 11:55

Beuh, j'aurais bien aimé le faire... Bon tant pis, j'attendrai le prochain... A quand le thème du mois de juillet et la parution des textes du mois de juin ?
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Capitaine
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Messages : 88

MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Lun 8 Juil - 10:52

Voici enfin, après l'attente de quelques derniers retardataires, les textes du Casino ! N'hésitez pas à voter pour le(s) texte(s) qui répondent d'après vous le mieux à l'image, et bonne chance aux participants, qui sont nombreux cette fois ci !

Histoire sans fin - BY DREAMLAND


C'était Zoé, qui le nez enfoui dans ses bouquins scolaires, rêvassait le plus souvent. Dans sa famille, il en était ainsi. De génération en génération, les réussites scolaires, les bonnes notes et le dynamisme ne pouvaient véritablement être de saison et d'actualité. Parce qu'ils s'ennuyaient tous et que personne n'avait jamais eu envie de réussir sa vie, de se plonger dans l'avenir et de sortir de cette saloperie d'impasse qui chaque fois garantissait ce peu d'attention.
Bref, Zoé était l'une d'entre-eux, une adolescente calme, réservée, à côté de la plaque car constamment dans la lune. Mais elle survivait à tout ce qui était hostile. Les cours de maths ne la passionnaient guère, le français et la philosophie non plus. Elle n'aimait rien et se forçait toujours et à toutes les disciplines. Alors qu'elle était enfin concentrée sur son cours, sa mère toujours si envahissante, entra dans sa propriété privée : sa chambre, sans même penser à toquer. Cette belle femme brune, tenait à la main une image d'un conte d'enfant. C'était tout simplement la représentation d'un taureau, d'une petite fille, d'un décor paisible de campagne et d'un coucher de soleil sur du papier maintenant abîmé par le temps. Non, en fait pour Zoé c'était bien plus. Quand elle avait huit ans, elle pouvait la regarder des heures sans jamais s'ennuyer. Et chaque fois qu'une personne de son entourage la questionnait sur l'histoire de cette étrange image, sur ce à quoi elle pouvait tant penser pendant tant de temps, elle répondait par ses simples mots, tout en haussant les épaules : "Il était une petite fille..." Et sans jamais développer davantage...  
-Ma chérie, dit-elle sans attendre que Zoé ne se retourne, te souviens-tu de cette jolie image ?
L'adolescente ne prit pas la peine de se retourner alors sa mère dû insister une seconde fois :
- Tu l'as regardée tant quand tu étais petite. À présent veux-tu nous raconter son histoire ?
- Ce n'est qu'une image, répondit-elle sans se retourner pour la contempler à nouveau.  
- Une image qui a une histoire...
Zoé soupira et toussota. C'est vrai que tout cela était inconnu aux yeux de tous. À présent pour elle, tout n'était qu'une image du passé... Mais c'était la seule manière d'obtenir la paix auprès de sa mère que de la lui raconter.

- Il était une petite fille qui vivait dans une contrée lointaine. Elle n'avait pas dix ans et était haute comme trois pommes. Il y avait quelques années de cela, alors qu'elle n'était encore qu'un bébé, elle habitait dans un village à la campagne très grand et très fleuri.  Puis ses parents avaient déménagé, mais la petite avait gardé en tête qu'elle n'était pas de ce monde-là. Depuis toujours, son rêve était de retourner dans ce village et de découvrir là où elle avait vécu ses premières années. Alors un jour lors d'un bel été ensoleillé, elle se leva à l'aube puis ayant retourné ciel et terre pour trouver les informations afin de réaliser son périple, elle disparut de sa maison sans ne laisser aucune trace. La durée du trajet ne prit pas plus de dix heures. Les moyens techniques, quelques peu différents de ceux de nos jours permettaient une rapidité exemplaire, presque remarquables au vu de la longue distance. Sur place, la petite fille dut beaucoup marcher pour retrouver sa maison et elle avait aussi très mal aux jambes. Le pire encore, c'est qu'elle ne s'était pas vraiment préparée à de telles conditions. Elle était bien trop jeune, trop inexpérimentée et sur place, manquait de tout. La pauvre enfant ignorait véritablement l'endroit où elle avait pu vivre auparavant car l'horizon n'était constitué que de champs ou plutôt de longues étendues de verdure où résidaient des animaux de tailles disproportionnées. Dépitée, la petite fille s'arrêta sur son chemin, épuisée et affamée. Un taureau se présenta face à elle. Tenant son gros carton de provisions dans les mains, elle murmura "s'il te plait, j'ai faim, n'aurais-tu pas un peu d'argent ou de quoi me rassasier ?"
Le taureau maugréa,  fit un visage déconfit, pointa du doigt la droite du paysage :
- Va t'en donc  pleurer chez tes amis les humains !
- Comment cela ? demanda-t-elle, surprise.
- Va je te dis !
Sur l'ordre du taureau, la petite fille s'approcha de la maison des humains.      
Ils étaient bien peu dans le village... Ce petit nombre ne suffisait cependant pas à l'impressionner. Elle avait vu pire et mieux à la fois. Et surtout aucun obstacle ne pouvait se dresser sur son chemin. Elle leva les yeux, la maison des humains n'était pas bâtie différemment que la sienne et elle n'avait absolument rien à craindre. Sans hésiter une seconde de plus, elle entra. Il y avait une bonne dizaine d'hommes à l'intérieur.
"Bonjour", lui fit le premier, "Entre", le deuxième,"Qui es-tu ?", le troisième. Alors la petite fit son apparition, dans un état presque craintif et demanda explication auprès des humains de l'étrange comportement de ce taureau.
- Oh, ma brave enfant, c'est une très longue histoire, soupira un vieillard dont elle n'avait remarqué la présence. Il y a plusieurs années, continua-t-il, un homme nommé Marius Campar, vivait ici-bas dans notre royaume. C'était un savant fou. On aurait cru qu'il était ermite car constamment enfermé dans son habitat comme une perle dans son huître. Il ne sortait jamais. Si bien qu'on ne le connaissait pas. Jusqu'à ce jour. Le jour où il est sorti de sa taverne pour se montrer. Je ne l'avais jamais imaginé aussi grand et mince. Il avait l'air de quelqu'un de tout à fait normal. Il avait inventé durant ces trente dernières années une potion pour envahir le monde, dominer et donner aux gens des caractéristiques physiques et mentales   incroyables. Que ce soit au niveau de la force, de l'entrain, de la possession, du franc parler... Tout, il avait vraiment tout prévu. Sauf les conséquences de ses actes. Afin de garantir la fonctionnalité de sa potion, il avait décidé de la tester sur un cheval. Quoi de plus traditionnel ? Sauf que l'on ne pouvait pas imaginer l'efficacité remarquable de cette potion...
Ce cheval s'est mis à grandir, à évoluer, à parler et à se rebeller. Nous étions aussitôt sous son emprise. Depuis ce jour-là pas même Marius n'a su contrôler la situation. La potion en un rien de temps a disparu dans les organismes de nos chères bêtes. Et voilà le résultat. Marius n'a rien trouvé de mieux que de disparaître misérablement ! Nous sommes les derniers à ne pas avoir fui. On n'y peut rien à présent...
Mais la petite ne l'écoutait plus. C'était du charabia, des badinages. Elle ne le croyait plus, ne l'imaginait plus. Elle n'arrivait pas à concevoir cette réalité si belle à ses yeux. Plus rien ne semblait pareil : les arbres lui étaient différents, les animaux si importants et les humains d'une utilité inconcevable. Tout cela n'avait jamais pu être mis en évidence avant ce jour. Alors elle sortit, claqua la porte sans saluer ni remercier personne. Sa vie avait à présent une perspective nouvelle.  
"Je suis si d'accord", songea-t-elle, en courant contre le gré du vent "les animaux ont une place dans notre monde. C'est à nous de fuir et de leur céder ce petit coin de paradis. Voilà mon monde. Et pour elle, tout était si clair...

- C'était donc cela l'histoire ? Questionna la mère.
Zoé ne répondit rien. Qui dit qu'elle en avait l'envie ?
- Et tu as mis autant d'années avant de nous dire cela ? persista-t-elle.
- C'est, que, répondit l'adolescente, cette histoire c'est aussi un peu la mienne...
- Comment cela ?
Il y eut un blanc et Zoé répondit  "Moi aussi, je rêve..."
Et puis le blanc, rien, une nouvelle fois. Histoire sans fin.


Le minotaure - BY ANAEL :

_____Alice émerge doucement de son sommeil, abrutie par les rêves enfiévrés qui peuplèrent sa nuit. Elle observe son entourage, surprise par la fraîcheur de l’aube qui s’attarde à venir. Le frétillement des brins d’herbe répond au cri-cri des insectes et au chant des oiseaux. Dans la pénombre environnante se dessinent des troncs d’arbres, des feuilles et des arbustes qui percent les ténèbres de leurs silhouettes irréelles. Elle est allongée à même le sol, dans un nid de ronces et d’orties, elle se lève en sursaut et s’échappe un cri rendu sourd par la douleur lancinante qui l’envahit toute entière. Ses pieds nus viennent heurter une pierre enfouie dans la boue, lui arrachant une grimace de douleur.

    _____Sur le chemin des rues le minot trottinait,
    _____Les herbes frétillaient sous les pas du centaure.
    _____La mère disparue chantait la comptine et
    _____La parole oubliée la couvrait de cent torts.

_____Étrangement, elle n’a pas peur. Elle se sent comme extérieure à elle-même. Elle ne sait pas comment elle est arrivée dans cette forêt ; ce n’est peut-être qu’un rêve… Et pourtant elle est là, bien éveillée, dans ces bois bien réels qui l’ont déjà tant fait souffrir. Elle essaie de ne pas y penser, de ne surtout pas frotter ces  piqûres d’orties qui la démangent de partout, elle se dit que ses blessures ne sont que superficielles, que ce ne sont que des égratignures. Et alors elle avance, en silence, seule dans cette forêt et dans cette nuit qui se meurt.

    _____Au-delà des vallées est la plaine abyssale,
    _____La rivière asséchée, l’arbre aux mille verrues.
    _____Le minot y allait laver ses habits sales
    _____Puis retournait marcher sur le chemin des rues.

_____Elle remarque un sentier qu’elle décide de suivre. La végétation se fait très dense tout autour mais est presque absente dans ce petit chemin, tunnel sans fin se refermant sur elle. Les branches des arbres empiètent sur la piste, formant autant de bras fantastiques qui paraissent vouloir l’embrasser… elle frissonne, impressionnée par la scène immobile, par toutes ces figures damnées qui s’évertuent à retrouver le chemin de la salvation.

    _____Le sphinx et la colline étaient déjà levés,
    _____Le Soleil s’attardait, ne sachant plus si on
    _____Appelait Amandine ou voyait s’il pleuvait,
    _____Priait les farfadets pour la solution.

_____Le sentier débouche sur un petit chemin pavé de pierres plates et blanches. Leur contact dur et rugueux est si rassurant… Adieu la boue prête à l’avaler qui parsemait le sentier. La forêt s’arrête soudainement. Et, tout à coup, le silence. Le bruit des insectes, du vent, des oiseaux ; plus rien. Elle s’arrête un instant, hésitante, regarde derrière elle mais la bouche béante d’où elle vient ne l’invite guère à s’engouffrer dedans. Elle regarde donc au devant. Elle se situe sur une petite colline qui surplombe une immense plaine. Le vent caresse l’herbe qui danse sans un bruit. Il vient aussi lui chatouiller les cheveux, par moment. Le chemin descend. En contrebas, il bifurque vers la droite puis s’efface dans l’obscurité.

    _____Le phénix est parti, ne laissant que des cendres,
    _____Oubliant tous ces jeux qui l’avaient tant lassé,
    _____Que les amants maudits se lavaient enlacés
    _____Et que l’homme ombrageux allait bientôt descendre.

_____Quelques arbres se dessinent sereinement sur les côtés. La luminosité augmente mais ne vient de nulle part, le Soleil rechignant toujours à se lever. Alice distingue un lac, au loin. Elle entend des bruits d’eau. Une jeune femme s’y baigne et se retourne, comme dans son rêve. Elles se regardent, elles ne disent rien. Alice passe son chemin.

    _____Seule, à côté du lac, Amandine était nue,
    _____Encerclée de l’aurore et de viles chimères.
    _____Là, des marins ressacs la musique ténue
    _____S’élevait au dehors et venait des dix mers.

_____Le ciel commence à s’empourprer à l’horizon et la lumière croît encore. Alice peut distinguer des formes autours d’elle. Elles sont toutes immobiles mais certaines ont une silhouette humaine, au loin. D’autres sont gigantesques, isolées, impressionnantes. Elle continue de marcher.

    _____Le colosse esseulé se secouait tristement,
    _____Dans son ombre morose est tapi son ennui.
    _____Le cyclope feulait avec abattement,
    _____La fleur était éclose, il faisait pourtant nuit.

_____Alice sursauta. Des bruits d’arbres qu’on secoue, le cri d’un félin, tout près d’elle ! Elle sent qu’on est très proche, prêt à fondre sur elle, à la tuer. Elle se retourne, recule de quelques pas, regarde autours d’elle et fait de grands gestes de ses bras. Elle laisse s’échapper un sanglot. En face d’elle, caché dans les hautes herbes, elle est sûre d’avoir aperçu deux yeux qui brillaient.

    _____Dans un court champ de blé dont l’enclos est pourri,
    _____Sur le chemin des rues sommeille Minotaure.
    _____De mouches recouverts, il ferait peur aux taures
    _____Dansant le Sattriya puis le manipuri.

_____Un autre bruit, encore ! Des brins d’herbes qu’on écarte ! Les deux yeux restent figés mais Alice se retourne et s’enfuit. Ses pieds claquent sur la pierre dans un battement bruyant et régulier, sa respiration s’accélère et l’air frais du matin vient déchirer ses poumons. Elle lance un cri de protestation mais maintient son allure alors que tout son corps la supplie de s’arrêter.

    _____Les oiseaux sur sa tête ont élu domicile,
    _____Le monstre les tolère, il est calme et paisible,
    _____Il défit la colère, adversaire invisible
    _____Et malgré tout s’arrête une nuit difficile.

_____Alice halète douloureusement. Elle est assise, recroquevillée sur le sol, épuisée et usée. Une ombre la surplombe. Pourquoi tu t’es enfuie ?, lui dit la voix. Elle secoue la tête en silence et l’enfouit dans ses genoux. Je ne vais pas te faire de mal, tu sais. Elle tourne la tête mais ne voit personne. Un courant d’air frais soulève doucement sa robe. Elle est déchirée et couverte de boue. Elle sent quelque chose lui toucher les cuisses. C’est peut-être le vent. La douleur se calme aussitôt.

    _____Les hommes ombrageux descendent en silence
    _____Sur la route en pavés des amants de Cassandre.
    _____Ils viennent retrouver le phénix et ses cendres,
    _____Ils ont pour cet enjeu deux mille cents six lances.

_____Le contact gagne la moindre parcelle de son corps. À chaque fois, c’est le même soulagement. Les blessures disparaissent, la douleur s’évapore et la fatigue s’estompe. Seule la morsure du froid ne s’évanouit pas. Tu vois, je ne suis pas méchant. La voix survient d’un endroit différent à chaque fois. Elle n’est ni effrayante ni rassurante. Elle est calme et sûre d’elle. Je suis l’homme ombrageux, dit la voix. Les miens veulent s’emparer du pouvoir du phénix. Alice ne réagit pas. Tu n’es pas d’ici, comprend la voix. Cela vient de derrière mais elle ne cherche plus à regarder. Elle se relève. Son interlocuteur refuse de se montrer depuis trop longtemps.

    _____Une fille se dresse, affrontant leurs desseins,
    _____Elle porte un paquet qui s’oppose à la nuit,
    _____L’emmène avec adresse auprès du saint des saints
    _____Et peuvent la traquer ces anciens rapanuis.

_____Ce chemin mène aux rues, lui dit la voix. Tu y trouveras un carton caché dans les herbes. Seule une âme pure pourra le porter. Alice reste dubitative. Apporte le paquet au Minotaure, il te dira où aller. C’est le seul moyen de faire renaître le phénix. Alice s’arrêta un instant, hésitante. Pourquoi le réveillerait-elle ? Le phénix est parti, ne laissant que des cendres, dit la voix. Si tu ne fais rien, personne ne pourra s’opposer aux miens. Alors vas, prends le carton et cours. Alice hoche la tête. Son cœur rate un battement. Dans son rêve, il y avait un phénix, des hommes ténébreux armés de milliers de lances. Ils massacraient les villageois et profanaient le Temple pour s’emparer des cendres de l’oiseau, puis repartaient. Peut-être qu’elle est en train de revivre son rêve, finalement.

    _____Sont données des sanctions puisque le minot tord
    _____Tous les volubilis alors que nous partons.
    _____Dans les herbes Alice trouve le carton
    _____Puis suit la direction qu’indique Minotaure.

_____C’est par là, lui dit la voix. Dans le temple. Alice entre. Il fait noir, les chandelles s’allument. Un oiseau de feu est peint sur les murs avec de riches couleurs à moitié effacées. Qui a-t-il dans le carton ?, demande-t-elle. Pose-le sur l’autel. Alice est très fatiguée. Elle pose le carton sur l’hôtel. Ça fera renaître le phénix, dit la voix. Et comme ça, les miens ne pourront pas s’en emparer. Elle semble ravie. Mais Alice est exténuée. Cela fait trop longtemps qu’elle marche. Elle se recroqueville auprès du temple et s’endort. Aller vas, dors, lui dit la voix. Tu as sauvé bien des vies… demain t’attendent d’autres rêves.

Crépuscule - BY ELSHALAN


Le soleil se couchait.

Dans les ombres grandissantes de cette fin de journée, rien ne bougeait. Plus rien d'inquiétant ne pouvait surgir des coins obscurs. Les maisons étaient vides, et la peinture blanche s'écaillait doucement sous l'assaut patient du soleil. D'innombrables heures interminables avaient transformé ce quartier quelconque en une vitrine, calme et vide.
Les grillons crissaient doucement dans les herbes hautes, anciens jardins devenus prairies. Le soleil rasant étirait les ombres et baignait les lieux d'une chaude lumière dorée. Comme tout le temps. L'immobilité était totale. Même le vent avait disparu. Et depuis quand le soleil ne s'était pas couché ? Depuis combien de temps durait ce crépuscule éternel ?

Lana marchait, doucement. Elle sautillait de temps en temps, heureuse, bien qu'elle ne se rappelle plus pourquoi. Elle avait neuf ans, pour ce qu'elle en savait.
Elle portait une robe beige, courte et légère, adaptée aux temps d'été. Elle portait un carton, plein de gâteaux secs, qu'elle devait amener à quelqu'un. Elle ne se souvenait plus qui, mais elle se rappelait vaguement qu'elle devait suivre la rue pur arriver à destination.
Elle chantonnait, regardait autour d'elle et découvrait ce monde vide, mais cela ne l'effrayait pas. Après tout, les petits enfants courageux n'ont peur de rien, n'est-ce pas ? Quelqu'un lui avait dit ça, un jour. Elle ne souvenait plus qui.

Il y avait un vélo sur le trottoir. Un beau vélo, bleu. Mais les roues étaient cassés, et les pneus crevés. Et il était trop grand pour elle, de toute façon. Lana le regarda avec envie, et aussi une étrange impression de déjà-vu qui se dissipa bien vite. Elle laissa le vélo derrière elle et continua à avancer, sautillant et chantonnant.

Un mouvement à sa gauche la fit sursauter. Dans un carré d'herbes hautes, se tenait un taureau.
Lana cligna des yeux, mais le taureau était toujours là, incongru et étrange. Assis sur ses pattes arrières, son cuir buriné luisant sous la lumière du soleil couchant, il la regardait d'un air las.
- Euh... Bonjour, hasarda-t-elle.
- Bonjour, jeune fille, soupira le taureau.
Un taureau qui parle. Lana pencha la tête, interloquée, et se demanda un instant si elle n'était pas en train de rêver.
- Suis-je en train de rêver ? Demanda-t-elle.
- Non, toujours pas, répondit le taureau en secouant la tête.
- Je dois... commença Lana.
- Oui, je sais, tu dois amener ces gâteaux quelque part. Tu me le dis à chaque fois.
Lana plissa le nez, incapable de comprendre ce que disait le taureau. Que voulait-il dire par «  à chaque fois » ?
- Il te faut suivre la rue, avancer encore tout droit. Tu finiras par trouver ce que tu cherches.
- Merci, monsieur le taureau.
- Fais attention à toi, tout de même.
Lana sourit, un sourire franc et chaleureux, qui dévoilait quelques trous dans sa dentition.
- Vous inquiétez pas, monsieur le taureau. Rien ne peut m'arriver !
- Oui, je comprends. Après tout, les petits enfants courageux n'ont peur de rien. A très bientôt, petite fille.


Lana fit un dernier sourire au taureau, et repartit en sautillant, suivant la rue comme le taureau le lui avait dit. Elle sautillait, heureuse comme peuvent l'être les enfants de neuf ans. Mais en même temps, elle s'étonnait de ce taureau. Déjà, un taureau ici était plus qu'étrange, mais en plus un taureau qui parle !
Et pourquoi paraissait-il la connaître ?
C'était quand même assez étrange. Quand il avait dit... Quand il avait dit....
Lana secoua le tête. Pas moyen de se rappeler les mots du taureau. Elle se rappelait qu'elle devait suivre la rue, mais pas plus.
Elle décida que ça n'avait pas d'importance. Elle avait maintenant une direction à suivre, et recommença à sautiller et à chantonner, seule dans cette rue vide, sous la chaude lumière de ce crépuscule interminable, amenant un carton vers un endroit inconnu. Et chaque pas, chaque note effaçait un peu plus l'image de l'étrange animal de ses souvenirs.
Au bout de quelques minutes, elle l'avait oublié.


Elle avançait, sautillait de temps en temps. Le quartier était désespérément vide, et les bruits de ses pas claquaient dans l'air ambiant comme autant de coups de tonnerre. Mais elle n'avait pas peur. Car les petits enfants courageux n'ont peur de rien. C'est ce que quelqu'un lui avait dit. Elle ne se souvenait plus qui.

Il y avait un vélo sur le trottoir. Un beau vélo, bleu. Mais les roues étaient cassés, et les pneus crevés. Et il était trop grand pour elle, de toute façon. Lana le regarda avec envie, et aussi une étrange impression de déjà-vu. Quelque chose, une intuition sinistre, lui hurlait qu'il y avait un grave problème. Mais Lana avait neuf ans, et à neuf ans, on a peur de rien. Elle laissa le vélo derrière elle et continua à avancer, sautillant et chantonnant.

Un mouvement à sa gauche la fit sursauter. Dans un carré d'herbes hautes, se tenait un taureau.

Le soleil se couchait.



D'où viennent les vieux gnous ? BY ZOIS'O


Dans la paisible province de ShongLu le soleil fléchissait toujours à la même heure et les shongLuiens se couchaient toujours avant la bascule du soleil. L’ombre épaisse des collines camouflait les désirs du soir ou allongeait les plaisirs du matin. C’était une campagne tranquille, vivant au rythme des marchés et de la taille du lit des rivières. La température était douce l’été et chaleureuse hiver, le riz abondait dans les champs et dans les auberges, et les dieux répondaient ponctuellement à leurs prières avec courtoisie. La langue était monnaie d’échange courante si bien qu’un cours de russe valait trois sacs de longanes. Cependant cette quiétude cachait une sombre fatalité : celle des enfants  rejetées par leur famille car leur surdité les empêchait de communiquer convenablement.

ShongLu Ville, chef-lieu de la province, fut rapidement surnommée « le village aux orphelines ». Les petites filles, livrées à elles-mêmes et sans véritable connaissances en matière d’orientation, suivaient les feux de la ville qui retentissaient en elles comme un appel. Des papillons vers un lampadaire.

GrauLu habitait dans son champ de maïs à l’entrée de la ville. C’était un vieux gnou farceur qui n’avait plus grand-chose à faire, à son âge. Il s’asseyait dans son domaine, prenait son air sage et, lorsqu’une orpheline s’approchait pour lui demander son chemin (« Bonjour monsieur je cherche ma famille s’il-vous-plaît montrez-moi juste la direction je suis sourde. »), il pointait du sabot le haut de la colline-aux-milles-marches. Mais personnes n’habitaient dans les collines. Les pauvres enfants grimpaient, à chaque marche le pincement de la solitude leur mordait les entrailles, et quand elles arrivaient au sommet, l’immense ciel leur renvoyait les échos vides de leur abandon. Anéanties d’épuisement, elles tombaient de fatigue et le désespoir leur donnait des ailes. Métamorphose en oiseaux.

GrauLu qui était un bon bougre, bien qu’un peu facétieux, n’avait aucune idée de ce qui se passait sur la colline, et ne voyait que des orphelines arriver dans un sens et des oiseaux revenir dans l'autre. Toutes leurs couleurs le rendaient joyeux. Il nourrissait les petits volatils et sifflait avec eux. Il s’ennuyait moins.

Un jour, alors qu’il ratissait son champ, il vit une petite blonde s’avancer sur le palier de son territoire. Elle n’avait pas le même regard bridé que les autres petites filles mais d’énormes yeux bleus liquides. Liquides de tristesse. Elle tenait un carton vide entre ses bras minuscules et une toute petite voix en équilibre entre ses dents arrières. Les oiseaux piqués de curiosité s’étaient penchés pour mieux l’observer et pépiaient mélodiquement : « Elle est toute petite la gamine.
- Elle paraît fragile comme du jade.
- Elle semble si jeune. On dirait un bébé mature.  
- Chuuut … Elle murmure, écoutez. »

Ses fines lèvres frémissaient contre sa peau pâle. Elle n’osait pas parler par crainte de ne pas s’entendre, encore. Elle toussota et sa voix se perdit dans le vent. Le front du vieux gnou se plissa mais personne n’y vit rien, à cause des rides. Il tonna un énorme bonsoir qui fit trembler les tiges de maïs. La fille-pousse elle aussi vacilla. C’était une tige à sa manière. Elle posa son carton, s’assit dessus, posa ses coudes sur ses genoux, sa tête dans ses mains et attendit.

« Je ne veux pas retourner là d’où je viens.
- Et d’où viens-tu, petit oiseau ? »

La petite fille sourie. Le gnou avait suffisamment articulé pour qu’elle arrive à lire sur ses lèvres.

« D’un endroit pas bien. Et vous, d’où venez-vous ?»
- De là-haut. »

Il tendit son sabot en direction de la colline. Par habitude et sans conviction.

*
« Ils t’ont-ils chassée ?
- Ils sont méchants.
- Tu lis sur les lèvres.
- Oui.
- Alors pourquoi ?
- Parce que je ne sais pas lire sur celles du coq qui chante le réveil du matin.
- Ici il n’y a pas de coq. Que des oiseaux, et un vieux gnou. Tu veux rester ?
- Seulement si vous m’aidez à aller où je vais. »
*

C’est ainsi que la petite fille aux yeux d’eau ne se transforma jamais en oiseau. Plus aucune orpheline ne le devint d’ailleurs car, à l’entrée de la ville, elles ne croisaient plus qu’un champ de maïs mal entretenu. Le vieux gnou était parti avec son orpheline et ses oiseaux colorés vers une terre inconnue.
S’il vous arrive parfois de contempler la ligne d’horizon, vous apercevrez peut-être cette drôle de famille déambulante, et si vous vous penchez un peu, vous entendrez une voix à peine audible et de grandes sages oreilles qui l’écoutent.


Le Jardin aux Épis de Blés - BY FRED


La petite passait très souvent devant Le Jardin Aux Épis de Blés et en profitait quelques fois, munie de sa grande boîte en carton, pour rapporter de quoi faire la légendaire "Tarte blé-chocolat" de sa grand-mère. Seulement, ce jour-là, elle découvrit un immense trou au milieu du jardin ! La petite était intriguée et se demandait ce qui avait bien pu arriver. Elle décida finalement qu'elle n'en avait rien à faire et commença à faire sa petite récolte en chantonnant ; le sol se mit à trembloter et un léger grognement retentit. Un gigantesque et imposant taureau surgit alors ! D’une voix grave, il accusa la petite fille (« Tu m’as réveillée en pleine sieste, petite ! ») et produit un bruit qui s’apparentait à un aboiement de petit chiot. Elle rigole et la bête demande pourquoi.
« C’est juste le son que vous venez de faire là... Il me fait penser à mon bébé chien qui s’appelle Bambi ! »
Le taureau, embêté, se renfrogna et eut une nouvelle idée ! Il rapprocha peu à peu son visage de celui de la petite fille, d’un air gentil, doucement, et tout à coup adopta un air méchant qui découvrait toutes ses dents pointues ! La petite fille ne fit que rigoler, encore une fois.
La bête eut l’air triste, d’un coup.
« Pourquoi t’es pas content ? demanda la miss. Tu préfères quand les gens ils crient et ils courent dès qu’ils te voient ? »
Le taureau ne savait quoi répondre, était désemparé. Il hésita et se confia.
« Ecoute petite... Eum... Souhaites tu que je te raconte mon histoire ?
- Oui ! Oui ! Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! » déclama la miss, en sautillant.
Le taureau pris une grande inspiration et se lança dans son récit.
« Mon nom est Grumupha ce qui, en toronia ancien, signifie « Le gardien ». Dans mon royaume, qui est caché aux humains par des sortilèges d’une puissance incroyable, j’étais prince et mon rôle était de garder mon peuple en sécurité. Nous habitons dans les tunnels sous terrains, ceux par lesquels passent le magma provoquant l’éruption de vos volcans. J’étais censé ne jamais me faire voir par les humains lors de mes missions (comme rapporter du blé par exemple) mais j’ai échoué ; en effet, je suis coincé ici car le tunnel a été bouché et tu m’as vu. »
La petite fille écoutait avec grande intention le taureau qui, après un court silence, reprit son histoire.
« Auparavant, dans un cas comme celui-ci, il suffisait que je grogne et les humains partaient aussitôt, en oubliant notre rencontre tout à coup grâce aux pouvoirs qui me sont conférés mais aujourd’hui ça ne suffit pas, va savoir pourquoi...
- En quoi c’est grave ? Moi je t’aime bien », déclara la blondinette, un grand sourire aux lèvres.
Bien qu’attendri, la bête rétorqua :
« Ne connais-tu pas tes confrères adultes ! S’ils savaient, ils me chasseraient, partiraient à la recherche de mon peuple et les extermineraient ! »
La demoiselle était désemparée.
« Mais... Mais... Mais je vais pas leur dire si tu veux ! »
...
« Je te le promets ! Je dirai rien ! »
Le taureau réfléchit et se dit qu’il avait étrangement confiance en elle. Il lui tendit sa patte et la petite serra son auriculaire avec sa main, signe de pacte. Ils se sourirent et la petite fille l’interrogea.
« Dis monsieur Grumupha... Pourquoi t’as des oiseaux sur ta tête ? »
Le taureau rigola et répondit :
« C’est un secret. Maintenant ramasse tes épis et rentre chez toi, tes parents vont s’inquiéter. Mais... »
Il s’interrompit.
« Mais.. ?
- Reviens me voir si tu peux. »



Mon monde - BY LYADRIELLE



Je m’inspire de tout ce que je vois quand j’écris. J’aime décrire les paysages, m’amuser à observer ce qui m’entoure et décrypter les expressions, les émotions et les déformations des visages que je peux croiser. Je sais être discrète quand je le décide et personne ne me voit jamais. J’arrive toujours à rester invisible, même aux yeux des petites Myrtilles aux ailes violettes fluorescentes qui aiment se cacher dans les hautes herbes, même aux globules des petites clochettes qui se tapissent dans les courants d’air. Je les ai d’ailleurs dessinées il y a peu mais mon dessin a été volé par les farfadets des bois. Je les déteste, ils me piquent toujours tout et je ne retrouve jamais rien. Ah, si. J’avais oublié la fois où je les avais suivis jusque dans leur repère, au bord du lac aux fées, derrière la cabane de la Dame. Ils avaient eu si peur que j’avais pu reprendre mon début de roman sur les parfums de glace que j’avais sobrement intitulé : « Un parfum pour la vie ». J’avais tellement travaillé sur le sujet, en plus. Ils ont dû déplacer leur quartier général maintenant que je les ai démasqués. Il va falloir que je les suive, une fois de plus.

- Qu’est-ce que tu griffonnes encore Lilia ?
- Une fleur sans pétale mais à la tige rose et bleue. J’en ai vue une tout à l’heure.

Ma mère me regarde d’un air faussement intéressé puis finit par se détourner. Elle ne m’a jamais vraiment comprise et n’a jamais pris la peine de s’intéresser véritablement à moi. Je m’en fiche un peu en fait. Je préfère passer du temps avec mes amies qui elles me comprennent vraiment, enfin je crois. On part souvent à l’aventure ensemble, à la recherche de nouvelles formes d’expressions, de nouvelles voyelles ou d’extraordinaires formes de cacao. Nous aimons beaucoup le chocolat. Nous avons d’ailleurs créé un jeu amusant sur le sujet, avec un plateau, des pions et des dés. La dernière fois j’étais arrivée deuxième : la carte chance ne m’avait pas porté bonheur et mon pion s’était fait emprisonné dans une prison en pain d’épice alors que j’y étais allergique.

- Lilia ! Tu viens avec nous cet après-midi ?

Mon téléphone fait de drôles de bruits quand je reçois un message. J’avais tout de même mis du temps à trouver la sonnerie de mes rêves. Le cri de l’otarie m’attire toujours autant. Amanda venait de m’envoyer un message et voulait apparemment que je sorte. Je ne sais pas si j’en ai envie.

- Qu’allez-vous faire ? demande-je, en textotant bruyamment.

La réponse ne tarde pas.

- Nous comptions partir à la recherche de nouveaux sortilèges à ajouter à notre collection.
- Je n’ai plus de place pour les ranger. Pourquoi ne pas chercher également des golems ?

Je ne pense même pas qu’Amanda comprenne ma dernière phrase mais elle me répond pourtant :

- C’est d’accord. A tout à l’heure !

Excellent. Je dois donc me préparer et réunir tous mes livres qui traitent des golems. Je ne m’y connais pas encore assez mais au bout d’une heure j’ai déjà engrangé pas mal d’informations et je suis sure que je ferai la connaissance de golems cet après-midi.

Un peu plus d’une heure plus tard, Amanda me rejoint chez moi avec d’autres de mes amies que je connais très bien. On se sourit, on se parle et on rit tellement que l’on oublie ce que nous voulions faire au départ.

- Tenez, j’ai préparé ces boites en carton, dis-je en donnant à toutes mes amies la boite en carton que j’avais confectionnée pour chacune.

Amanda me regarde, me prenant pour une folle.

- Je l’ai lu dans « l’histoire des golems, à travers le temps et l’espace », chapitre 12-152, faites-moi confiance.

Mes amies me regardent et se mettent à me poser plein de questions. Certaines sont vraiment pertinentes et je dois y réfléchir à deux fois pour ne pas dire de bêtises.

- Les golems adorent recevoir des paquets, repris-je, sure de moi et de mes explications. Il faut toujours leur offrir un petit quelque chose pour les amadouer et on pourra tout leur demander.
- Comme les ajouter à notre collection !
- Oui, parfaitement Cécilia, tu as tout compris !

Mes amies se montrent excitées face à cette idée et commencent à gigoter dans tous les sens.

- Il faut se séparer pour parcourir plus de distance.
- Oui, je suis d’accord, me dit Amanda. On y va par équipe de deux.
- Non, il faut y aller seule, réponds-je. Nous sommes trop peu nombreuses pour se déplacer à deux et les golems ne sont pas nombreux. A la vue d’un paquet, certains peuvent tout de même se sentir offensés car beaucoup de gens les ont trompés par le passé. Le mieux et le plus efficace des cadeaux serait un beau bouquet de fleurs. Ils aiment surtout les fleurs bleues et roses.

Mes amies acquiescent et partent chacune dans une direction différente. Le soleil est encore haut dans le ciel quand je pars à la recherche des fleurs bleues et roses. Je m’arrête devant plusieurs maisons et profite du moment pour humer les bonnes senteurs qui s’échappent des fenêtres des cuisines.

Une fois mon bouquet préparé, je le mets délicatement dans la boite en carton et je la ferme soigneusement. J’avais même pris de quoi écrire et des étiquettes pour que le paquet ressemble un peu plus à un cadeau. Dommage que je n’aie pas eu le temps d’aller acheter du papier cadeau, cela aurait été tellement plus frappant.

En relisant quelques passages de mon livre, je prends note des derniers endroits où des personnes avaient vu des golems. Certains en avaient vu dans des clairières ou dans des champs alors que d’autres en avaient vu dans des maisons ou dans les nuages.

Tout en marchant, je lève souvent la tête pour tenter d’en apercevoir un, je scrute avidement les jardins des maisons et je fais attention à bien rester attentive.

Soudain, j’entends un bruissement dans les hautes herbes d’un jardin qui semble abandonné. Je m’approche et observe lentement ce qui m’entoure. Le bruit s’est arrêté mais repart de plus belle quand je reprends ma marche : quelque chose me regarde, j’en suis sure.

Je m’arrête alors et dépose le paquet sur le trottoir qui entoure le jardin. Et ce que je vois me fait hurler de joie : un golem vient de sortir des herbes pour me saluer. Il a de drôles de cornes et ne semble pas commode du tout, du tout. Il me regarde étrangement et ses yeux finissent par se poser sur le paquet que je viens de poser.

- Partez, dit-il en m’indiquant du doigt la direction que je devais prendre.
- Non, j’ai un cadeau pour vous, monsieur le golem.
Je récupère le paquet et en sors les jolies fleurs que j’avais réunies en un bouquet. Quand je lui montre, son visage s’adoucit et son expression devient plus aimable.

- Cela vous plaît ? Je l’ai confectionné pour vous, spécialement.

Il s’approche mais je n’ai pas peur. Ses pas font trembler le sol et son souffle, plutôt apparenté à du vent, me fait voleter mes mèches rebelles.

Il hume le bouquet et commence à gouter les différentes fleurs que j’avais trouvées. Son sourire m’indique qu’il semble plutôt satisfait et je me mets aussi à sourire, heureuse d’avoir réussi.

- Merci, petite fille, dit-il de sa grosse voix. Voici un petit quelque chose pour te remercier.

Ce qu’il me tend alors me rend euphorique ! Ce sera le bijou de ma collection, le chef d’œuvre ultime et mon souvenir le plus précieux. Les autres seront vertes de jalousie quand je leur montrerai ce que le golem m’avait donné : une de ses larmes.


Imagination - BY EZLA



- Mais je ne veux pas y aller.
- Tu n'en as pas marre de râler, un peu ?
- Non.
- Tu m'uses, Marthe.
- Désolée.
- Tu voulais quoi à la base ?

Elle se tait et le regarde en souriant d'un air innocent.

- Je ne sais plus.
- Tu le fais exprès.
- Peut-être bien...

Elle sort de la maison d'Aymeric d'un pas traînant. Il fait chaud, le soleil est haut dans un ciel aux nuages rougis par le soir, qui tombe doucement. La rue est déserte, l'atmosphère pesante, le vent chante dans les arbres du parc en face d'elle, qui se courbent pour la saluer. La scène est surréaliste. Elle a l'habitude, rien n'est normal dans son monde. Elle non plus n'est pas normale, tout est loin de la normalité, elle ne connait pas ce terme. Ou peut-être qu'elle le connait trop justement, et qu'elle le fuit en courant. Normalité. Au fond, qu’est-ce que cela veut dire ?

- Ca va ?
- Je réfléchissais.
- Ptite tête va.

Elle le regarde avec surprise. Le ton n'est pas agressif, juste lassé. Il avait oublié qu’elle venait, il venait de se lever, elle le sait, c'est elle qui a sonné pour le réveiller. Elle sait qu'au fond il l’aime bien, qu’elle l'agace, mais cela l'amuse. Autour de lui virevoltent des mouches comme autour d'une vache dans son pré. La comparaison l'amuse, et elle se met à rêver. Elle rêve qu'il n'est plus homme, des cornes lui poussent sur le crâne, son visage s'allonge pour former un museau, seules restent marquées les traces humaines de la fatigue. Elle lève la tête avec inquiétude ; l'image parait si réelle...

- Bon. Tu as assez réfléchi ? Tu te souviens ?

C'est l'animal qui vient de s'exprimer. Il n'y a plus d'homme sous ses yeux étonnés. La maison s'est mue en un enclos verdoyant sur lequel se reflète le soleil.

- Je dois aller jusqu'à la rue Tamarin. S'il te plait.
- Première à gauche, tu passes sous le pont et c'est à droite. Plus d'autre question ?

Elle hoche la tête, muette, et s'en va d'un pas mécanique. Le bruit d'une porte que l'on claque la fait sursauter et elle se retourne vivement. La maison se tient droite, fière et immobile. Un oiseau prend son envol du bord de la fenêtre du premier. Le soleil est descendu davantage encore. Elle se hâte, elle ne peut pas arriver en retard. Suivant les indications de l’anim... d'Aymeric, elle passe sous le pont, et emprunte la direction qu'il lui a indiquée. Le vent lui caresse le visage et tente d'arracher ses cheveux blonds à leur trop sage tenue. Elle parvient devant une maison aux briques de terre et au toit de tuiles rouges. Elle pose le carton qu'elle tient dans ses mains en soufflant, et se hisse sur la pointe des pieds pour atteindre une sonnette métallique, qui retentit avec violence. On bouge à l'intérieur de la maison.

- Marthe ! Nous t'attendions. Tu es bien passée chez ton oncle ?
- Oui. Désolée pour le retard.
- Ta maman s'inquiétait.
- Nous discutions.

Son interlocutrice se penche sur le carton que Marthe serre de nouveau dans ses bras.

- Qu'est-ce encore que toutes ces bêtises ?
- C'est un cadeau d'oncle Aymeric, murmure-t-elle la tête basse.
- Tu devrais sortir le nez de tes livres, Marthe. Ce ne sont pas eux qui te feront grandir.

Elle la regarde et elle regrette soudain d'avoir comparé son oncle à un quelconque animal cornu. Aymeric n’est autre qu’un oiseau, qui lui a offert ses ailes. Chez elle comme chez lui, elles sont nommées Imagination. Mais cela songe-t-elle, quel autre adulte peut le comprendre ? Elle se tait et entre en silence dans la maison. Son regard se pose sur un livre posé au dessus de tous les autres ; le regard lumineux d'un jeune garçon rencontre le sien, son nom écrit en lettres d'or telles celles qui tracent les rêves. Peter Pan.

- Et bien tant pis alors. Je resterai une enfant.

Et sous les yeux ébahis d'une vieille femme devenue chèvre au front ridé par l'incompréhension, elle s'enfuit courant et riant.



Et encore merci pour ces débordements d'imagination !

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Lun 8 Juil - 11:32

Il manque un texte dans le sondage :O
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Anaël
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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Lun 8 Juil - 18:16

_____Ahhh, catastrophe !!! Bon, le dernier texte a été rajouté mais du coup j'ai réinitialisé le sondage pour des soucis d'équité (non ne me demandez pas la définition de l'équité j'en sais rien)... Prière de bien vouloir revoter et de pardonner la direction pour ce désagrément. (Pardon, j'avais tellement entendu 'prière de pardonner la direction' que...)

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Mar 9 Juil - 12:36

Sérieux ? Y a du avoir un bug...moi je me rappelle les avoir tous mis !

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Mer 10 Juil - 19:40



C'est voté !!

Vos textes étaient vraiment géniaux ! J'ai longuement hésité (Entre 4 textes en tout, pour vous dire !) et j'ai finalement dû faire un choix.
On pourrait savoir qui s'est inscrit pour ce thème parce je pense avoir deviné les auteurs de certains écrits mais pour les autres, je ne suis pas sûre ...

Bravo à tous les participants en tout cas !
Les résultats sont affichés quand ?

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Mer 10 Juil - 21:21

Ce commentaire est pour l'auteur de ce poème :

Sur le chemin des rues le minot trottinait,
Les herbes frétillaient sous les pas du centaure.
La mère disparue chantait la comptine et
La parole oubliée la couvrait de cent torts.

Au-delà des vallées est la plaine abyssale,
La rivière asséchée, l’arbre aux mille verrues.
Le minot y allait laver ses habits sales
Puis retournait marcher sur le chemin des rues.

Le sphinx et la colline étaient déjà levés,
Le Soleil s’attardait, ne sachant plus si on
Appelait Amandine ou voyait s’il pleuvait,
Priait les farfadets pour la solution.

Le phénix est parti, ne laissant que des cendres,
Oubliant tous ces jeux qui l’avaient tant lassé,
Que les amants maudits se lavaient enlacés
Et que l’homme ombrageux allait bientôt descendre.

Seule, à côté du lac, Amandine était nue,
Encerclée de l’aurore et de viles chimères.
Là, des marins ressacs la musique ténue
S’élevait au dehors et venait des dix mers.

Le colosse esseulé se secouait tristement,
Dans son ombre morose est tapi son ennui.
Le cyclope feulait avec abattement,
La fleur était éclose, il faisait pourtant nuit.

Dans un court champ de blé dont l’enclos est pourri,
Sur le chemin des rues sommeille Minotaure.
De mouches recouverts, il ferait peur aux taures
Dansant le Sattriya puis le manipuri.

Les oiseaux sur sa tête ont élu domicile,
Le monstre les tolère, il est calme et paisible,
Il défit la colère, adversaire invisible
Et malgré tout s’arrête une nuit difficile.

Les hommes ombrageux descendent en silence
Sur la route en pavés des amants de Cassandre.
Ils viennent retrouver le phénix et ses cendres,
Ils ont pour cet enjeu deux mille cents six lances.

Une fille se dresse, affrontant leurs desseins,
Elle porte un paquet qui s’oppose à la nuit,
L’emmène avec adresse auprès du saint des saints
Et peuvent la traquer ces anciens rapanuis.

Sont données des sanctions puisque le minot tord
Tous les volubilis alors que nous partons.
Dans les herbes Alice trouve le carton
Puis suit la direction qu’indique Minotaure.


Il est trop bien !!
J'ai beaucoup aimé ton texte ! ;D

Ouicemessagenesertàrienmaisjevoulaisquandmêmediremonopinionsurcepoèmequiestjustegénail ^^'

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Mer 10 Juil - 21:26

Je t'avoue que le poème ne m'a pas spécialement parlé. Je n'ai pas visualisé de belles images et il y a des rimes que je n'aime vraiment pas. Je n'arrive pas à suivre ce qui est dit et il y a des passages que je ne comprends pas.

En tout cas c'est une belle trouvaille et il y a des paragraphes très bien faits et agréables à entendre =)
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Yema
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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Mer 10 Juil - 21:33


Je mentirai si je disais que j'ai tout compris mais j'ai bien aimé le contraste texte/poème
Je le trouve bien c'est tout. Après c'est vrai qu'il y a des rimes particulières (C'est pas faux)
Ce qui est bien c'est que ça a du sens sans en avoir, je ne sais pas trop comment expliquer ... mais je trouve que ça rend bien ^^
Bref.

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Mer 10 Juil - 21:41

Yema a écrit:
Je mentirai si je disais que j'ai tout compris mais j'ai bien aimé le contraste texte/poème

ça c'est génial en effet =) !

Yema a écrit:
Ce qui est bien c'est que ça a du sens sans en avoir, je ne sais pas trop comment expliquer ... mais je trouve que ça rend bien ^^

Si tu as pu t'évader alors tant mieux. Quand je lis j'aime voir des images et je n'ai pas réussi à en avoir beaucoup avec ce poème vu que je ne saisissais pas très bien certains enchaînements. Je dois ptêtre manquer d'aptitudes à la poésie
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Yema
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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Mer 10 Juil - 22:28

Lyadrielle a écrit:
Si tu as pu t'évader alors tant mieux. Quand je lis j'aime voir des images et je n'ai pas réussi à en avoir beaucoup avec ce poème vu que je ne saisissais pas très bien certains enchaînements. Je dois ptêtre manquer d'aptitudes à la poésie

Je me suis mal exprimée ^^'
Je n'ai pas vraiment vu d'images "fixes" mais comment dire ... c'est la consonance qui m'a plue et je ne crois pas avoir d'aptitudes dans la poésie, je suis plutôt nulle même ^^

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Mer 10 Juil - 22:56

Yema a écrit:
Je n'ai pas vraiment vu d'images "fixes" mais comment dire ... c'est la consonance qui m'a plue et je ne crois pas avoir d'aptitudes dans la poésie, je suis plutôt nulle même ^^

Ok, je te suis =) je suis d'accord avec toi
Dis pas que tu es nulle, on va s'entraîner et tout tu vas voir o/
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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Mer 10 Juil - 23:05

Lyadrielle a écrit:
Dis pas que tu es nulle, on va s'entraîner et tout tu vas voir o/

S'entraîner ? ^^
Après tout pourquoi pas ! J'aime bien la poésie donc c'est pas plus mal

Ce fut un débat très intéressant ;p

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Mer 10 Juil - 23:48

Yema a écrit:
S'entraîner ? ^^
Après tout pourquoi pas ! J'aime bien la poésie donc c'est pas plus mal

J'aime bien en lire aussi !

Yema a écrit:
Ce fut un débat très intéressant ;p

pareil =)
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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Mer 10 Juil - 23:59


    Ouaaaais rejoignez la passerelle !! \o/
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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Jeu 11 Juil - 9:42

Alice au pays des merveilles =D !!! \o/
Pardon.
Non en fait le poème est un peu bizarre mais je me dis que ça doit être le récit du rêve, en fait. Et comme les rêves sont toujours tordus c'est normal =P ! Enfin, c'est mon point de vue. Parce qu'au début la fille se réveille après avoir fait des rêves bizarres, et à un moment il y a marqué qu'elle est peut-être en train de revivre son rêve. En plus il y a pas mal de correspondances entre les vers décalés vers la droite et le reste du texte donc du coup on a vraiment l'impression que c'est le récit du rêve !

Après genre il y a des rimes chelou c'est clair. Il m'a fallut sortir un dictionnaire pour trouver que :
taure = Jeune bovidé femelle qui n'a pas encore porté
sattriya et manipuri (à prononcer manipourri x) = danses traditionnelles indiennes
rapanui = élite autochtone de l'île de Pâques wtf?

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Ven 19 Juil - 18:28

Notre grand gagnant est donc Anaël !

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Ven 19 Juil - 20:56

Yeah, c'est ma première victoire au casino je suis trop content \o/ !!!
Et BOUM j'ai battu Val' =D !! (Pardon.)

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Ven 19 Juil - 21:09


    Anaël a écrit:
    Non en fait le poème est un peu bizarre mais je me dis que ça doit être le récit du rêve, en fait. Et comme les rêves sont toujours tordus c'est normal =P ! Enfin, c'est mon point de vue. Parce qu'au début la fille se réveille après avoir fait des rêves bizarres, et à un moment il y a marqué qu'elle est peut-être en train de revivre son rêve. En plus il y a pas mal de correspondances entre les vers décalés vers la droite et le reste du texte donc du coup on a vraiment l'impression que c'est le récit du rêve !
    Ou comment essayer de nous faire croire que tu n'étais pas l'auteur du texte ? ;D Bien joué mais les alinéas ne trompent pas :p Sinon bravo aussi quand même ! (et et et bravo tous les autres aussi \o/)

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Sam 20 Juil - 13:54

Mmh. Bien joué ^^

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Sam 20 Juil - 15:16

Bien joué :p

je me retrouve encore sur le podium on dirait, c'est déjà pas mal du tout =)

les textes étaient en tout cas vraiment bien et ça faisait plaisir d'en avoir beaucoup à lire cette fois-là
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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Sam 20 Juil - 17:10

Moi j'étais sur le podium au premier tour et à cause du problème maintenant je n'y suis plus du tout
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Lyadrielle
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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Sam 20 Juil - 17:17

Quel problème ?
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Anaël
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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Sam 20 Juil - 17:29

Ben le coup du texte qui manquait dans les possibilités de vote je suppose ^^

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Sam 20 Juil - 18:57

Oui c'est ça
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MessageSujet: ohlàlàlàlàlaaaa   Lun 22 Juil - 18:54

Hihi.
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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Lun 22 Juil - 22:39

Kya, super dessin =) Merci !!!!

Bien joué à tout le monde en tout cas =)

A quand le prochain concours o/ ?
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Fred
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MessageSujet: Discussion Casino dîtes-le à partir d'une image.   Mer 24 Juil - 1:50

awww
(What j'avais fait quoi comme affreuse faute ?)

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MessageSujet: Re: Dîtes-le à partir d'une image !   Aujourd'hui à 11:10

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