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 Sources prolongée(s) d'inspiration

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Fred
Commandant de Bord


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MessageSujet: Sources prolongée(s) d'inspiration   Mer 22 Mai - 13:49

Sources prolongée(s) d'inspiration



Commençons par le début, le tout début ; pas celui de l’embarcation mais celui où, à la Toussaint, une dénommée Whatsername (soit Lucie, qui voulait absolument partager ce qu’elle venait d’apprendre avec quelqu’un bien que ce fut censé être une surprise) (=> mieux vaut éviter de lui confier quoique ce soit, donc.) m’a appris que La Capitaine Rousse organisait un week-end de rencontre entre nous tous, qui fûmes nommés Survivors. Un rêve, un vrai, de voir tous ces gens que je prenais et prends encore pour de purs génies. Eux qui m’intimidaient du haut de leurs révisions pour le bac pour la plupart alors que je n’avais même pas passé le brevet. Il y avait. Il y avait... Commençons par vos petits-enfants ; il y avait Julie, l’une des moitiés de Capitaine, la pianiste, la fana de Pink Floyd, la aux cheveux magnifiques, qui avait l’air étrange. Et géniale. Et Mema, qui avait l’air cool mais qui n’était jamais trop là sur le forum. Et qui jouait de la guitare. Ou de la basse. Je ne sais plus.
Et puis leur amie d’enfance, Tildu. Qui est toujours de bonne humeur, qu’on pourrait identifier à un gros nounours avec un cœur multicolore dessus (oui parce que multicolore c’est plus joli, vous savez). Qui a trop la classe parce qu’elle est bilingue mais bon même sans l’être ce serait pareil, qui a un tee-shirt Dalek (je la demande en mariage tout de suite ou. ?) et qui joue du piano et qui a une petite tête d’écureuil avec tout plein de cheveux autour et qui prend beaucoup de place dans mon mot dis donc je rêve !
Et donc continuons sur les toulousains ; il y avait Whatsername qui me faisait peur au début et m’intimidait (mais c’est fini tout ça maintenant c’est ma compagnonne et tout). Pourquoi ? Je crois que c’était à cause de ses principes bien fondés, de sa culture, de sa manière de parler et d’écrire et de ses principes encore et de sa culture encore. Qui m’a surprise avec sa voix que je n’imaginais pas comme ça et qui est trop cool et fabuleuse puisqu’elle m’a donné ce mot lorsque je lui ai demandé un synonyme de « géniale ».
Et puis pour continuer, je vais prendre l’ordre de la chaine de Noël. Artimeus, donc, Monsieur L’Anarchiste Sauveur Du Monde qui est assez impressionnant et qui m’intimidait encore plus que What. Qui mange pas de Nutella parce que le Nutella tue les orangs-outans et il a raison en fait, je trouvais ça inutile au début mais finalement. Qui révolutionnera le monde, qui aime Doctor Who (!). Qui est en prépa de je-ne-sais-quoi mais en prépa ce qui est classe.
Il y avait Lyadrielle (LA GRANDE) à qui je n’ai jamais trop parlé, qui aime la musique celtique, qui commente tout partout sur Levez l’Encre, et qui me faisait rire à débattre avec Anaël.
Et donc Anaël. Le Modo Exemplaire, qui poste sur chaque topic du forum, que j’aime bien même s’il saoule un peu (beaucoup) avec ses smileys là comme ça « >_< » et que j’ai envie de marier avec Laure.
Laure que vous n’avez pas rencontrée car elle n’est pas venue. La danseuse qui deviendra chorégraphe et qui est intelligente et bavarde. Qui éclate de rire pour un rien (qui est très bon public). Qui est souvent de bonne humeur, et géniale, et gentille, et...Laure, quoi.
Il y avait aussi Zois’O. Cette espèce d’être indescriptible et magique dans ces écrits et génialissime.
Et il y avait Val, cet espèce d’oxymore => Un militaire qui écrit.
Et Ezla et Yema, ces gens mignonnes et gentilles et cools et.
(pardon je réduis les descriptions parce qu'elles font dix mille kilomètres de long)

Alors comment raconter ce que j’ai ressenti quand j’ai su que j’allais-les-voir-en-vrai ? Tous en même temps, comment vous raconter comme j’étais heureuse à l’idée que j’allais me retrouver entourée d’espèce de génies le temps d’un week-end ? Mélange d’euphorie, d’impatience, mais de peur aussi. Peur que mes parents me disent non et aussi pendant un court instant peur que l’on s’entende mal tous, que l’on ne sache pas quoi se dire ou quoi faire ou aussi qu’ils ne m’apprécient pas ou.. Etc. C’est vite passé. Comment raconter ce sourire qui se dressait sur mes lèvres quand j’y pensais ? Comment raconter l’appréhension que j’avais à demander à ma mère si oui-ou-non je pourrai venir ?
Et comment raconter la déception de quand elle m’a dit non d’une telle manière que j’ai su que c’était fichu ?
Et alors quelques mois plus tard ils se sont rencontrés, moins les quelques-non-venants.
Comment raconter comme j’étais impressionnée, quand on a skypé, de voir toutes ces grandes têtes ? Comment raconter comme j’avais plaisir à les entendre parler de grenouilles, ou de gaufres, ou de crêpes ?
Et comment raconter les larmes aux yeux (moi être sensible) que j’ai eues lorsque j’ai reçu leur carte postale ?
Même si je ne suis pas venue, je vous remercie Monsieur. Grâce à vous j’ai pu les voir. Et rien que ça c’était génialissime.

_________________
J'prends ma canne à garder la pêche pour attraper des poissons clowns
Et des casquettes ratons-laveurs, et toutes mes chaussettes assez cools
Des bretzels peace and love et mes patins à glace à la vanille
Des visas à vie pour des paysages sans vis-à-vis
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Anaël
Commandant de Bord


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MessageSujet: Re: Sources prolongée(s) d'inspiration   Jeu 23 Mai - 8:56

_____Comment raconter ces quelques jours passés à Paris, comment expliquer ça, comment exprimer ce sentiment qui m’a accompagné tout du long, quatre jours durant et plus longtemps encore, comment raconter cette étrange sensation de l’inconnu, de l’aventure, du voyage, de l’évasion ? Comment raconter cette émotion si puissante qui accompagne chaque rencontre, ce sentiment de tous les possibles qui apporte tellement, me fait découvrir des choses dont je ne soupçonnais pas l’existence et me donne si envie de vivre ?! Comment raconter le moment où j’ai découvert cet endroit, cette immense maison qui trônait fièrement devant moi, cet endroit que je n’avais jamais vu, que je ne reverrai peut-être pas mais qui pourtant était là pour moi, comment ?

_____Comment raconter à quel point j’ai trouvé les gens géniaux, agréables, hospitaliers, ouverts ; comment raconter que, même si je ne connaissais personne, je me suis senti chez moi, à ma place, comme si nous avions toujours été amis ? Comment raconter cette légèreté, cette simplicité qui m’a accompagné alors qu’on faisait les kikoos ou les touristes en prenant mille et une photos dans des positions improbables ; sur des autruches, à écrire sur des poubelles ou dans la rue, à manger une énorme barbe à papa gigantesque ou à essayer de régler le problème des grenouilles anarchistes révolutionnaires ?

_____Comment raconter cette visite au musée, cette intrusion mémorable dans le domaine de l’art, comment dépeindre cet endroit si beau, porteur, dynamique, impressionnant ? Comment raconter cette impression vivifiante, transportante, transcendante qui s’emparait de moi à chaque fois que je comprenais une œuvre d’art, comment expliquer cette interaction avec l’artiste, ce dialogue muet qui passait par la vue, ce message qu’il nous laissait avec classe, comment décrire ces délirants effets d’optique qui nous en envoyait plein la vue et nous faisait respecter leurs créateurs, comment ?!

_____Comment raconter ces moments où l’on ne faisait juste rien, où l’on se contentait d’être ensemble, où l’on marchait à n’en plus finir dans ce si beau Paris, où l’on prenait le temps alors que personne ne l’avait ? Comment raconter l’influence de la musique, de cet air si simple, si joli, si puissant, si … égaillant ?? Comment raconter ces ultimes instants où l’on discutait, montait des projets, tartinait de délicieuses rillettes avant d’aller cuire au soleil, comment expliquer cette curieuse perception, ce curieux sentiment de plénitude alors que l’on s’approchait de la fin, comment expliquer pourquoi la séparation ne s’accompagna pas de tiraillements et de regrets mais au contraire me donnait l’impression de prendre un nouveau départ, comment raconter ces quelques moments intimes dans le RER où il m’a fait me souvenir de ce que signifiait Carpe Diem, comment raconter ces instants que j’ai passés seul dans ce train, comment expliquer que j’avais alors l’impression de partir en voyage alors que j’en revenais, comment ?

_____Comment raconter…

_________________


Les relations seules comptent pour l'homme. Mes relations, c'est toi.

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Elshalan
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Où suis-je ? : Quelque part sous la neige

MessageSujet: Re: Sources prolongée(s) d'inspiration   Mer 29 Mai - 16:32

Comment mettre des mots sur des sentiments, sur des souvenirs, sur des émotions ? L'esprit humain, la mémoire et l'âme ne peuvent se résumer en quelques lettres, assemblages abstraits d'un langage sans autre représentation et sans autre valeur que celles qu'on lui donne.

Comment exprimer ce que j'ai ressenti pendant quelques jours ce que le simple mot "bonheur" est loin de pouvoir définir ? Il faudrait sans doute mettre à jour le dictionnaire, inventer quelques milliers de nouveaux mots. Car je ne peux accepter que dire " j'étais heureux" soit la seule description de mon état.

Comment m'exprimer sans l'aide de mon cerveau, qui me fournit images, sons, parfums et émotions pour rendre aux mots qui s'écoulent de mes doigts a profondeur qu'ils méritent ?

Comment ?

Je n'ai pas de réponses à ces questions.
Mais je sais que j'ai été heureux, quelques jours durant. Loin des mauvaises nouvelles, loin de la pression épuisante des études et des règles parfois trop strictes d'une vie militaire, je me sentais bien.
Etre heureux est un sentiment trop subtil pour être décrit avec un seul mot, mais c'est pourtant ce que je vais faire. Parce qu'aucun autre ne rend compte de mon état d'esprit ces jours passés à Paris.
J'étais heureux de me lever, quel que soit l'heure. J'étais heureux de vous voir, au lever du lit, d'entendre vos voix dans les autres chambres ou au rez-de-chaussée.
J'étais heureux du temps, quel qu'il soit, car il n'était pas une condition nécessaire pour passer une bonne journée.
J'étais heureux de prendre mes repas avec vous, que vous soyez tous là ou aucun, car vos conversations avaient le ton détaché et détendu qui m'était nécessaire.
J'étais heureux à la moindre de nos activités, car chacune était obligatoirement synonyme de bon temps, de plaisir, de nouveauté, d'évasion.
J'étais heureux dans ce musée, en train de cramer mes yeux et court-circuiter mon cerveau car, même si l'expo était des plus intéressantes, l’intérêt était surtout dans le fait d'y être ensemble. Le vrai plaisir venait, pour moi, non pas de la simple compréhension d'une oeuvre, mais bien du fait que nous la comprenions ensemble.
J'étais heureux lors de nos interminables soirées, que ce soit devant un film, un jeu de cartes ou dans le noir, armé de nos seules voix pour débattre jusqu'à l'aube, car c'était toujours fascinant.
Et j'étais même heureux dans les moments que certains qualifieraient de pénibles, comme cette longue recherche d'un restaurant sur les Champs-Elysées, car les souvenirs n'attendent pas que nous soyons heureux, ils apparaissent pour les événements importants.

Et nul doute que l'événement important n'était pas le musée. Il n'était pas la quête de sustentation. Il n'était pas cette fameuse histoire de grenouilles, il n'était même pas cette délicieuse gaufre au nutella. Il n’était pas nos parties de cartes, ni nos discussions, ni même les moments où nous ne faisions rien.
Non, si les souvenirs sont là, et restent ancrés au plus profond de moi, comme un délicat tatouage inaltérable, c'est parce que nous étions ensemble.
Parce que j'ai rencontré des gens que j'ai trouvé exceptionnels, tous uniques et si incroyables. Des gens avec qui j'étais bien. Et si les souvenirs de ces quelques jours à Paris sont si clairs et si vivaces, c'est parce que nous étions ensemble.





Je ne pensais pas que quelqu'un comprendrait ce que j'avais pu ressentir. Mais vous étiez là, n'est-ce pas ?
Alors vous savez de quoi je parle.


_________________

Puisque même les Dieux peuvent mourir, alors la Mort est le Dieu des Dieux
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What
Commandant de Bord


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MessageSujet: Re: Sources prolongée(s) d'inspiration   Jeu 30 Mai - 19:47

Comment raconter – c’est toi qui as choisi ce commencement et déjà tu ne sais plus l’utiliser. Il est pourtant toujours là ce doute qui t’as pris quand est venue la fin, et avec elle, la demande muette de ce carnet bleu ciel qui attendait depuis le début dans ton sac que tu couches des souvenirs sur papier. Maintenant il faudrait décrire le compartiment le poker les courses les affiches les lumières les barbe à papa le RER la musique et tous ces mots-sourires qui ont fusés, et comment comment comment ?.

Comment raconter cette impression d’avoir connu toujours ces étrangers devant – ridicule quand tu y penses après tout pour la plupart tu ne connais pas le quart du tiers du centième de leur quotidien mais : c’est là. Comment dire que cette maison où tu es incapable de ranger la vaisselle seule en quelques heures c’était déjà un peu la tienne. C’est tellement présomptueux, te greffer de la sorte sur tant d’autres histoires.

Et pourtant. Pourtant ce sentiment frappant qu’on aurait pu durer toujours. Pourtant cette légèreté permanente, malgré le nombre le groupe toutes ces choses qui te pèsent d’ordinaire. Pourtant l’absence de gêne et de timidité, la sensation qu’on tient compte de ce que tu dis comme on accepte tes silences, que ce que tu fais n’as pas besoin de justification et c’est dingue tu peux être là, ou pas, tu peux participer, ou pas, tu peux faire ta quiche avec des trous dedans du gruyère avant ou après, ou pas, et c’est tout aussi bien. Pourtant l’absence de peur dans notre séparation, parce que ces êtres si loin de toi restent plus proches que tes voisins, parce que vos variations multiples se mêlent pour vous renforcer et ouhlàlà c’est drôlement beau ça dis donc et d’ailleurs d’ailleurs c’est exactement ça : tu vous trouves beaux. Cohérents.

Ne pas s’y méprendre ; dans ce vous tu intègres ceux qui étaient là bien sûr, du début à la fin ou par intermittence, mais aussi les autres, tous ces absents qui n’en sont pas, que vous avez portés ensemble, entendus-vus pour certains, seulement pensés pour d’autres, mais que tu sais reliés aussi parce qu’au fond c’est un peu comme ça que tu vous vois, des grands traits rouges qui lient des petits points de vie sur ta carte de France mentale. Tu penses à ces groupes d’intellectuels brillants qui te faisaient rêver quand ta prof de français en parlait, celle qui avait les cheveux rouges, et puis tu te dis que c’est sûrement prétentieux ça aussi alors tu penses à ces génies mauvais dans La Nuit des Enfants Rois et c’est tout aussi prétentieux mais tant pis et puis vous vous êtes bons. Tiens, voilà comment tu vous trouves aussi : bons. Eh merde, ce n’était pas du tout ce que tu étais censée dire. (et en plus, c’est gnangnan.)

L’idée de base c’était quoi déjà ah oui ; remercier Grand-Père. Lister les raisons encore de la reconnaissance qu’il y à là, merci merci. Pour être un vrai Grand-Père avec une barbe et un air de savoir sans fond, pour la maison-refuge offerte simplement pour nous permettre d’être chez nous – puisque chez nous est un ensemble –, pour mes chaussettes qui me permettent de distinguer la droite de la gauche, pour les conversations toutes pleines de choses à absorber et puis le gigot aussi, c’est drôlement bon le gigot dites.

Quelque part dans ce gros tas – je parle trop et je vous emmerde et oui Ana je suis passé du tu au je dans le même texte, pleure pas – j’avais envie de dire quelque chose sur les deux textes plus hauts aussi, comment vous êtes affreusement kitsch les mecs c’est adorable non mais on dirait qu’on a révolutionné votre vie en quatre jours là oh. Dire ça donc : nos différences d’idées de façons de faire et de visions des choses et comme c’est fou notre entente globale par delà les critiques-moqueries cette affection sourde. (Manière bordélique de dire que je ne suis pas toujours d’accord avec ce que vous fabriquez mais je vous aime bien quand même. Jcrois.)

Il manque des choses et d’autres que vous savez comme moi que je n’ai pas dites encore, des ballons PMA qui ne doivent pas toucher le sol, de la farine à trouver dans les rayons, du monde fait et refait, des empilements sur lit, des appareils photos qui tombent, des bonheurs qui fleurissent sur la colline, des voitures qui nous déchiffrent, des tableaux qui changent de couleur, […]

- la liste est bien longue et pour ceux qui ignorent elle ne dit rien vraiment, mais comment raconter ?

_________________


Mais où va le monde?
- Dans un trou le Mur.

Tendresse et chocolats.
.
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Ezla
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MessageSujet: Re: Sources prolongée(s) d'inspiration   Jeu 30 Mai - 21:20


    Comment raconter ce sur quoi on a tant de mal à poser des mots ?
    Ce sont des souvenirs, des sentiments, des instants. Et des gens. Des personnalités formidables. Si simples et si grandes à la fois. Des personnages devenus personnes, des fous rires en solitaire derrière un écran d'ordinateur devenus fous rires à plusieurs, sur l'herbe, les fauteuils du salon, dans les chambres-squat ou dans des canapés si confortables.
    Ce sont des rencontres bouleversantes, de celles qui sont inoubliables et si particulières ; car en même temps, ce sont des rencontres simples, des découvertes de personnes qu'il me semble toujours avoir connues.

    Comment expliquer que malgré les conseils adultes et responsables sur les dangers d'internet et de l'inconnu je n'ai pas ressenti une seule fois avant de débarquer dans cette gare d'Antony, un sentiment de peur, la plus petite crainte ? J'étais juste heureuse et enthousiaste. J'ai accepté à bras ouverts cette bulle de détente dans mon quotidien souvent oppressant. Et j'ai appris ; j'ai ré-appris la simplicité de la rencontre, à redécouvrir ces gens qu'il me semblait déjà connaitre. Pour ne me sentir que mieux avec eux. J'ai découvert un endroit chaleureux, vivifiant, et un accueil dont on n'aurait pu imaginer mieux. J'ai compris sourire aux lèvres la signification du terme "communauté" (même si c'est vrai que dit comme ça, ça fait un peu secte ><), celle que nous formions et formons avec des gens qui venaient de partout et d'un seul et même endroit à la fois : celui que nous avons bâti, avec les présents, avec les absents, avec les skypés, avec les non-venants - ensemble.

    Comment résumer ces quelques jours en quelques phrases ? Quand trop de souvenirs m'étreignent à la fois, déjà nommés, repensés, remémorés ? Comment tous les énumérer sans en oublier un ? Comment coucher en quelques mots la joie, les mercis et tous ces instants simples mais heureux, les souvenirs de ces quelques jours à Antony, où l'on se quitte en paradoxe, sans vraiment se quitter pour de vrai puisque nous rejoignons tous notre grand navire - mais dont je n'ai pu retenir le pincement au cœur quand de l'écran de l'ordinateur ou du pas de la porte on m'a adressé des « au revoir » souriants ?
    Des « au revoir » qui sont des « à bientôt », un retour qui est poursuite. Pause mémorable. Souvenirs impalpables, et pourtant si réels.

    Comment l'écrire enfin ? Comme à mon habitude, mes mots se mêlent et s'emmêlent. Je voudrais pouvoir tout dire à la fois, pour tenter de recréer ce que j'ai au fond de moi. Peut-être qu'en fait un seul petit mot suffit : merci. Merci à notre formidable hôte (qui a supporté ces huit gamins envahissants quand même hein !) et merci à eux d'avoir été à l'origine ou partie prenante d'une façon ou d'une autre à cette rencontre.

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Sens dessus dessous. Sans dessus, sans dessous.
Sens qui se noient, sens qui se perdent.
Se perdre pour mieux se retrouver.
Et écrire pour mieux contempler.


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Yema
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MessageSujet: Re: Sources prolongée(s) d'inspiration   Jeu 30 Mai - 21:27

Comment vous raconter ce temps passé, certes, très court pour ma part, auprès d'eux ? Eux, que je ne connaissais qu'à travers des mots, des pensées. Eux, dont les écris et les commentaires m’impressionnaient ! Non. M'émouvaient. Je ne saurais dire pourquoi.
Et quand je les enfin rencontré, comment décrire les sentiments qui m'ont habités, traversés, transportés ? ... J'ai bien peur que de simples mots ne suffisent pas pour expliquer ce flot de sentiments.

Comment, monsieur, puis-je vous relater ce que j'ai ressenti en entrant dans votre maison ? Et, ces moments simples et beaux comme nos discussions, nos rires, nos promenades nos idées ; plus géniales que farfelues, comme accueillir l'un des nôtres avec des pancartes colorées ! Car oui, je nous considère comme un groupe, un clan, une famille. Ces moments-là, je les ai dévorés, ancrés dans mon esprit - malgré ma mémoire de poisson rouge - Toute cette vie, cette fougue, qui émanait de nous me faisait penser à un rêve : tellement magique et irréel à la fois.

Comment, cher monsieur, puis-je vous remercier d'avoir permis que notre rencontre ne soit pas qu'un simple projet, un doux rêve, seulement accessible par notre imagination ?
Peut-être que ce que je m'apprête à écrire, et que vous allez bientôt lire, va paraître insensé mais, je le pense sincèrement. Grâce à vous, nous avons pu tisser un lien d'amitié bien particulier. Une amitié étrange et sincère. Une amitié, que même le temps ne pourra nous faire oublier. Alors, je vous remercie du fond du cœur d'avoir permis que ce simple projet, un peu fou et rêveur, devienne réalité.

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" Il suffit d'un sourire pour nous dévoiler, d'un mot pour nous peindre. "Anne Barratin
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MessageSujet: Re: Sources prolongée(s) d'inspiration   Jeu 30 Mai - 22:03

Et bien moi aussi je dois raconter.
Comment dire que je me sens si loin de ces personnes, qui voient le forum comme une source de vie, comme leur seule raison d’être sur Terre, et que je ne comprends pas ? Je suis le frère de la fondatrice, l’ami de la fondatrice, et le cousin de la fondatrice. J’ai même été un petit peu fondatrice.
Et si j’arrive à le dire, alors comment expliquer que je me sens si proche d’eux ? Je ne suis écrivain que par ma sœur, que parce que j’ai écouté ses histoires, lu ses journaux, en pensant que si je prenais un stylo, je ferais pareil. A croire que même si je ne viens presque pas sur le forum, mon côté « Julie » aime ces gens et mes autres côtés suivent. J’ai une autre explication plus scientifique. Si des gens sont capable de venir sur un forum chaque jour écrire une histoire, c’est qu’ils sont intéressés, intelligents, intéressants.
C’est donc pour ça que je me suis entendu avec les matelots de leur grand bateau. Je ne dis pas « notre » grand bateau, mais j’ai toujours une partie de mon esprit dedans. En voyant « l’Herbe Bleue » dans mon armoire, à côté de « Clara et la Pénombre ». En entendant What skyper dans la chambre de Julie. En voyant une petite encre dans ma barre de favoris.

C’est des gens comme ça que je voudrais avec moi tous les jours. Des gens qui peuvent parler de cours, de sciences ou de philo sans dire « on est en vacances », qui prennent du plaisir à trainer dans les expos. Grand-père, je sais que tu n’as pas eu le temps de connaître toute la communauté, mais je sais que ce paragraphe te touchera, toi qui aime parler de sciences, de philo et de traîner dans les expos.
Un de mes rêves est de vivre en communauté, sans chef. Certains qui se lèvent tard, d’autres qui sont bordéliques, certains qui sont grognons, d’autres qui font la cuisine, et tout le monde qui discute. C’était ça le trucdefou.
Enfin Grand-père. Quand le père de Mathilde ou Albert étaient venus à Antony, ça m’avait fait bizarre. Quand mes yeux se posaient sur eux, y’avait comme un bug : la maison associée à Grand-père, et des gens associés à autre chose dedans. Si Mathilde était venue toute seule, ça m’aurait fait bizarre aussi. Mais là, dans mes souvenirs, ça me paraît normal. Qu’est-ce que ça prouve ? Je ne sais pas. Peut-être que ça me l’a pas fait uniquement parce que je ne connaissais pas du tout le physique de certains, que je n’associais du coup à rien, et toute la communauté dans le même panier. Ou peut-être autre chose. J’espère qu’on t’a pas trop bousculé, qu’on t’a pas empêché d’avoir l’occasion de boire du bon vin, et qu’on n’a pas oublié de te proposer des rillettes. Qu’on ne t’a pas non plus trop exclu en parlant entre nous. Voilà pour mes inquiétudes. Pour les remerciements, Yema l’a très bien dit : merci d’avoir permis la réalisation de cette rencontre.
-Ton petit-fils préféré. Appelé ici Mema.

_________________
Le problème d'un liquide qui dissoud tout ce qu'il touche, c'est de trouver quelque chose pour le transporter.
___________________________________________________________________________________________________
Il se nourrit de fruits, de plantes, de petits rongeurs forestiers, de gros animaux forestiers, de forêts, de vergers, de fermiers, de maraîchers et de petites villes... entre autre.
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Tildu
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MessageSujet: Re: Sources prolongée(s) d'inspiration   Jeu 30 Mai - 22:07

D’abord, vous n’avez pas dit non à cette idée loufoque mais néanmoins merveilleuse que Julie a eu de recevoir de parfaits inconnus chez vous. Vous nous avez accueillis, hébergés…

Et grâce à vous, j’ai pu voir la maison dont Julie et Maël m’avaient si souvent parlé, jouer au Mahjong sur la table du salon, connaître un peu les recoins de la maison, du fond du jardin à l’emplacement des fourchettes. Nous avons pu manger dehors, goûter votre (magnifique) gigot, nous asseoir tous ensembles devant cet énorme plateau de rillettes et nos verre de jus de tomate (et oui, nous ne savons pas apprécier le bon vin, mais nous ne pouvons pas être parfaits !).

Nous avons parlé, débattu, nous avons ri, nous sommes tombés dans les escaliers…

Et nous, amis irréels qui ne nous voyions avant que derrière nos phrases et nos textes, nous avons enfin pu nous rencontrer. Vous avez ainsi converti un rêve en une réalité. Vous nous avez permis de nous connaître, de tisser des liens.

Et pour cela et encore plus, je voudrais vous remercier. Merci, et, je l’espère, à très bientôt.

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"All we have to decide is what to do with the time that is given us. "
J.R.R. Tolkien
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Julie
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Où suis-je ? : Au Déf les racines

MessageSujet: Re: Sources prolongée(s) d'inspiration   Ven 31 Mai - 6:52

    Grand-père.
    Regarde-les regarde-les voici ma fratrie.

    Près de deux ans que dans le jardin des Riceys j'avais expliqué ébauché l'idée à Eléa et qu'on s'était échinées à monter ce projet sur pattes.
    Près de deux ans qu'avec Mathilde, cousine de clavier et d'enfance, nous avons envisagé l'aventure.
    Un grand navire. Un grand navire d'écrivains-voyageurs, ouvert à tous les intéressés, bienvenue à bord.
    Les Passagers sont montés sur le pont, progressivement,
    et c'est moi qui ai été embarquée, le bateau prenant vie indépendamment de son Capitaines.

    Je me retourne sur mes jeunes pas et je me demande comment, j'aurais pu, IMAGINER,
    ces êtres qui ont peuplé ma vie depuis des mois,
    ces êtres d'ailleurs qui ont bien voulu partager nos vagues et les mêler aux leurs.
    Levez l'Encre, cette bulle de sourires et de rêves d'ailleurs,
    de nouvelles rives et d'é-fusions mélanges,
    a élargi mon champ de vision,
    m'a ouvert à des univers qui jusque là m'étaient étrangers
    et qui maintenant font partie intégrante du décor de mes déambulations.

    Grand-père ! Comment te remercier d'avoir bien voulu,
    avec ton toujours sourire,
    accueillir un échantillon de cette bande de baroudeurs bavards.
    D'avoir permis à cet ensemble virtuel de se concrétiser,
    à nos yeux de se croiser enfin,
    à de nouveaux projets de se lancer.

    Très agréables moments.
    Merci pour ta patience, ton accueil bienveillant, ta confiance.

    J.


Et super dessin de la part de notre oiseau Tévy (membre absent de l'aventure) :

(De gauche à droite, membres de l'équipage : What (Lucie), Capitaine (Julie/Tildu), Fred (Fred), Anaël (Quentin)

_________________
Blu.
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MessageSujet: Re: Sources prolongée(s) d'inspiration   Aujourd'hui à 1:27

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