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 Thème du 28 octobre au 2 décembre

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Quel texte préférez vous ?
- Texte I : « La jungle citadine » by Speechless
42%
 42% [ 8 ]
- Texte II : « New York » by Elia Nakha
16%
 16% [ 3 ]
- Texte III : « Sur un banc » by Fred
5%
 5% [ 1 ]
- Texte IV : « Dans la foule » by Magpie
21%
 21% [ 4 ]
- Texte V : « En ville il n'y a pas d'horizon, pas de porte, aucune issue » by Elisheba
16%
 16% [ 3 ]
Total des votes : 19
 

AuteurMessage
Tildu
Commandant de Bord


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Birthday : 06/05/1996
Âge : 20
Où suis-je ? : Ici...ou ailleurs

MessageSujet: Thème du 28 octobre au 2 décembre   Dim 28 Oct - 12:35




Thème du 28/10/12 au 02/12/12



Hey les matelots !
Nous qui sommes sur des terres d'Afrique, sèches, jaunes et aux odeurs épicées, pourquoi ne pas fermer les yeux un instant et revoir la ville, qui nous paraît si lointaine, et la voir, mélant dans les rues inconnus qui s'entrecroisent. Asseyez vous quelque part et regardez les gens passer, seuls, en groupes, se connaissent ils ? Écoutez les bribes de conversation, et essayez de comprendre, d'imaginer, de percevoir...

Voici donc le nouveau texte du Casino qui commence aujourd'hui et prendra fin le 2 décembre. Vous pouvez donc vous inscrire sur ce sujet jusqu'au 18 novembre, envoyer vos textes au Capitaine jusqu'au 25 novembre, et vous pourrez voter pour les texte qui seront divulgués ici de façon anonyme jusqu'au 2 décembre !

Bonne chance !!





_________________
"All we have to decide is what to do with the time that is given us. "
J.R.R. Tolkien


Dernière édition par Tildu le Lun 3 Déc - 22:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Thème du 28 octobre au 2 décembre   Dim 18 Nov - 22:45

Oui tu peux, puisque c'était aujourd'hui la fin des inscriptions, et tu t'es inscrit aujourd'hui ! ^^ J'avais juste clôturé les inscriptions en pensant que plus personne ne présenterait sa participation aujourd'hui !

Les participants sont donc :

- MelleFredoune
- Elisheba
- Elia Nakha
- Speechless
- Magpie

Bonne chance à vous tous !

_________________
©FredWhat<3
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Messages : 88

MessageSujet: Re: Thème du 28 octobre au 2 décembre   Mar 27 Nov - 16:36




Voici les textes des candidats ! Bonne lecture,et n'oubliez pas de voter !!



Texte 1 : « La jungle citadine » by Speechless

Le vacarme assourdissant de la ville. Les voitures, les travaux, la musique, les cris, les sirènes d'ambulance, de police. L'odeur de la ville, les pots d'échappement, la friture autour des échoppes asiatiques, le café, noir, serré, sans sucre, les égouts, le parfum cher qui côtoie le parfum de supermarché. Les gens de la ville. Des hommes en costard qui hélent des taxis, en priant pour que ces nuages d'un gris menaçant attendent encore quelques minutes avant de déverser leur colère humide sur leurs nouvelles chaussures en cuir. Des femmes en tailleur qui tiennent en équilibre instable plusieurs sacs provenant de boutiques luxueuses, leur latte vanille, et leur smartphone qui ne cesse de leur rappeler que la pause déjeuner touche à sa fin. Les étudiants en art, qui errent à travers les rues de cette ville, à la recherche d'une inspiration qui se cache peut-être dans ce bar, derrière ce parcmètre ou au fond des yeux de ce vieillard, qui traverse la route tant bien que mal, en se faisant klaxonner de toutes parts car il ne va pas assez vite. Car tout va vite dans cette ville, la vitesse est signe de vie, on court toujours, pour gagner du temps, du temps sur notre vie, que l'on croit. Le temps c'est la vie. S'arrêter de courir c'est mourir. Etre lent c'est être à moitié mort.
Et puis il y a les oubliés de la ville. Ce ne sont plus vraiment des « gens » aux yeux des autres, ceux qui appartiennent encore à cette fourmilière à taille humaine. Les oubliés sont ignorés, des morceaux de paysage qui meurent de faim et de froid dans les rues de la cité. Des statues de chair humaine, assises sur les bancs des squares ou devant les supermarchés. De toute façon, ils sentent mauvais. Ne regarde pas le monsieur comme ça chéri. Non, ne lui donne pas ton croissant, tu ne vas plus avoir de goûter. Mais non il n'est pas triste trésor, c'est juste qu'il n'aime pas la pluie et que ses chaussures sont trempés. Ah non il n'en a pas. De toute façon ne t'approche pas mon coeur, on ne parle pas aux inconnus !
Les inconnus. Tout le monde est l'inconnu de quelqu'un ma bonne dame. Et personne ne se connait dans la ville. On vit à côté des autres, mais on vit pour soi. Notre vie est une bulle qui nous isole des autres, et quand on nage dans un grand bain comme la ville, les bulles se côtoient par défaut mais elles n'explosent jamais pour ne faire qu'un. La ville indivisible est un leurre. La ville, c'est le comble de l'individualisme. La ville est une jungle moderne, où ce ne sont plus les plus forts qui survivent mais les plus riches. Et le roi de la jungle s'appelle l'argent.


Texte 2 : « New York » by Elia Nakha

Je ferme les yeux et respire un bon coup. Mon corps se renverse. Mon cœur palpite. Je tremble...

C'est le brouhaha ambiant d'une ville en plein matin qui me réveille. Mes yeux s’entrouvrent. C'est la rue que j'aperçois. Des voitures avancent de quelques centimètres avant de s'arrêter à nouveau dans une cacophonie de klaxons et de moteurs. J'ai le pot d'échappement dans les narines, je tousse.
J'ai dormi sur le trottoir, mes yeux sont bouffis, j'ai un trou noir. La soirée de la veille avait été simple sans chichi. Je n'avais pas trop bu et personne ne m'avait offert de verre cette fois-ci. Je me souviens d'avoir chanter pendant longtemps. J'aime chanter, ivre de plaisir, un chant de rossignol que l'on aime écouter. Hier soir, peu de monde m'avait écoutée, peu de monde était présent.
Je ne me souviens pas m'être endormie et encore moins d'avoir traverser la moitié du monde pour revenir dans la ville de ma jeunesse, ville peuplée de gens pressés. Ils étaient la à nouveau à courir en tout sens près à se jeter sur le premier taxi venu, se battre pour se l'approprier ne serait-ce que pour faire quelques pas de plus à pieds. Il est clair qu'il est difficile d'avancer dans cette rue embouteillée, les piétons avancent largement plus vite mais c'est la logique des choses, la logique des gens.

Mes yeux s'habituent à l'air saturé de carbone. Ils s’agitent. Je suis toujours couchée, les pas pressés du petit peuple qui déambule résonnent dans ma tête comme un fracas de tonnerre s'abattant sur une pauvre chaumière. Difficilement, je m'assois, laissant derrière moi l'échos des semelles sur le pavé. J'ai mal partout, des courbatures sans doute. Toujours ce trou noir. Je n'ai aucun souvenirs de la veille. Etait-ce réellement la veille ? Je ne suis sûre de rien en tout cas.

Ces odeurs fétides des bars malpropres, ces gens aux mœurs d'une autre vie me reviennent alors en mémoire. A l'époque j'étais danseuse. Danseuse d'un soir, danseuse de cabaret dans les bars les plus côtés de la grande pomme. J'aguichais ces messieurs qui roulaient les yeux sur chaque partie de mon corps, prétextant n'importe quoi pour pouvoir toucher fébrilement mes parties intimes. C'était une vie, une grande vie qui s'est terminée par choix ou par égard pour mon propre corps. Je n'étais pas vieille ni moins trop jeune mais l'inconnu m’attendait. Je suis partie. Aux côtés des plus grands j'ai voyagé, j'ai dilapidé le peu de fortune qu'il me restait et je me suis retrouvée sur cette petite île paradisiaque, berceau de la vie et mon cœur y est resté. Alors que fais-je ici ? Pourquoi ce retour insolite ?

J'ai le regard perdu sur ce paysage sorti de ma mémoire. Les immeubles perdus dans les nuages imposent leurs statures et leurs grandeurs à la jeune femme frêle que je suis. Les passants, la bouche serré, les yeux fixés sur leurs pieds avancent avec rapidité dans ce flot gris. Ils courent après l'argent, n'ont plus le temps ou ne le prennent plus pour vivre. Personne ne parle. Chacun est dans son monde agrippé à une course journalière les menant à leur travail, facétie de la société d'aujourd'hui.
Je tousse ! L'air empeste mais je ne bouge pas, comme fixé à mon bout de trottoir. Je lève les yeux espérant gagné un peu d'air frais dans la contemplation de ce ciel bleu. Mais ce n'est que grisaille qui s'attarde. La pollution s'accumule comme un nid de guêpes près à se déverser sur le monde. Je me sens défaillir. Mon corps ne me tiens plus, ma tête dodeline. Je veux crier, appeler à l'aide mais les mots s'agglutinent dans ma gorge. Autour de moi, personne ne fait un mouvement dans ma direction, chacun continu son périple vers sa vie monotone.

L'air se raréfie. Mon abdomen se soulève difficilement. Je cherche l'air. Je cherche la vie. Rien ne vient. Je tousse, suffoque et m'évanouie simplement sur ce trottoir, oubliée de tous, ignoré de chacun.


Texte 3 : «Sur un banc » by Fred

Voilà trois mois que je vivais à quelques kilomètres de mon chez moi si douillet, qui commençait quelque peu à me manquer... J'essayais de me rappeler de la ville, pour combler ce trou. Ainsi je fermais les yeux et je voyais. Je me voyais sur un banc, observer les beautés de l'urbanité! L'architecture, les gens, les spectacles... Je me voyais, au coté de deux petites mémé qui avaient posé leurs déambulateur à coté, pour s'assoir, et qui discutait de la pluie, du beau temps, de leurs petits enfants respectifs, de la sixième symphonie de Mozart, et du fait que la première n'appréciait pas tellement sa belle fille alors que, ah bon, pourtant celle de la deuxième est un ange! Des femmes passaient en courant, revêtues de leur tenue de sport, crevée mais si fière d'avoir enfin retrouvé leur ligne. Un groupe de touriste passait, chacun avec un drapeau rouge, fasciné par la beauté que leur offrait notre pays « so charming! ». Des enfants harcelaient leur mère pour avoir un carambar, allez maman, ça fait longtemps, allez s'teuplait quoi! Derrière s'était posé un groupe de jeunes qui me rappelaient mes amis. Ils écoutaient de la musique, chantaient par dessus, parlaient, riaient... Un SDF comptait ses sous, puis décidait de partir acheter du pain, pour en donner la moitié à son fidèle chien. Cette image me peinait... Un couple, plus à droite, se tenait main dans la main, et discutait, heureux. Deux amies, je crois, se disait au revoir, en pleurant ; l'une tenait une valise à la main.
Ça me manquait tout ça, je crois, c'était super en Afrique, mais ici, c'était chez moi.



Texte 4 : « Dans la foule » by Magpie


Je m’assois en tailleur sur le trottoir poussiéreux, et la poussière jaune se colle sur la toile bleue de mon jean. Je place la photo entre mes deux genoux entrecroisés, et je place mon menton entre la paume de mes deux mains collées. Ainsi installé, mon regard erre, scrutateur, sur la foule qui s’écoule devant moi en glougloutant, le long de son lit de pavé. Mon regard se porte sur le visage des gens, et de temps en temps, il revient sur celui de la photo, pour comparer. C’est la fin de l’après-midi, et la rue est encore bondée. Ça fait beaucoup de visage à inspecter, mais je m’en fous, cet exercice me passionne.

Il y a des gens pressé, et d’autres moins. Des gens qui crawlent vers un but précis, et d’autre qui nagent paisiblement, en regardant les vitrines. Certains sont moins banals que d’autre, et ceux là sont comment quelques poissons rouges au milieu d’un banc de poissons noirs.

Il y a un homme dont les poils sur son menton sont comme attirés par les poils sur ses jambes, et ils poussent, poussent vers le bas dans le but de les rejoindre. Il y a une femme dont le regard est porté vers l’intérieur de sa jolie figure, et ce qu’elle y voit ne doit pas être joli, car son expression est pleine de douleur. Un homme au visage osseux marche d’un air décidé, avec son long nez en avant, comme une proue. Ses cheveux vaporeux et décoiffés se tendent sous l’effet de la brise qui parcourt la rue, lui faisant comme une voile sur le sommet de son crâne. Il disparait dans les flots de la foule, et mon regard se reporte sur les gens qui passent devant moi. Une femme me regarde d’un air pincé. Peut être qu’elle me prend pour un clochard, assis sur le trottoir comme je suis, et peut être même qu’elle me méprise. Distrait, je réajuste mon attention sur la foule. Il ne faut pas que je rate le visage de la photo. Mes yeux vont des belles lèvres d’une grosse fille aux grosses joues d’une belle fille. Je passe des sourcils plongé dans la pénombre d’un petit noir au front hivernal d’un grand blanc. La chair des joues d’une fillette semble s’être déplacée dans ses oreilles, et ses oreilles sont comme celle d’une souris. Un homme mal rasé, avec un regard de chat, marche derrière elle avec les mains dans les poches. Il y a un enfant dont l’expression est chargée de peur, et sa main est solidement enserrée dans celle de son père. Sans doute qu’ils se dirigent vers le cabinet d’un quelconque dentiste, où on torturera l’enfant pour son bien. Un jeune homme aux cheveux long, attachés vers l’arrière en queue de cheval, semble galoper vers un amour tout proche. Un autre, avec des yeux globuleux comme ceux d’un poisson des profondeurs, a le visage tourné vers le sol, et son dos est courbé, comme sous la pression de centaine de millier de mètre cube d’eau.

Soudain, un homme passe. Il est vêtu d’une chemise en lin et il trépigne, comme si ses pieds fussent des pieds flammeurs. Il pourfend la foule et passe devant moi. Aussitôt, mon cœur s’accélère. Son visage est composé d’une petite moustache en forme de balais à brosse et ses cheveux crépus me font penser aux poils d’un paillasson. Sans voir le côté droit de son visage, je sais qu’il s’y trouve un grain de beauté volumineux, et qu’il est tout sauf beau quand on le regarde de près. Je le sais, parce que le visage de cet homme est celui de ma photo. C’est mon gros poisson. La prise pour laquelle j’attends depuis une demi-heure, sans bouger, le regard braqué sur les vagues que fait la foule lorsqu’elle se déplace.

Alors je me lève et mes genoux craquent d’être restés si longtemps pliés. Mes lunettes de soleil bien en place sur mon nez, je rabats la capuche de ma veste et j’enfouis le bas de mon visage sous mon écharpe en laine, puis j’extirpe le revolver de la poche droite de ma veste et je m’avance vers lui.


Texte 5 : « En ville il n'y a pas d'horizon, pas de porte, aucune issue » by Elisheba

La ville… Qu’est-ce que ça m’évoque ? Oh, tant de choses à la fois ! D’ailleurs, comment pourrais-je rester indifférente devant les passants qui cheminent dans les rues grises tels des fourmis dans leurs galeries ? Ils se croisent, ne se parlent pas, ne se regardent pas. On les dirait faits de papiers, insensibles au monde et égoïstes, alors qu’ils sont tous liés par le même souffle de vie, tous enlisés dans le même quotidien.
Comment rester indifférente face à l’euphorie d’une grande ville ? La ligne des immeubles comme seul horizon, le bruit de la route, des voitures qui klaxonnent, des motos qui démarrent à toute vitesse et me vrillent les tympans… Il y a aussi le mauvais temps, la chaleur des gens rassemblés dans le bus ou dans le métro, encore tous bouffis de leur court sommeil. Il y a l’odeur des petits pains, la rosée qui brille dans l’herbe, les arbres qui ploient gracieusement leurs branches avec le vent. Quelques personnes discutent, on distingue des rires d’enfants, une musique plus ou moins agréable se fait entendre, des touristes passent. On parle du dernier film au cinéma, des travaux dans la vieille ville, de la prochaine soirée dans le bar de l’Eden, des moissons dans le champ d’à-côté. Puis il y a les matins où la ville s’éveille ; le soleil rougit dans le ciel, colorant les toits d’une magnifique lumière crépusculaire. Et ces nuits où la ville s’endort, tout est calme et volupté. Tout est silence et obscurité.
Mais il y a aussi ces jours heureux, rythmés de fêtes et de musique, où toute la ville veille, où chacun s’amuse en espérant que le jour ne se lève jamais. Alors, il suffit d’un regard, d’une danse, d’un rire ou d’un sourire pour tout changer.

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MessageSujet: Re: Thème du 28 octobre au 2 décembre   Ven 14 Déc - 22:43


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MessageSujet: Re: Thème du 28 octobre au 2 décembre   Aujourd'hui à 11:12

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Thème du 28 octobre au 2 décembre
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